et STATION D'ETUDES MYCOLOGIQUES
Les champignons
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Conséquences sur la santé
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Moisissures, que désigne ce mot et quelles sont les conséquences dues à leurs présences ?

On désigne sous le nom de moisissures toute une série de champignons appartenant en réalité à des groupes taxonomiques très divers. Elles sont capables de se développer et de s'adapter à des conditions les plus extrêmes. Il en existe plusieurs dizaines de milliers d'espèces. Ces champignons microscopiques sont pluricellulaires, composés d'hyphes (filaments) constituant un ensemble appelé mycélium. Ce mycélium peut développer des structures de reproduction produisant des spores  souvent nombreuses, dont la dimension peut varier de 1 à plusieurs dizaines de microns, suivant les espèces.

Il existe deux modes de reproduction : sexuée et asexuée. Dans le cas de la reproduction asexuée, le champignon émet une multitude de spores microscopiques. L'identification se fait, entre autres, en fonction des caractéristiques du sporophore ou conidiophore dans le cas de la reproduction asexuée.

En l'absence de conidiophore, on parle de mycélium stérile. A ce stade, l'identification de la moisissure n'est pas réalisable.

Les moisissures sont connues pour les substances anti-bactériennes qu 'elles sécrètent : les antibiotiques. Elles synthétisent également des toxines, ou mycotoxines ainsi que des substances volatiles pouvant être hautement nocives pour notre santé. Parmis ces pathologies, on compte :

Les allergies

Il arrive parfois que le système immunitaire destiné à protéger notre organisme des aggressions extérieures, se dérègle. Celui-ci se met alors à réagir de manière excessive contre des substances qui auraient dû passer pour inoffensives. La réaction s'emballe et on parle alors de réaction allergique. L'allergie est donc une réaction anormale et exagérée de notre système immunitaire, vis-à-vis d'une quantité, même minime, de substances faisant partie de notre environnement, tels que les grains de pollen, les poils d'animaux, les aliments et bien entendu les moisissures. Tout le monde n'est heureusement pas allergique. On estime que plus ou moins 15% de la population française est allergique. Chez une personne atopique, l'allergie peut parfois se déclencher très tard, ou à la suite d'un ensemble complexe de circonstances.

Souvent, c'est la pression de l'environnement qui provoque l'apparition des symptômes chez un individu allergique. Dans les pays industrialisés, la plupart des gens passent 90% de leur temps à l'intérieur (domicile, lieu de travail, voiture, métro, etc.). La qualité de l'environnement intérieur joue donc un rôle fondamental dans le développement de ces maladies allergiques.

La liste des nouveaux cas où les moisissures sont impliquées dans des cas d'allergies (dermatites, allergies respiratoires) s'allonge sans cesse. Ces dix dernières années, des progrès considérables ont été réalisés en ce qui concerne l'identification, la purification et la caractérisation de certains allergènes produits par les moisissures. C'est notamment le cas pour Alternaria alternata, Cladosporium herbarum, Aspergillus fumigatus ou Candida albicans.

Les mycotoxines

Les mycotoxines sont produites par de nombreuses moisissures. Ce sont des métabolites secondaires de faibles poids moléculaires (entre 200 et 10 000 daltons), comparés aux allergènes. Ces substances sont localisées dans la paroi des hyphes et des spores. Elles sont néanmoins particulièrement concentrées dans ces dernières. L'ingestion de mycotoxines telles que aflatoxines, trichothécènes, etc., peut provoquer de sérieux problèmes de santé pouvant même entraîner la mort. Des études récentes ont montré que des doses identiques de ces mycotoxines peuvent être plus toxiques inhalées qu'ingérées.

Ces mycotoxines, comme les thrichotécènes produits par Stachybotrys chartarum (S. atra) ou Fusarium spp., la patuline et les acides pénicilliques produits par certains Penicillium ont montré une toxicité aiguë pour des macrophages alvéolaires dans les poumons. Il semble donc possible que l'inhalation de grandes quantités de spores contenant ces toxines puisse avoir une action sur le système respiratoire.

Les 1-3-B-glucans

Toutes les réactions produites par le contact ou l'inhalation des moisissures et autres micro-organismes ne sont pas obligatoirement de nature allergique. Il faut se garder de sous-estimer les effets de nature irritante ou toxique sur la santé. Les 1-3-B-glucans sont des constituants de la paroi cellulaire, spécifiques à plusieurs groupes d'organismes vivants. C'est le cas des moisissures et de certaines bactéries. Ils ne sont pas non plus totalement exclus du règne végétal. Ces composés sont des polysaccharides dont le monomère est le glucose. Ils pourraient être impliqués dans l'apparition de symptômes du "Sick Buildings Syndrome". Des chercheurs ont montré que les 1-3-B-glucans possédaient une action inflammatoire des muqueuses (activation des macrophages) ce qui pouvait être la cause d'effets biologiques variés, comme des problèmes respiratoires chroniques, ou une fatigue excessive, en cas d'expositions prolongées.

Les MVOCs (Microbial Volatil Organic Compounds)

Des études récentes font apparaître que les moisissures produisent également diverses substances organiques volatiles. L'odeur de moisi rencontrée dans certains bâtiments très contaminés en témoigne. De nombreuses substances organiques, dont l'ethylhexanol, substance dont les propriétés irritantes ont été reconnues, ont été détectées à partir de cultures pures d'Aspergillus versicolor. La production de ce composé pourrait expliquer partiellement certains symptômes comme l'irritation des yeux, de la peau, et des voies respiratoires supérieures. En 1997, des chercheurs ont mesuré dans des filtres et dans de la fibre de verre, plusieurs Fungal Volatil Organic Compounds (FVOCs), et notamment l'hexanal et le 2-cyclohexen-1-ol. La présence de ces composés semble être également d'origine fongique.

L'humidité joue un rôle important pour le développement des moisissures et la production des mycotoxines. En 1998, il a été démontré que la production des FVOCs analysés, dont le 3-methyl-1-butanol, 1-pentanol, 1-hexanol, et 1-octen-3-ol, dépend de l'humidité relative de l'air. L'odeur de terre souvent rapportée est due aux 2-octen-1-ol et à la Geosmine, cette dernière étant également produite par quelques Thermoactinomycètes.

Généralement le niveau de ces composés dans l'air respirable est faible, mais des expositions à long terme pourraient être préjudiciables pour la santé.

Risques & pathologies
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Différentes pathologies dues aux moisissures :

Abcès - Chaetomium globosum
Affections épidermiques - Alternaria alternata - Aspergillus chevalieri - Aspergillus terreus
Allergies - Alternaria alternata - Cladosporium cladosporoïdes - Cladosporium herbarum - Penicillium frequentans - Phoma glomerata Alvéolites allergiques - Aspergillus nidulans
Aspergillioses - Aspergillus amstelodami - Aspergillus flavus - Aspergillus fumigatus - Aspergillus nidulans - Aspergillus niger - Aspergillus terreus
Asthme - Alternaria alternata - Aspergillus fumigatus - Aspergillus nidulans - Cladosporium herbarum - Memnoniella echinata
Rhinites - Alternaria alternata - Cladosporium herbarum - Memnoniella echinata - Phoma glomerata

Cancers - Aspergillus flavus Pathologie = fusarioses - Fusarium solani
Kératites mycotiques - Aspergillus chevalieri - Aspergillus flavus - Cladosporium cladosporoïdes
Leucopénies - Alternaria alternata Pathologie = mycétomes - Fusarium solani
Mycoses - Alternaria alternata - Aspergillus chevalieri - Chaetomium globosum - Phoma glomerata
Onchomycoses - Aspergillus terreus Pathologie = otomycoses - Aspergillus flavus - Aspergillus niger - Aspergillus terreus
Troubles hépatiques - Aspergillus flavus
Moisissures dans les maisons
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La détermination des moisissures, demande des analyses pointues en labortoire, mais également des connaissances sur leurs habitats et développements.

Santé & moisissures
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Concernant les problèmes de moisissures dans les maisons, nous recommandons la visite du site de : Santé au Canada

DIAGNOSTICS MOISISSURES
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Moisissures ! Danger pour la santé ? 

Problèmes de moisissures à la maison ? Votre santé pourrait en être affectée.
Taches noires ou vertes et présence de cernes sur les murs, les plafonds, le bas des fenêtres, plafond gondolé, mur ou plancher boursouflé, odeurs de moisi : tout cela indique une infiltration d’eau plus ou moins importante. L’humidité aidant, il se peut que s’installent des moisissures. Quand celles-ci prolifèrent, elles causent des problèmes de santé.

Vous voulez connaître quels sont les risques ? Pour cela, il faut d'abord identifier la moisissure.
Pour effectuer un diagnostic, nous contacter : laurentmyco@gmaIl.com

Moisissures et la santé
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Moisissure, ce mot est une appellation générale pour désigner un ensemble de champignons microscopiques qui gravitent dans l'environnement. Ces organismes sont des micromycètes. Les moisissures englobent donc un grand nombre de micro-organismes, qu'il est souvent difficile de distinguer. Seul une analyse au microscope peut révéler le nom de l'espèce.

Moisissures
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Différents espèces de moisissures observées au microscope.

Moisissures néfastes
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La grande majorité des moisissures sont des Siphomycètes ou des anamorphes = champignons imparfaits comme les Penicillium et les Aspergillus qui se développent sur des vieux papiers, etc.). Ils se développent à l'humidité sur des milieux organiques favorables également aux bactéries. Certaines moisissures stoppent la croissance des microbes qui leur font concurrence, en sécrétant des antibiotiques. C'est le cas notamment de Pénicilline. En outre, les moisissures des fromages, et plus spécialement des Roqueforts et de certains cépages (vins de Sauternes) donnent à ceux-ci leurs arômes particuliers. Mais diverses moisissures gâtent les aliments, attaquent le bois, le papier, le cuir, etc. C'est à ceux-ci, que cette page sera consacrée.

Stachybotrys chartarum
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Stachybotrys chartarum est une moisissure qui peut se développer sur des substrats riches en cellulose humide. Elle peut être retrouvée dans les fourrages et coloniser certains matériaux dans les habitations. De nombreuses souches de Stachybotrys chartarum sont toxinogènes. Elles produisent des trichothécènes macrocycliques retrouvées dans les spores fongiques. Chez l’animal, l’ingestion de fourrages contaminés peut entraîner l’apparition de troubles dominés par des ulcérations et des hémorragies. Chez l’homme, l’exposition à ce contaminant se fait essentiellement par inhalation des spores.

Stachybotrys chartarum semble responsable de troubles dominés par des symptômes respiratoires et pouvant aller jusqu’à l’apparition d’hémorragie pulmonaire chez l’enfant. On suspecte aussi Stachybotrys chartarum d’être en partie responsable du syndrome du bâtiment malsain. Néanmoins, à l’heure actuelle, le lien direct de cause à effet entre exposition à ce contaminant et pathologie humaine reste à établir.

Cladosporium herbarum
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Toutes les espèces du genre Cladosporium ne sont pas un agent pathogène pour l'homme, mais quelques espèces se signalent par leur capacité à causer des infections fongiques de la peau et des ongles. Elles peuvent aussi être la cause de sinusite et d'infections pulmonaires. Si cette dernière infection n'est pas traitée, elle peut évoluer vers une pneumonie.

Les spores de plusieurs espèces de Cladosporium sont allergènes quand elles sont inhalées en suspension dans l'air. En grande quantité elles peuvent gravement affecter les personnes asthmatiques et celles souffrant de maladies respiratoires. Une exposition prolongée pourrait affaiblir le système immunitaire.

C'est le cas notamment de Cladosporium herbarum

COPROLOGIE
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