et STATION D'ETUDES MYCOLOGIQUES
Les champignons
Pilz,Hongo,Mushroom,Fungi,Olatra
Page d'accueilPlan du siteAjouter aux FavorisImprimerEnvoyer à un ami
Les champignons (Olatra) de MADAGASCAR
Vign_femme_aux_laccaria_6456

    Outre l’extrême richesse de la fonge dans les parcs naturels de l’île rouge, on trouve des champignons, dont la plupart comestibles, aux abords des villes, dans les forêts de substitution tels que les bois de pins californiens ou les bois d’eucalyptus australiens ; mais aussi sur certains sites particuliers, comme les plantations de palmiers à huile ou encore celles de girofliers. La côte Est plus arrosée est à l’évidence plus riche que la côte Ouest ou encore le Sud de l’île. Dans ces forêts tropicales, comme au parc d’Andasibe ou celui de Ranomafana plus au sud, les démesures des Corticiaceae laissent parfois perplexe le randonneur même averti, tout autant que les énormes Polyporaceae qui ne mettent que quelques jours pour atteindre plus de 50 cm de diamètre comme nous avons pu le vérifier. Néanmoins nous avons pu trouver des champignons même dans les milieux les plus arides, comme ici dans le parc de l’Isalo ou dans les calcaires acérés et surchauffés des Tsingy de Bahamara. 

    Mais ne nous y trompons pas, le rapport des malgaches avec les champignons n’est pas inné. La méfiance, la méconnaissance, les tabous sont autant de facteurs pour plonger les autochtones dans l’ignorance de leur fonge, cette richesse insoupçonnée. 
         
    La littérature concernant les champignons de Madagascar est encore maigre. Les plus récentes publications effectuées par des Mycologues français, sont celles de Bart BUYCK, Guillaume EYSSARTIER & Bernard DUHEM. Quelques anciennes publications peuvent aider à identifier les espèces, notamment celle de Roger HEIM sur les Lactario-russulés, celle de G. METROD sur les Mycènes, celle de H. ROMAGNESI sur les Rhodophylles, pour ne citer que les principales auxquelles j’ai pu avoir accès. On peut également s’aider des diverses publications étrangères, comme PEGLER qui a beaucoup écrit sur les champignons tropicaux, ou en puisant dans les différents articles sur les champignons africains, même s’ils ne sont pas légion. J’ai pu réaliser des milliers de clichés in situ, ramener des centaines d’exsiccata, autant dire qu’il reste du pain sur la planche et des années de travail, pour tenter de mettre un nom au espèces déjà décrites et donc connues, et nommer les espèces nouvelles. Outre ce travail colossal qui reste à venir, nous gardons en mémoire non seulement une belle épopée mycologique qui fut passionnante à plus d’un titre, mais également et je dirais surtout, le souvenir d’une aventure humaine extraordinaire !

Patrick LAURENT (Textes et photos)

Expédition Mada 2005
Des chanterelles et des russules
Vign_marche_aux_champignons_1155_redimensionner
    Il est possible d’acheter et donc de consommer des "olatra" (champignon en malgache), dont certains d’ailleurs sont sujets à l’exportation, en petits nombres pour l’instant et c’est tant mieux pour la biodiversité. A Tana même, la capitale, on trouve surtout des Chanterelles ou des Russules, de novembre à mars. A cette époque de l’année, il n’est pas rare de trouver, le long des routes, des femmes ou des enfants proposer des Chanterelles (Cantarellus platyphyllus var. bojeriensis) récoltées sous les Tapias (Uapaca bojery) ces arbres aux allures de chênes verts ont de touts petits fruits, que les malgaches ne consomment qu’une fois tombés à terre. Les cueillir sur l’arbre est un fadhi, comprenez un Tabou ! En revanche ils semblent qu’ils connaissent bien ces chanterelles et qu’ils les consomment sans modération. Madagascar compte plusieurs grandes forêts de Tapias, dont trois que nous avons visités. La première située à une trentaine de kilomètres au sud-est de Tana, la seconde à 30 km. au Sud-Ouest d’Ambositra et enfin la dernière, dans un joli décor de grès se dresse dans le parc de l’Isalo.
A la recherche de chanterelles
Des chanterelles noires
Vign_vente_chanterelles_noires_4230_redimensionner
    On récolte d’autres Chanterelles en abondance sous les Eucalyptus : Cantharellus eucalyptorum, Cantharellus corallinus ou encore Cantharellus congolensis. Si les deux premières sont délicieuses, préparées comme chez nous à la crème ou accompagnant un bon steak de zébu, voire même en omelette, la dernière à la chair granuleuse et de couleur noire peu engageante, est quant à elle peu savoureuse. Ces aliments peu nutritifs ne font pas l’objet de cueillettes intensives comme dans certaines régions de France, ils sont ramassés et consommés ça et là, sans trop de pression pour ces espèces. En revanche la déforestation, la production de charbon de bois et surtout la culture sur brûlis, sont un véritable problème pour la conservation de leurs biotopes.
OLATRA MADAGASCAR
Une Russule endémique
Vign_russula_madecascense_3578_redimensionner

    La Russule la plus courante que l’on trouve à consommer et d’ailleurs la seule que j’ai pu voir sur les marchés ou en vente sur le bords des routes, c’est une Russule endémique de Madagascar Russula madacascense. C’est une Russule aussi savoureuse que notre Palomet (Russula virescens), que l’on trouve à acheter déjà préparée. Elle est présentée dans des bassines, ce qui laisse supposer une certaines quantité, dans des assiettes ou simplement sur des nattes sur les étales ou à même le sol. Le revêtement du chapeau est épluché avec soin, le pied est coupé et parfois épluché lui aussi. Ainsi on pourrait, à première vue, croire qu’il s’agit de champignons blanchâtres avec des reflets violacés sur le pied. Or ce sont des champignons à teintes lilacines, violacées ou encore rosâtres, à marge striée cannelée surtout avec l’âge. Nous avons pu trouver cette espèce à plusieurs reprises dans des forêts de substitutions, surtout sous les Eucalyptus et uniquement dans la région des hauts plateaux dans la partie centrale de l’île.

MADAGASCAR - 2006
Des espèces saprotrophes
Vign_volvariella_volvacea_3074_redimensionner

    Sur les déchets de feuilles et de fleurs des girofliers qui ont été distillés pour fournir arômes et huiles essentielles, on peut récolter à la bonne saison, l’automne de l’hémisphère sud, un très bon comestible Volvalriella volvacea. Nous n’avons pas trouvé de cultures à proprement parlé de ce champignon qui est en revanche largement cultivé en Asie notamment. Certains autochtones le consomment localement, mais la méfiance des champignons toxiques est souvent plus forte que l’envie de découvrir un nouveau met, peu nourrissant de surcroît. A l’évidence le peuple malgache n’est pas un peuple franchement mycophage.

Déchets de Palmiers à huile

    Malgré nos deux tentatives pour trouver un champignons poussant sur les inflorescences des palmiers à huile (Elaeis guineensis) stockées en tas et en voie de décomposition à l’air libre, nos recherches sont restées vaines. Il s’agit d’une espèce qui serait largement consommée par les malgaches de la région située entre Andasibe et Tamatave, où se trouvent justement de larges plantations de palmiers à huile. Ces palmiers étant reconnus pour leur capacité à concentrer en grande quantité le carbone, il doit s’agir d’une espèce qui aime ce composé organique. Il ne nous a été possible de récolter que des Coprins très proches microscopiquement et macroscopiquement de Coprinus molestus. Nous n’avons obtenu aucune description, même succincte du champignon recherché et qui ferait le régal de certains. Nous n’avons en conséquence aucune idée de l’espèce en question ou même du genre dont il s’agit.

Vign_coprinus_molestus_3118_redimensionner
Mutinus bambusinus
Vign_mutinus_bambusinus_3020_redimensionner

    Outre les quelques espèces comestibles, mes deux séjours à Madagascar, le premier en février 2005 et le second en mars 2006, nous ont révélé la grande diversité des espèces présentes sur ce mini continent à la dérive. L’endémisme est de mise pour bon nombres d’espèces de la flore et la faune, c’est vraisemblablement vrai aussi en ce qui concerne la fonge. En revanche j’y ai rencontré quelques incontournables présents sur notre continent européen qui fréquentent résineux ou feuillus, comme la trop célèbre Amanite phalloïde, l’Amanite rougissante ou une espèce moins commune comme le Lactaire couleur de foie Lactarius hepaticus sous les pins. Mais celui qui m’a le plus surpris de rencontrer, c’est Entoloma incanum. Je venais juste de dire à mon épouse, après avoir vu plusieurs couleurs sur les champignons, qu’il me manquait un vert. Et bien ce fut fait le pas d’après. Je l’ai récolté délicatement dans le parc national d’Andasibe Mantadia, sous l’œil avisé d’un lémurien Propithecus diadema. Les puristes me diront qu’une analyse en biologie moléculaire me révélera qu’il ne s’agit pas de la même espèce. Et pourtant, à 10 000 kilomètres de la pelouse calcaire du Bollenberg en Alsace où j’ai l’habitude de le récolter, il diffuse la même forte odeur forte d’urine de souris, son vert spécifique n’est en rien altéré, ses lames sont caractéristiques et le microscope à mon retour en France me révéla également une microscopie identique. Et c’est le cas pour d’autres espèces. Quant au très commun Phallus impudicus il se révèle sous des apparats inhabituels, entièrement vêtu d’une longue jupe en dentelle d’un jaune d’or éclatant, répondant au simple nom de Phallus multicolor ou avec une jupe blanc de neige comme le Phallus indusiatus qui attire également les mouches afin d’assurer la dissémination de ses spores. Plus fin et plus effilé que le Phallus des chiens, se dissimulant à la base des bambous, Mutinus bambusinus se dresse quelque fois pour notre plus grande curiosité.

Un champignon géant
Vign_meripilus_cf_0677_redimensionner

    Les malgaches sont des gens charmants, possédant peu, mais sachant donner beaucoup. Leur joie de vivre et leur sourire nous invitent à nouer le contact. Révélez leur que vous êtes naturaliste et fada de champignons, ils s’empresseront alors de vous aider. Dans la région de Fenerive sur la côte Est, il m’est arrivé de me présenter comme chercheur de champignons. Ce fut un empressement des enfants et des femmes à me cueillir tous les champignons qui se présentaient à leur portée. A mon grand désespoir, ceux-ci étaient détériorés, compressés, leur pied coupé, « inphotographiables » ! Il me fallu alors mieux expliquer le but de ma visite et le lendemain je fus convié à un rendez-vous des plus touchant. Le chef du village me révéla alors qu’il connaissait un endroit où il avait vu un énorme champignon, mais qu’il fallait alors le suivre pendant un heure environ avant de pouvoir le découvrir. Je rêvais déjà de Boletus colossus ! Bien que ce ne fusse pas ce dernier qui m’attendait, j’étais des plus heureux d’avoir à photographier un des plus gros champignons qu’il me fut donné de voire jusqu’à ce jour. Un majestueux Polypore trônait en maître dans une maigre végétation non loin d’une plantation d’arachides, haut de ses 45 cm pour un diamètre de 70 cm. Les enfants qui nous avaient accompagnés, paraissaient exprimer le même sentiment de joie que celui qui m’envahissait. Mais c’est finalement au retour au village, que je fus le plus ému. En effet, pendant mon périple en bordure de rivière pour aller voir le monstre fongique, les enfants et les femmes restés au village avaient cette fois marqué délicatement chaque place à champignon par une petit baguette de bambou. Je pu alors en toute quiétude et avec toujours une multitude d’admirateurs autour de moi, m’en donner à cœur joie pour photographier d’innombrables champignons inconnus de moi et de la science.

Une foule spontannée
Vign_dscn1125_redimensionner

    Il n’était pas rare non plus, que je déballe mon matériel photographique dans un endroit alors que je me croyais seul et de me relever avec une bande de bambins faisant la ronde autour de moi. Certains avaient même quelques champignons dans quelques rares sachets en plastique afin de me les offrir ou de tenter de me les vendre, quand ils n’étaient pas présentés dans une assiette avec leur substrat comme ces Psathyrelles tenues par une gamine si attendrissante. Chacun étant toujours prêt à m’indiquer le ou les endroits où ils les avaient dénichés ; ce qui est loin d’être le cas chez nous, même parfois entre mycologues.

Les guides des parcs naturels
Vign_pafo,_to,_patrick,_christian_et_herman_redimensionner

    Quant aux guides des parcs nationaux, la grande majorité gérés par l’ANGAP, c’est à croire qu’ils n’ont jamais vu les champignons qui les entourent. Ils sont pourtant légions dans les forêts primaires et secondaire tropicales. Les Hygrocybes comme à leur habitude arborent des couleurs vives et se montrent ça et là, seuls, car c’est souvent en exemplaire unique qu’on récolte les espèces dans les différents biotopes. Et malgré leurs couleurs vives, ils ne semblent pas avoir attiré l’attention de ces guides autochtones. C’est donc bien comme dans notre bonne vieille Europe, les champignons passent bien après les animaux ou les végétaux. Sous les tropiques, au Nord comme en Guadeloupe et en Martinique, ou au Sud à Madagascar, dans les forêts chaudes et humides, il est très rare de voir une multitude de champignons d’une même espèce. Les spécimens sont isolés, parfois unique dans leur biotope. La grande majorité dont des saprotrophes, chargés de décomposer l’importante matière organique tombée au sol. Les mycorhizogènes sont beaucoup moins nombreux, à croire que les végétaux qui bénéficient de conditions climatiques plus que favorable, se passent plus volontiers de l’aide des champignons. J’ai parlé plus haut d’un champignon gigantesque, et j’ai eu l’occasion d’en voir d’autres par la suite, mais la grande majorité des espèces sont petites, afin certainement de mieux pouvoir résister à la dessiccation.

Podaxis sur termitière

    On peut même trouver des champignons dans des milieux xériques, grâce à des insectes. Après avoir recherché en vain des Termitomyces l’an dernier et cette année, j’ai pu néanmoins découvrir et observer à plusieurs reprises, de magnifiques Podaxis pistillaris sur diverses termitières dans le Sud, entre l’Isalo et Tuléar. Là encore, ces champignons ne semblent pas avoir été remarqués plus que cela par les habitants de cette région où même par les guides locaux, à qui je les ai présentés.

Vign_podaxis_pistillaris_6080_redimensionner
Champignon étrange
Vign_cf_sclerotoide_2891_redimensionner

    Errant le long des chemins de latérite d’un rouge flamboyant, j’ai pu croiser de nombreux chars à Zébu, comme sous les Baobabs de la région de Morondava sous lesquels se dissimulaient quelques Clavaires violettes à mi-chemin entre les lacs débordant et l’herbe de la berme. C’est en fouillant les excréments secs de ces bovins que j’ai pu récolter cette espèce étrange à plusieurs sporophores provenant d’un sclérote gris-noir très coriace. Les chapeaux sans lames sont blancs très cotonneux.

Champignons en Afrique et dans le monde
Vign_bourriquet_0074_redimensionner

    La forme la plus commune de symbiose associée aux champignons sauvages comestibles  est connue sous le nom de mycorhizienne. Beaucoup de plantes dépendent de  ces associations de racines et de champignons pour une croissance saine. Un type spécial  connu sous le nom de ectomycorhizien (ECM) se trouve sur des arbres poussant dans  la Taïga de la Fédération de Russie et la forêt tropicale humide de Bornéo et inclut les  légumineuses arborescentes aussi bien que des conifères. Les champignons  ectomycorhizogènes sont typiquement constitués par des macrochampignons et incluent plusieurs des espèces clés comestibles qui sont cueillies dans la nature, comme les chanterelles (Cantharellus spp.) et les espèces d’Amanites. 

    Le champignon mycorhizien aide l’arbre à pousser dans des sols pauvres en substances nutritives, comme la région boisée du Miombo d’Afrique centrale et du sud (Campbell, 1996). Un ruban d’hyphes s’enveloppe autour de la racine. Ils pénètrent dans la structure de la racine, mais pas dans les cellules des racines elles-mêmes, formant un contact vivant entre le champignon et l’arbre. Le champignon aide l’arbre à collecter l’eau formant une retenue d’eau plus vaste et fournit les substances nutritives du sol auquel l’arbre ne peut pas avoir accès. L’arbre fournit au champignon des hydrates de carbone essentiels à son développement. 

    Les champignons du genre Termitomyces regroupent des espèces sauvages comestibles importantes. Ces champignons poussent seulement en association avec les termites dans leurs nids (ou termitières) et dépendent de la matière organique apportée par ces insectes lorsqu’ils dévorent les arbres. Bien que les Termitomyces soient saprotrophes, ils sont symbiotiques avec les termites. Vingt espèces comestibles de Termitomyces ont été enregistrées d’Afrique jusqu’en Asie (Pegler et Vanhaecke, 1994). Ils sont régulièrement ramassés et vendus aussi. T. titanicus est le plus grand champignon mondial comestible, bien que d’autres espèces soient beaucoup plus petites. 

    Les populations rurales ont longtemps associé l’apparition de champignons comestibles avec des arbres particuliers et les ont appelés avec des noms locaux. En Afrique du sud, chimsuku et kamsuku décrivent tous les deux le Lactarius spp. qui pousse sous les arbres masuku (Piearce, 1981). Quelques champignons comestibles ectomycorhizogènes produisent leurs organes de fructification sous le sol. Les meilleurs exemples connus sont les truffes (Tuber spp.). Plus de 400 espèces d’ECM comestibles ont été enregistrées (Wang, Buchanan et Hall, 2002). Il y a aussi beaucoup de champignons ectomycorhizogènes qui produisent des organes de fructification qui ne sont pas comestibles ou sont vénéneux. 

    La production d’organes de fructification dépend d’un jeu complexe de facteurs et pendant certaines années la production peut être négligeable. Au Botswana, 14 tonnes de Terfezia pfeilii, une «des truffes du désert», ont été achetées à une petite communauté en une seule saison; l’année d’après seulement quatre organes de fructification ont été localisées dans un plus large secteur (Taylor, 2002, communication personnelle: Edible fungi eaten and traded in Botswana and Namibia). Le manque de certitude des récoltes d’une année à l’autre rend difficile de planifier l’exploitation commerciale et quelques tentatives ont été faites pour surmonter cette incertitude en «cultivant» des espèces mycorhizogènes majeures comme le Tricholoma matsutake (Hall et al., 1998). 

    Les arbres sont avec succès infectés de truffes (Hall, Zambonelli et Primavera, 1998) et gérés dans des conditions contrôlées en Italie et ailleurs, mais le temps, l’effort et l’argent exigés sont seulement justifiés – en supposant une bonne connaissance de l’écologie du champignon concerné – pour l’espèce comestible mycorhizienne qui a la plus grande valeur commerciale. 
    Les espèces d’arbre peuvent former des mycorhizes avec plusieurs champignons et un champignon peut s’associer avec plusieurs espèces d’arbres. Quelque ECM sont «natifs» d’une région : à Madagascar une Russule comestible pousse sous les eucalyptus exotiques (Buyck, 2001). D’autres ECM comestibles ont été introduits‚ le Boletus edulis est maintenant trouvé partout en Afrique du sud après l’établissement de plantations de pins. Les ECM ont été plus intensivement étudiés dans le passé‚ sur des espèces d’arbre tempérées, mais il y a aussi eu des découvertes intéressantes sur les ECM tropicaux en Afrique (Thoen, 1993; Verbecken et Buyck, 2002). [ECM = ectomycorhiziens]

    Les lichens sont des associations «autonomes» entre des champignons et une algue ou cyanobactérium et sont l’exemple final d’une symbiose qui a des propriétés comestibles. Un lichen est un groupe biologique et non systémique (Kirk et al., 2001) et plusieurs espèces de valeur sont consommées par des populations en Europe, en Asie et en Amérique du Nord et employées pour d’autres buts économiques. Ils ne sont pas inclus dans ce livre. Plus d’information est disponible dans différentes sources (par exemple. Richardson, 1991; Marles et al. , 2000).

La forêt de Kirindy
Vign_img_6855
    La forêt de Kinrindy située au Nord de Morondava, à la fin de la saison des pluies. Les défrichements et les feux dans la partie occidentale de l'ïle transforment rapidement la forêt sèche originelle en zones herbeuses secondaires.
La savane secondaire
Vign_bismarka_nobilis_2_
    La savane secondaire ici dans la région de l'Isalo est dominée par le remarquable palmier Bismarckia nobilis comme c'est le cas aussi entre Befotaka et Antsohily.
La région Sud
Vign_euphorbia_stenoclada_var_famata_6158
    L'extrême Sud de l'ïle est la région des fourrés épineux qui abritent de nombreuses espèces endémiques, dont les euphorbiacées, adaptées à l'aridité avec un port pachycaule (Pied court et obèse, en forme de pied d'éléphant), un feuillage réduit et des branches épineuses, comme ici aux environs d'Ifaty au Nord de Toliara. Le fourré est principalement constitué de ce remarquable épineux Euphorbia stenoclada var famata endémique de cette belle région sèche du Sud.
Les pachypodiums
Vign_pachypodium_rosulatum_var_gracilis_5745

    Sur le massif calcaire de la région d'Ambalavao, les seuls végétaux capables de résister à la chaleur et la sécheresse, ainsi qu'au manque de nourriture (humus), sont pour beaucoup des pachypodium, comme ici le remarquable Pachypodium rosulatum var gracilis. Un peu à la manière des cactus, cette espèce stocke l'eau dans son pied court et obèse, tandis que ses feuilles sont extrêmement petites, afin de ne pas offrir une trop grande surface au soleil pour ne pas dessécher.

Les forêts galeries
Vign_img_4975

    Dans quelques endroits de l'Ouest et du Sud de Madagascar, de nombreuses rivières permanentes ou saisonnières sont bordées de forêts galeries. Ces forêts sont denses et luxuriantes comme ici en bordure de la rivière Ihazoara dans la réserve de Beza Mahafaly, avec sa forêt riveraine; alors que la végétation environnante est un fourré épineux.

Les hautes terres
Vign_img_4577

    Les hautes terres du centre de Madagascar constituent prés de 40% de la surface totale de l'ïle rouge, mais dans l'ensemble elles n'habritent guère que des vestiges de forêts. La majeure partie des hautes terres du centre a été convertie en vastes zones herbeuses déchirées par de profondes ravines d'érosion nommées lavakas. Cette lavakas a été prise au Sud-Est de ANTANANARIVO (Tananarive) sur les hauts plateaux, l'eau révèle ainsi la belle couleur rouge de la latérite (du latin later = brique) qui a donné son nom à l'ïle.

Les baobabs
Vign_baobab_adansonia_grandidieri_7233

    Adansonia grandidieri

C'est une des six espèces de baobabs endemiques de Madagascar, certainement le plus connu des baobabs malgaches et pour beaucoup de gens, le plus beau des baobabs. C'est une pure merveille. Souvent représenté sur les couvertures des livres traitant de Madagascar. On les trouve prés de Morombe et Morondava dans l'ouest de Madagascar.

Ce sont de grands arbres de plus de 25m de haut et 3m de diamètre, au tronc remarquablement cylindrique. La courone au sommet de l'arbre est applatie, les branches reparties de manière irrégulière et la plupart horizontales. L'écorce est rouge grisatre, lisse. Les fleurs sont blanches, jaunissant avec l'age. Les fruits sont presque ronds à ovoides, avec un indumentum rougeatre. Le pericarpe est peu épais et fragile.

Baobab za
Vign_baobab_milan_adansonia_za_6126

    Adansonia za

    C'est le plus répandu des baobabs de Madagascar, poussant dans le sud, l'ouest et le nord ouest. De 5 à 30m de hauteur, souvent à tronc unique, cylindrique ou légèrement conique et ondulé. Les branches primaires s'effilent souvent en montant. L'écorce est grise, les fleurs jaunes. Le fruit est ovoïde ou oblong, de 10  à 30cm, souvent de couleur noire.

Baobab de Madagascar
Vign_baobab_adansonia_digitata_6146

    Adansonia madagascariensis 

    Cette espèce se trouve dans les forêts sèches à semi sèches de la province de Majunga et aussi dans le nord.
Ce sont de petits à grands baobabs (de 5m à 20m) avec des troncs de formes très variables, de la bouteille au cylindre, avec une couronne très irrégulière. L'écorce est lisse, gris clair. Les fleurs sont rouge foncé. Les fruits plus ou moins ronds, petits (souvent 10cm de long) et larges. L'indumentum est éclairci et marron foncé. 

Fony
Vign_baobab_adansonia_rubrostipa_6157

    Adansonia rubrostipa

    C'est le plus petit des baobabs de Madagascar, souvent 4 à 5m, mais peut atteindre exceptionnellement 20m de hauteur.
Le tronc a une forme particulière de bouteille, avec une constriction visible au dessous des branches. La couronne est irrégulière. L'écorce est souvent marron rouge avec l'âge, mais grise et rugueuse sur les jeunes plants. Facilement reconnaissable dès le plus jeune âge par ses feuilles dentelées. Les fleurs sont jaune vif à orange. Les fruits ronds, avec un indumentum rougeâtre très dense.

Les marais et zones humides
Vign_img_4343

    Les régions de basses altitudes de l'Est de Madagascar abritent les habitats parmi les plus dégradés de l'île, un résultat imputable à l'homme, qui converti les forêts en espace destiné à l'agriculture et les marais en riziculture. Dans certains endroits, on trouve encore des zones d'habitats relativement intacts. Des surfaces de formations naturelles de basse altitude existent néanmoins à l'extérieur des réseau des parcs et réserves malgaches.

Les forêts primaires
Vign_parc_ranomafana_7_

    Le parc naturel de Ranomafana se trouve à cheval entre le pays Betsileo et celui Tanala. Il se découvre sur une zone située entre deux unités géographiques bien distinctes. Il forme en fait un passage brutal entre les Hautes-Terres et la frange côtière de l'est malgache. Il note par conséquent une grande variation d'altitude dont le point culminant s'élève à 1400 mètres. Ranomafana est également caractérisé par un relief accidenté et très abrupt. Néanmoins, il offre un paysage orné en grande partie par des forêts tropicales humides. A côté de ces végétations luxuriantes, on rencontre des formations secondaires qui ne cessent de s'étendre au sein du parc. En raison de la grande humidité qui caractérise le climat de Ranomafana, le parc enregistre une kyrielle de cours d'eau. Ces derniers prennent naissance dans les massifs, puis sillonnent le paysage escarpé ou les collines pour donner naissance à de magnifiques cascades et des chutes spectaculaires. Ils engendrent aussi des piscines naturelles noyées dans un décor onirique. Mis à part ces spectacles naturels qui forcent l'admiration, Ranomafana forge aussi sa réputation sur ses stations thermales.

MADAGASCAR
Vign_madagascar_brown_w100

    Pour visiter Madagascar, ou même y effectuer un voyage naturaliste, une seule adresse : Guide Tô

BIENVENUE
Vign_fille_aux_psthyrelles

Bienvenue sur notre page réservée aux champignons de MADAGASCAR

Reportage à MADA
46-47.pdf (411,31 Ko)
Spécial Champignons Magazine n°53 de juin 2006 Mystérieux champignons de l’île rouge P. LAURENT
48-49.pdf (374,26 Ko)
Une richesse fongique méconnue
50-51.pdf (602,04 Ko)
Contrairement à l'Errata du n° 54 de SCM. L'ensemble des photos du reportage sont de Patrick LAURENT qui a financé le voyage.
Tsingy du Bemaraha
Vign_aaimg_7106_redimensionner

    Parmi les paysages de Madagascar, les plus spectaculaires sont sans conteste les Tsingy du Bemaraha, dans lesquels nous avons pu récolter quelques rares espèces endémiques de ce milieux. Classé site du patrimoine mondial, les Tsingy du Bemaraha font partie du réseau des Parcs Nationaux de Madagascar géré par l’Angap. Il a été déclaré site du patrimoine mondial de l’Unesco en 1990.

Les Tsingy se présentent comme de véritables cathédrales de calcaires, constitués d'un réseau très dense de failles, de crevasses, de surfaces de blocs calcaires sculptés en lames ou en aiguilles très acérées. Outre la faune et la flore déjà trés riches, la fonge semble particulièrement abondante dans ce milieu, mais non encore explorée.

 

Les Tsingy
Vign_img_7034

    Les Tsingy représentent une multitudes de types de canyons et de labyrinthes de grottes ainsi que d'autres formes de fissures modelées par l'eau dans ces paysages uniques au monde. Dans l'écorégion des forêts sèches caducifoliées, il existe plusieurs formations géologiques importantes qui abritent diverses formations de végétation uniques avec son cortège de champignons endémiques, comme ici sur les massifs calcaires du Bemaraha.

Tsingy de Bemaraha
P.N.N. de l'Isalo
Vign_img_5570_redimensionner

Le parc naturel national de l'Isalo
Isalo est le parc du Grand Sud. Ce massif ruiniforme de l’ère jurassique est le site touristique le plus visité de Madagascar. Royaume de Reine de l’Isalo, berceau d’une nature sauvage particulière et d’un paysage hors pair, les amoureux des grandes escales seront séduits par ce parc. Et un soleil couchant vu à travers la fenêtre de l’Isalo est une carte postale qui mérite le détour. GPS : 22º22’ - 22º40’ latitude Sud et 45º11’ - 45º23’ longitude Est.

P.N.N. de Ranomafana
Vign_img_5006_redimensionner

Ranomafana
Le parc national de Ranomafana se trouve dans les régions de la Haute Matsiatra et de Vatovavy-Fitovinany. Il est le lien entre le Sud et l'Est par le couloir forestier qui le relie au Parc National Andringitra. Ce parc est connu pour sa station thermale de Ranomafana qui permet des traitements curatifs dans une eau chaude volcanique avoisinant les 40°.

C'est dans ce parc que nous avons pu voir et étudier le plus grand nombre de champignons.

Le guide Rodin, nous montre ici les limites du parc de Ranomafana où séjournent de nombreuses espèces de lémuriens.

P.N.N. d'ANDASIBE

    Le Parc National de Andasibe Mantadia est une aire protégée constituée principalement des forêts primaires dans la partie est de Madagascar. Des larges espèces de biodiversité s'abritent dans cette forêt dense, comme des espèces endémiques très rares et les espèces en danger. Celui-ci est l'un des parcs de Madagascar le plus facile à visiter après le Reserve d’ Analamazaotra, qui est le plus connu par la présence des vastes populations des lémuriens, comme l’Indri (Indri indri) l'un des lémuriens les plus évolués.

Vign_indri_indri_3_redimensionner
Baobabs endémiques
Vign_img_7238_redimensionner

    Morondava est la capitale économique et administrative du Ménabé, une région de Madagascar, dans la province de Tuléar. Elle est située à l'ouest du pays, sur le delta de la rivière du même nom au bord du canal de Mozambique. C'est là que l'on rencontre les plus beaux Baobabs de madagascar dont ces Baobabs magistraux que sont ces : Adansonia grandidieri.

Le massif du Makay
Vign_img_6350_redimensionner

    Le projet Makay Nature lancé par l’explorateur Evrard Wendenbaum et porté par l’association naturevolution vise à préserver le paradis terrestre qu’est le massif du Makay à Madagascar avant qu’il ne soit trop tard. La fonge xerophile que nous y avons rencontrée est l'une des plus fragiles, espérons que les mesures de protections prendront en considérations les champignons !

La Tsiribihina
Vign_img_6611_redimensionner

    La descente de la Tsiribihina en pirogue est une aventure fantastique. 180 km à parcourir en trois jours entre falaises de calcaire ou de grès, surveillés par les lémuriens qui vivent dans les grands arbres. Les champignons des ripisylves tropicales ne manquent pas. Un véritable paradis sur terre, sans bruit, sans électricité. Une Nature avec un grand N.

Ambalavao
Vign_img_5315_redimensionner

    Ambalavao est une ville du sud-est de la région de la Haute Matsiatra à Madagascar, située à 56 km au sud de Fianarantsoa. Elle est reconnue pour ses très belles maisons à varangue avec des balustrades de bois formées de motifs géométriques. Les ancêtres sont enterrés en haut des rochers de granit, hissés par des lianes le long des falaises. Au départ de la randonnée, les lémuriens (Lemur catta) sont nombreux à vous accueillir.

Hommage à Tô
Vign_to_3918_redimensionner

    Un hommage particulier à notre guide et ami Tô, qui a su nous montrer avec une ferveur et un professionnalisme hors du commun son magnifique pays.
    Retrouvez le sur son site : Salut vazaha, autrement dit, bonjours les touristes.

Lactario-russulés
Vign_russules_2598_redimensionner
    Planche I des Lactario-russulés du domaine oriental de Madagascar, par R. HEIM
Lactario-russulés
Vign_russules_2599_redimensionner
    Planche II des Lactario-russulés du domaine oriental de Madagascar, par R. HEIM
Lactario-russulés
Vign_russules_2600_redimensionner
Planche III des Lactario-russulés du domaine oriental de Madagascar, par R. HEIM
Lactario-russulés
Vign_russules_2601_redimensionner
Planche IV des Lactario-russulés du domaine oriental de Madagascar, par R. HEIM
Bourriquet
Population à Mada
Vign_carte_population
Parcs nationaux
Vign_carte_parcs_nationaux
Régions climatiques
Vign_carte_1
Hydrologie
Vign_carte_hydrologie
Forêt à Madagascar
Vign_carte_forets
Géologie
Vign_carte_2
Végétation à Mada
Vign_carte_3
Conservation
Vign_carte_conservation
Les feux de brousse
Vign_feux_de_brousse_2009
    Animation montrant les feux de brousses à MADAGASCAR en 2009.
Découverte de la nature
Vign_parc_national_ranomafana_1_
    Captivés par la faune, la flore et la fonge malgache
Avec mon ami Tô
Vign_station_thermale_ranomafana_1_
    A Ranomafana, dans la piscine thermale naturelle à 43°, sous l'arbre du voyageur endémique de Madagascar, le Ravellana madagascariensis, magnifique palmier.
Saisir l'instant
Vign_parc_national_ranomafana
    La faune bouge et bouge vite, il faut savoir saisir le bon moment à la bonne lumière pour immortaliser un animal sur la "pélicule".
Pachypodium geayi
Vign_pachypodium_geayi_3_
    On trouve cette espèce endémique dans la région Sud
Chalauchoe synsepala
Vign_chalauchoe_synsepala_5303
    Autre espèce des régions sud
Bismarka Nobilis
Vign_bismarka_nobilis_1_
    Omniprésent dans la savane de l'Isalo
LAURENT P © 2010
Créer un site avec WebSelf