et STATION D'ETUDES MYCOLOGIQUES
Les champignons
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Diagnostic & expertise Mérule
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S.E.M.H.V. SAS : Siret 808 897 367 00021 - APE 7120B 

Laboratoire : 10, rue Gambetta 88100 SAINT DIE DES VOSGES (Vosges) www.merule-expert.com 

Analyses, expertises et diagnostics pour la Mérule des Maisons Serpula lacrymans et autres champignons parasites des bois ouvrés : Donkioporia expansa (Polypore des maisons), Fibroporia vaillantii, Lenzites (Gloeophyllum trabeum ou G. sepiarium), Coniophores Coniophora puteana, Tramètes Trametes versicolor, Pezizes Peziza domiciliana, Coprins Coprinus domesticus : Plus d'info

et les moisissures : Plus d'info

40 annnées d'expérience en mycologie, au service des professionnels, de la justice, des bâtiments de France et du public.

Nous effectuons les diagnostics dans tout l'Est de la France, les expertises dans toute la France et acceptons les échantillons de France et de l'étranger.
Pour nous joindre : 03.29.57.14.97. - 06.25.29.06.72. semhv@merule-expert.com 
ou en laissant un message par le module ci-dessous, en fin de page. 

Les diagnostics sont effectués pour le compte de particuliers, mais surtout pour des entreprises de sapiteurs, bureaux d'études, d'experts judiciaires ou experts en bâtiments, de syndics, d'agences immobilières, de notaires, d'architectes, de collectivités territoriales et organismes publics ou privés.

Des échantillons peuvent nous êtres adressés pour analyse au microscope optique et bio-chimique.
Il doivent être placés dans une pochette plastique à glissière. Les résultats sont communiqués dans un rapport circonstancié détaillé, généralement sous 24h (ou 48h).
ANALYSES

Concernant les analyses en biologie moléculaire, séquençage ADN, nous demandons un délais de 10 à 20 jours. Ces analyses complémentaires peuvent être souhaitées, quand l'analyse optique ne donne pas les résultats escomptés (ex : absence de sporophores avec seul présence d'un mycélium) et en cas de litige judiciaire, ou pour une confirmation aux assurances, etc.

Le diagnostic de la "Mérule" est devenu obligatoire dans les zones déclarées atteintes par les préfets
, en vertu de l'article 76 de la loi ALUR du 24 mars 2014 (voir le module ci-dessous)
en effet, le mardi 6 mars 2012, le député UMP Alain Gest avait déposé une proposition de loi (à lire ci dessous) visant à rendre obligatoire la détection de ce champignon avant la vente d’un logement. (Voir en bas de page).

Patrick Laurent dans son laboratoire de mycologie à Wisembach. Photo Thierry Gachon

Loi ALUR
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LOI n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové

dite Loi ALUR

TITRE II : LUTTER CONTRE L'HABITAT INDIGNE ET LES COPROPRIÉTÉS DÉGRADÉES

Chapitre III : Renforcer les outils de la lutte contre l'habitat indigne

Section 2 : Améliorer la protection de l'acquéreur immobilier   

 

Article 76
I. ― Le chapitre III du titre III du livre Ier du code de la construction et de l'habitation est ainsi modifié :
1° L'intitulé est complété par les mots : « et la mérule »
2° Au début, est insérée une section 1 intitulée : « Lutte contre les termites » et comprenant les articles L. 133-1 à L. 133-6
3° Est ajoutée une section 2 ainsi rédigée :
Section 2

 

Lutte contre la mérule


« Art. L. 133-7. - Dès qu'il a connaissance de la présence de mérule dans un immeuble bâti, l'occupant de l'immeuble contaminé en fait la déclaration en mairie. A défaut d'occupant, la déclaration incombe au propriétaire. Pour les parties communes d'un immeuble relevant de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, la déclaration incombe au syndicat des copropriétaires.
« Art. L. 133-8. - Lorsque, dans une ou plusieurs communes, des foyers de mérule sont identifiés, un arrêté préfectoral, consultable en préfecture, pris sur proposition ou après consultation des conseils municipaux intéressés, délimite les zones de présence d'un risque de mérule.
« En cas de démolition totale ou partielle d'un bâtiment situé dans ces zones, les bois et matériaux contaminés sont incinérés sur place ou traités avant tout transport si leur destruction par incinération sur place est impossible. La personne qui a procédé à ces opérations en fait la déclaration en mairie.
« Art. L. 133-9. - En cas de vente de tout ou partie d'un immeuble bâti situé dans une zone délimitée en application de l'article L. 133-8, une information sur la présence d'un risque de mérule est produite dans les conditions et selon les modalités prévues à l'article L. 271-4. »II. ― Après le 8° du I de l'article L. 271-4 du même code, il est inséré un 9° ainsi rédigé :
« 9° Dans les zones prévues à l'article L. 133-8, l'information sur la présence d'un risque de mérule. »

Article L271-4 Modifié par LOI n°2014-366 du 24 mars 2014 - art. 76

Art. I.557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis ou appartiennent à des personnes titulaires de droits réels immobiliers sur les locaux ou à des titulaires de parts donnant droit ou non à l'attribution ou à la jouissance en propriété des locaux, le document mentionné au 1° porte exclusivement sur la partie privative de l'immeuble affectée au logement et les documents mentionnés au 3°, 4° et 7° sur la partie privative du lot.

II.-En l'absence, lors de la signature de l'acte authentique de vente, d'un des documents mentionnés aux 1°, 2°, 3°, 4°, 7° et 8° du I en cours de validité, le vendeur ne peut pas s'exonérer de la garantie des vices cachés correspondante. En l'absence, lors de la signature de l'acte authentique de vente, du document mentionné au 5° du I, l'acquéreur peut poursuivre la résolution du contrat ou demander au juge une diminution du prix. En cas de non-conformité de l'installation d'assainissement non collectif lors de la signature de l'acte authentique de vente, l'acquéreur fait procéder aux travaux de mise en conformité dans un délai d'un an après l'acte de vente. L'acquéreur ne peut se prévaloir à l'encontre du propriétaire des informations contenues dans le diagnostic de performance énergétique qui n'a qu'une valeur informative.

ENVOI D'ECHANTILLONS
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Échantillons de mycélium ou de sporophores (fructifications), voir les deux, pour analyses :

Les échantillons de champignons à analyser, sont à adresser au Laboratoire de la SEMHV - 10, rue Gambetta F-88100 SAINT DIE DES VOSGES. Plus d'info

Le mycélium ou les sporophores (fructifications) doivent être prélevés délicatement, à l'aide d'une spatule, un couteau ou tout autre objet adapté, placés dans une pochette en plastique, ce qui est fortement conseillé, Bien séparer les échantillons dans des paquets différents.
Parfois il est nécessaire d'envoyer un morceau de bois (ou un autre substrat) où le mycélium est collé.
Ces échantillons peuvent être utilement accompagnés de photos (qui peuvent être transmises par courriel) et d'une petite notice donnant des précisions sur l'environnement du ou des prélèvements, à savoir :
Cave, étage, grenier
Prélèvement sur mur, plâtre, etc.
Prélèvement sur bois, résineux (pin, sapin, épicéa...), feuillus (chêne, frêne...), bois exotique...

Placer le tout dans une enveloppe gaufrée de préférence et transmettre par voie postale (ou colissimo, chronopost, etc.)

Les résultats d'analyses sont transmis dans les 24h à 48h après réception des colis, sous forme de rapport au format .pdf, par courriel (Format papier si souhaité) Voir Modèle .pdf ci-contre

Diagnostics champignons
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• Détermination, évaluation des champignons destructeurs des bois d’œuvre (Mérule, Coniophores, Polypores, Lenzites, Phellinus, Coprinus, Pleurotus, Lentinus, Donkioporia, Fibroporia, etc.)
Identifications, diagnostiques, conseils, traitements à effectuer.

• Détermination, évaluation des champignons parasites des arbres (Phellinus, Trametes, Inonotus, Fomes, etc.)
Identifications, diagnostiques, conseils, traitements.
L'intérêt fondamental du repérage des champignons lignivores pour l'évaluation des risques mécaniques des arbres réside dans les informations qu'elle peut apporter sur les effets mécaniques des pourritures. La présence de pourriture dans les arbres est un problème majeur vis-à-vis de la sécurité du public, car il en résulte souvent, un affaiblissement du tronc, des branches ou des racines, qui accentue le risque de rupture de façon notable. (Voir la page CHAMPIGNONS PATHOGENES)

• Détermination, évaluation des champignons comestibles et toxiques.
Identifications, syndromes toxicologiques. (Voir la page MYCOTOXICOLOGIE)

• Inventaires mycologiques (ZNIEFFF, réserves biologiques, réserves naturelles, inventaires régionaux, etc.)
Elaboration des listes des espèces fongiques déterminantes pour un habitat ou un groupe d'habitats.

• Conseils en culture du Shiitaké ou Lentin du chêne (Voir page Culture de champignons).

• Encadrement de groupes naturalistes, séminaires, week-end d'étude et ou de prospection.
On parle Mérule
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La Mérule se déploie dans l'Est de la France

C’est un champignon féroce qui cause de gros dégâts aux bâtiments dans l’Ouest de la France. Selon le mycologue Patrick Laurent, la mérule se propage dangereusement dans notre région et dans l'Est de la France.
Actualité dans le journal l'Alsace du 5/07/2012 - Article du 05/07/2012 à 05:00 par Élisabeth Schulthess 


    « Elle s’installe depuis deux ou trois ans dans l’Est », assure Patrick Laurent, président de la société mycologique des Hautes-Vosges. Il l’a repérée dans une vieille ferme vosgienne de Gérardmer tout juste rénovée, puis dans un bâtiment public de Toul que la Ville a décidé de raser tant il était attaqué. En Alsace, c’est à Marckolsheim et Benfeld qu’il a annoncé la mauvaise nouvelle aux propriétaires. 

    Car détecter la mérule dans une maison est souvent synonyme de grosses dépenses : « Les mérules se développent en attaquant le bois, le papier, le carton. Une infection non traitée peut conduire à des dégâts importants tels que l’effondrement d’un escalier ou d’une charpente. Quand elles sont bien installées, il est trop tard pour agir », explique le mycologue. 

    Ce champignon ressemble à du coton et se nourrit de cellulose. Ses plaques blanches et duveteuses se développent dans une atmosphère humide, confinée et sombre. Elles peuvent traverser des murs d’un mètre d’épaisseur. Installé en Normandie et en Bretagne depuis plusieurs années, ce fléau a gagné Paris et progresse maintenant vers l’Est. « C’est peut-être l’effet du réchauffement climatique. Ses spores se disséminent très facilement avec le vent », précise Patrick Laurent. 

    Dans les zones à risques avérés comme la Bretagne ou la Normandie, il est conseillé aux acquéreurs de biens immobiliers de demander au vendeur de faire établir un diagnostic, qui pour l’instant n’est pas obligatoire en cas de vente ou de location. Le développement visible de mérules peut n’apparaître que plusieurs mois après une contamination. D’où l’augmentation, dans l’Ouest, des litiges et procédures tendant à engager la responsabilité du vendeur. 

    Si dans l’Ouest nombre de cabinets de diagnostic ont leur expert en mérules, les spécialistes sont encore rares dans notre région. En Alsace, Patrick Laurent effectue des expertises sous couvert de l’association de mycologie qu’il préside. Dans sa maison de Wisembach, un village vosgien tout proche de Sainte-Marie-aux-Mines, il a installé son laboratoire d’analyses mycologiques. 

    Il prodigue ses conseils : « A titre préventif, il faut veiller à la bonne ventilation des locaux, à éviter les fuites d’eau. À titre curatif, il faut s’adresser à des entreprises certifiées qui traitent dans les normes, par voie chimique, par assèchement du bâtiment. » Les matériaux suspects ou attaqués doivent être détruits. Enfin, inutile de verser de l’eau de javel sur la mérule : cela accélérerait sa croissance.

A voir dans le Journal l'ALSACE :
 La Mérule en ALSACE

A voir sur FR3 Alsace :
La Mérule, un fléau en ALSACE
Par France3Alsace
Egalement appelée "Lèpre des maisons", la mérule a fait son apparition depuis deux à trois ans dans l'Est de la France. Originaire du nord des Etats-Unis, elle s'attaque aux maisons le plus souvent inoccupées, car pour qu'elle se développe, il faut que 3 conditions soient réunies : obscurité, humidité et absence de ventilation.
Reportage d'Arnaud Rapp, Thierry Sitter et Xavier Chatel.

A voir dans VOSGES MATIN :
La Mérule en Lorraine et Migration dangereuse de la Mérule
A voir dans L'EST REPUBLICAIN : Il faut tout casser

La Mérule dans la BIBLE !
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    Les problèmes causés par les champignons domestiques et destructeurs du bois ne datent pas d’hier ! 
    On trouve déjà des conseils pour y remédier dans la Bible et plus précisément dans le chapitre 14, versets 33 à 48 du Lévitique qui aurait été écrit par Moïse au XVe siècle avant Jésus-Christ. 
    Mais plus proche de nous, la mérule a été un des ennemis les plus redoutables de la Royale-Navy anglaise. Coggins (1980) rapporte qu’une commission navale créée en 1609 par le Roi James premier recommanda de tremper les troncs d’arbres afin d’en extraire la sève, de les faire sécher à l’air et au soleil et enfin de les conserver durant un certain temps empilés, avant leur utilisation en vue de la construction de bateaux.     
    Ces conseils n’ayant pas été suivis, la flotte a eu à subir de gros dégâts durant au moins trois siècles. Le cas le plus célèbre est celui du Queen Charlotte, le premier navire de guerre à porter 110 canons qui était déjà fortement attaqué mais néanmoins lancé en 1810. Il a pourri si rapidement qu’il fallut le reconstruire avant même qu’il ne soit commissionné.
    Les problèmes continuent de nos jours et l'Est de la France semble plus touchée qu'il n'y parait !

Serpula lacrymans - Mérule
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Serpula lacrymans (Mérule)

Ecologie de Serpula lacrymans (Schum) S.F Gray,
champignon xylophage.

Nutrition
Les champignons sont des organismes hétérotrophes ne possédant pas de chlorophylle, ils ne peuvent pas élaborer de matières carbonées (sucre, graisse, ...) à partir du CO2 atmosphérique. Pour leur nutrition, ils doivent donc vivre des produits synthétisés par d'autres organismes qu'ils absorbent à travers la paroi de leur appareil végétatif (absorbotrophie).

Humidité
Le taux optimal se situe entre 35 et 50% pour la majorité des champignons lignivores. Cependant, certains peuvent se développer à partir de 22%, comme Serpula lacrymans (Schum) S.F Gray ou Mérule. Le taux d'humidité d'un bois est directement lié à sa capacité de reprise en eau et aux conditions extérieures. Dans la pratique, les pièces placées en condition normale sous nos climats ont un point d'équilibre inférieur à 22 %. Une alternance de périodes sèches et humides sont favorables au développement de certains champignons lignivores, notamment Gloeophyllum sepiarium (Lenzites sepiara) ou Lenzite des clôtures.
Température 
La plupart des champignons sont mésophiles, c'est à dire, qu'ils se développent autour de 20°C. Ils résistent remarquablement bien aux basses températures qui semblent même favoriser la croissance, une fois les conditions normales rétablies. Les spores soumises à des températures de l'ordre de 80°C survivent. Les mycéliums sont tués aux environs de 55°C.

Lumière
Contrairement aux végétaux chlorophylliens, la lumière n'est pas indispensable à la croissance des champignons. Néanmoins, pour développer des sporophores, c'est à dire fructifier, un peu de lumière est indispensable. Quelques minutes suffisent. Il semblerait que les Mycètes utilisent surtout la partie supérieure du spectre visible (les bleus).

Oxygène
Les champignons sont des organismes aérobies. L'oxygène est donc indispensable à leur développement. Ils sont cependant assez peu exigeants. Certains champignons peuvent exploiter l'oxygène dissout dans le substrat.

Description
Nom scientifique : Serpula lacrymans (Schum) S.F Gray
Nom commun : Mérule des maisons ou Mérule pleureuse, champignon ou lèpre des maisons (employé au masculin comme au féminin).

La forme végétative, lorsqu'elle croît sur un support suffisamment humide a l'aspect d'un feutrage blanc, épais et cotonneux. Cette forme luxuriante, lorsque l'eau se fait plus rare décroît en épaisseur et devient plus coriace. Elle acquiert alors une coloration gris sale parfois marbrée de beige ou de violet. 

    Le champignon étend rapidement des cordonnets appelés syrrotes (et non des rhizomorphes, comme trop souvent employé dans la littérature même "spécialisée") destinés à lui apporter de l'eau. Gris bruns, leur diamètre peut atteindre 8 mm. Ce réseau très ramifié mesure parfois plusieurs mètres de long. 

    Lorsque les conditions sont réunies, la Mérule fructifie. Les sporophores (fructifications) de grande taille ont l'aspect de plaques adhérentes au support. Leur contour est sinueux. La marge est blanche et le centre ridé, visqueux est de couleur rouille soutenue. Cette teinte est conférée par les innombrables spores très volatiles. L'odeur du champignon est désagréable et légèrement fétide avec l'âge.

    La Mérule se nourrit du bois et se propage en le détruisant, en lui faisant perdre toute rigidité, d’où un danger d’effondrement si elle s’attaque à des poutres ou des escaliers où elle provoque une pourriture cubique à fractures profondes.
Le champignon doit trouver des conditions idéales pour s’étendre. Il trouvera un terrain favorable dans les locaux obscurs, humides, mal aérés et où la température est régulière. 

    Si le terrain n’est plus favorable, la mérule n’arrêtera pas sa progression : quand elle aura épuisé les réserves de bois elle se propagera à travers la maçonnerie pour s’attaquer à d’autres boiseries même sèches. Ce sont ses syrrotes qui achemineront l’eau depuis la source d’humidité. Ainsi, une maison mitoyenne saine peut être sujette à une invasion de mérule. 

    En outre, si elle ne trouve plus les conditions nécessaires à sa croissance, elle peut parfois rester à l’état de latence et pourra recommencer à s’étendre lorsque les conditions seront à nouveau présentes.
De là la nécessité de ne pas négliger une attaque de mérule, surtout ancienne.

BIOLOGIE
• Humidité du bois : minimum de 22 % et optimum à 35 %
• Température : de 5°C à 25 °C, mais optimum entre 19°C et 21°C
• Atmosphère confinée indispensable
• Obscurité favorisante
• Toutes les essences de bois sont susceptibles d’être attaquées, mais la préférence est au résineux (Pin, sapin et épicéa).

COMMENT SAVOIR S’IL Y A DE LA MERULE ?

Quelques indices doivent attirer votre attention :
1. Présence d’une source d’humidité (chéneau ou gouttière défectueuse, fuite d’eau, moisissures)
2. Déformation et bombement des plinthes, de lambris bois, du bois de chambranle ou châssis
3. Présence de filaments blancs sur de la maçonnerie (ne pas confondre avec du salpêtre qui tombe en poussière quand on le touche)
4. Forte odeur de champignon présente

LE TRAITEMENT DE LA MERULE

Avant toute chose, il faut obligatoirement supprimer la source d’humidité.
• Récréer une ventilation suffisante dans les lieux infestés
• Mettre à nu les maçonneries
• Remplacer les bois atteints
• Brûler les murs, brosser
• Traiter en profondeur les murs avec un fongicide spécial
• L’étendue et la nature du traitement seront déterminés lors de notre diagnostic.

Nous contacter au Tel : 03.29.57.39.13. - GSM 06.25.29.06.72. laurentmyco@gmail.com
ou laisser nous votre message à partir du module ci-dessous.


Mérule et réchauffement climatique
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Jeudi 26 janvier 2012

Le champignon Mérule attaque les charpentes des maisons lorraines avec le réchauffement climatique ! Plus d'info

En effet, nous observons une recrudescence de la présence de la Mérule dans les habitations de Lorraine, mais également d'Alsace et plus généralement du grand Est de la France. Le réchauffement climatique favorise sa croissance, mais pas seulement. Les nouveaux matériaux isolants comme la ouate de cellulose, posés dans de mauvaises conditions sont un champ de développement propice à la Mérule. Les nouvelles méthodes d'isolations dans des anciens bâtiments en cours de rénovations, sont de véritables pièges pour la Mérule qui trouve ainsi des conditions plus que favorables à son développement et donc à sa prolifération. La Lorraine et l'Alsace sont particulièrement touchées. PL
Mérule en migration dans l'Est
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Mycologie. 
Migration dangereuse de la Mérule 

Mycologue naturaliste, Patrick LAURENT lance une campagne d’information sur la Mérule, ce champignon destructeur dont la présence a été constatée dans la région de Saint-Dié-des-Vosges et dans le grand Est de la France. Plus d'info

En effet ce champignon est largement sous-estimé. La méconnaissance de ses capacités à s'installer dans un bâtiment et à détruire maçonnerie et bois, est souvent la source de dégâts importants et coûteux. Négliger la présence de quelques centimètres de filaments mycéliens sur un mur ou une boiserie, peut engendrer une infestation importante, voire catastrophique en quelques mois. D'où l'importance d'un diagnostic précis dès les premiers soupçons.
Mérule et isolation
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La mérule, champignon glouton 
Frédéric Tourneur

L'isolation prépare le terrain Plus d'info

Il y a constamment dans l'air entre 5 et 10 spores de mérule par mètre cube, et jusqu'à 100 en période de fructification. Il lui suffit d'un morceau de bois où elle puisse germer. « Il faut tout de même qu'il y ait une humidité anormale, précise Marc Jequel, du Centre technique du bois et de l'ameublement. Les champignons n'arrivent à germer qu'au-delà de 20 % d'humidité. Une fuite de chéneau ou de salle de bains, une vieille cave humide, et la mérule peut s'implanter. Mais, ces derniers temps, les cas se multiplient avec la rénovation des anciennes maisons. En calfeutrant toutes les aérations sous prétexte d'isolation, on prépare le terrain à la mérule. Ce champignon peut être aussi une conséquence des inondations. » On la repère en général lorsqu'elle fructifie, formant des parties charnues, molles, de couleur brun à jaune. Ce tapis mycologique contient plusieurs milliards de spores de couleur rouille. Pour arriver à produire ses graines, ce n'est pas moins de 35 kilogrammes de bois que la mérule aura décomposés...

La Mérule en Alsace-Lorraine
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La mérule des maisons pointe son nez en Alsace-Lorraine

Patrick Laurent dans son laboratoire de mycologie à Wisembach. Photo Thierry Gachon
C’est un champignon féroce qui cause de gros dégâts aux bâtiments dans l’Ouest de la France. Selon le mycologue Patrick Laurent, la mérule fait son apparition dans les régions de l’Est.

Journal Le Pays le 05/07/2012 à 05:00 Élisabeth Schulthess.
La Mérule en Alsace
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Champignon : La mérule des maisons pointe son nez en Alsace

« Elle s’installe depuis deux ou trois ans dans l’Est », assure Patrick Laurent, président de la société mycologique des Hautes-Vosges. Il l’a repérée dans une vieille ferme vosgienne de Gérardmer tout juste rénovée, puis dans un bâtiment public de Toul que la Ville a décidé de raser tant il était attaqué. En Alsace, c’est à Marckolsheim et Benfeld qu’il a annoncé la mauvaise nouvelle aux propriétaires.

Journal L'Alsace du 05/07/2012 - Élisabeth Schulthess
Mérule : Proposition de Loi
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ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

TREIZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 6 mars 2012.

PROPOSITION DE LOI
relative à l’instauration d’un diagnostic obligatoire sur la présence de la Mérule lors de la vente d’un bien immobilier, (Renvoyée à la commission des affaires économiques, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.) présentée par M. Alain GEST, député.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Le Serpula lacrymans, champignon lignivore plus connu sous l’appellation de « Mérule » est un véritable fléau pour les charpentes et boiseries des bâtiments et habitations. En effet, ce champignon qui se développe de façon impressionnante, jusqu’à 12 cm par semaine, peut vouer une habitation à la destruction mais également se propager dans une commune par le biais des bâtiments mitoyens.

Outre les dégâts causés au bâti, des études soulèvent la question des risques sanitaires notamment allergiques liés à la dissémination des spores.

La mérule se trouve plus particulièrement dans les zones géographiques où il y a un fort taux d’humidité notamment dans l’Ouest et le Nord de la France. Aujourd’hui une cinquantaine de départements ont été identifiés comme étant à risques. Cependant des cas de plus en plus nombreux sont diagnostiqués y compris en région parisienne. Ainsi, on dénombrait en 2006 de 2 000 à 3 000 chantiers de traitements de la mérule par an.

L’infection d’une habitation par la mérule peut engendrer des conséquences dramatiques pour ses propriétaires, que ce soit en terme de préjudice financier mais également quant à la nécessité d’un relogement au regard des risques pour la sécurité. Or aujourd’hui, les personnes confrontées à la présence de la mérule se trouvent particulièrement démunies.

En effet, aucune garantie ne couvre les dégâts engendrés sauf s’ils sont associés à un dégât des eaux.

Par ailleurs, lors de l’acquisition d’un bien immobilier, les acquéreurs ne peuvent en aucun cas se prémunir de la présence de la mérule et de ses conséquences puisqu’il n’existe aucune obligation légale pour le vendeur de réaliser un diagnostic technique.

Le seul recours possible est donc de faire constater par la justice l’existence d’un vice caché. En effet, la Cour d’Appel de Douai a reconnu dans sa décision du 14 mai 2007 que « la présence de la mérule, découverte à l’occasion de travaux d’embellissement, constitue un vice caché, de nature à engager, sur le fondement de l’article 1641 du code civil, la responsabilité du vendeur » sous réserve que cette présence n’ait pas été ignorée par ce dernier.

Or, l’issue d’un tel recours est aléatoire puisque la notion de vice caché est strictement encadrée et appréciée au cas par cas.

Dans un tel contexte et face à la détresse d’acquéreurs qui peuvent légitimement se sentir floués, il apparaît opportun d’instaurer un diagnostic technique obligatoire sur la présence de la mérule dans le bâti pour les transactions immobilières qui interviennent dans des zones à risques déterminées par décret.

C’est donc l’objet de cette proposition de loi que je vous invite à adopter.

PROPOSITION DE LOI

Article 1er

Après le 8° du I de l’article L. 271-4 du code de la construction et de l’habitation, il est inséré un 9° ainsi rédigé :

« 9° l’état relatif à la présence du Serpula lacrymans dans le bâtiment dans les zones à risques déterminées par décret en Conseil d’État. »

Article 2

Au premier alinéa du II de l’article L. 271-4 du même code, les mots : « et 8° » sont remplacés par les mots : « , 8° et 9° ».

Mérule et législation
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La jurisprudence considère que la présence de la Mérule peut, sous certaines conditions, constituer un vice caché de nature à engager la responsabilité civile du vendeur. La Mérule peut aussi être la conséquence d'une mal-façon ou d'un dégât des eaux couvert par les assurances.

Risques et traitement de la Mérule (ou autres champignons lignivores)

Les Mérules se développent en attaquant le bois. Une infestation non-traitée peut dès lors conduire à des dégâts importants, tels que l'effondrement des structures attaquées (escalier, charpente, murs...). La propagation des mérules se réalise par la dispersion des spores microscopiques se déplaçant dans l'air. A ce titre, ce champignon est très contagieux et la contamination d'une maison voisine représente un risque qu'il convient de prendre en compte. Le développement des mérules est également favorisé par divers facteurs dont le plus important est l'humidité du bois. A titre préventif, il est donc nécessaire de veiller à la bonne ventilation de votre bien immobilier ainsi qu'à la suppression des apports d'eau (comme les fuites par exemple, les infiltrations, les gouttières...) à l'intérieur du bâtiment. 
Il existe des entreprises spécialisées et certifiées dans le traitement curatif ou préventif des mérules. Ces professionnels procèdent à la destruction du champignon ou à la limitation de sa prolifération par différents moyens (produits chimiques, assèchement du bâtiment, ...). Ces mesures sont précédées par l'établissement d'un diagnostic que nous sommes en mesure d'effectuer. 

Vente et diagnostic mérule 

En cas de vente ou de location d'un bien immobilier, l'établissement d'un diagnostic concernant la présence de Mérules (ou d'autres champîgnons lignivores) n'est pas obligatoire (contrairement aux autres diagnostics imposés par la loi). Lorsque le bien est situé dans une zone à risques (Bretagne, Normandie, ...) et/ou présente des conditions favorables à la présence du champignon (bâtiment ancien, cave mal aérée, ...) il est néanmoins conseillé à l'acquéreur de demander au vendeur l'établissement d'un diagnostic. Le développement visible de mérules peut en effet n'apparaitre que plusieurs mois après une contamination. Il n'est donc actuellement pas obligatoire, pour un vendeur, de fournir, dans le dossier de diagnostic technique, un diagnostic sur les Mérules. 

Au regard du code du travail et de l'arrêté du 18 juillet 1994 fixant la liste des agents biologiques pathogènes, ce genre de champignon (Serpula lacrymans) n'est pas susceptible de provoquer une maladie infectieuse chez l'homme. Des allergies peuvent être contractées plus particulièrement par des personnes sensibles compte tenu de la quantité de spores diffusée dans l'air par les fructifications (plusieurs millions). Les conséquences sur la santé des occupants sont jugées moins graves que celles pouvant être provoquées par d'autres matériaux tels que l'amiante (asbestose, lésions de la plèvre, cancer du poumon, mésothéliome) ou le plomb (anémie, troubles digestifs, atteintes du système nerveux, saturnisme), qui font l'objet de diagnostics obligatoires. 

Par ailleurs, le développement de la Mérule provient de conditions anormales d'humidité. Si les occupants laissent la Mérule se développer pendant suffisamment de temps, des dégâts importants, tels que l'effondrement des structures en bois attaquées, peuvent être provoqués. Seuls quelques cas par an sont recensés. En général, des signes extérieurs conduisent les propriétaires à faire réaliser un traitement avant que les structures en bois ne cèdent. Compte tenu de ces possibilités de prévention, les conséquences sur la sécurité des occupants sont jugées moins importantes que celles pouvant être occasionnées par des installations intérieures de gaz ou d'électricité. 
Néanmoins un diagnostic complet revient nettement moins cher, que les réparations à envisager en cas d'infestation par la Mérule, encore dénommée Lèpre des maisons. 

D'après une réponse publiée au JO de l'assemblée nationale le 07/09/2010
RECOMMANDATIONS
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Préconisations générales à respecter en zone exposée aux développements mycéliens des bois d’œuvre :



Prévoir de rétablir une ventilation conséquente et adaptée aux lieux.

Mesures pour remédier aux causes : mise hors d’eau, assèchement, ventilation (une simple aération avec entrée et sortie suffit souvent).



Mesure pour remédier aux conséquences : 
    1. Traitement curatif et/ou préventif fongicide sur maçonneries et boiseries avec remise en état des locaux. 
    2. Le stockage de bois et de matériaux cellulosiques est à proscrire dans les caves communes ou privatives. 
    3. Entretien régulier des gouttières, écoulements divers et des zingueries d’étanchéité. 
    4. Entretien régulier des jointoiements entre boiseries et remplissages muraux. 
    5. Entretien et contrôle régulier des alimentations et évacuations d’eau. 
    6. Couverture et équipements sanitaires doivent être étanches et contrôlés régulièrement.

Conseils d’ordre général : 

    Tout dégât des eaux, fait générateur indispensable au développement de champignons, doit dans les plus brefs délais être déclaré à votre assureur, les travaux ne doivent pas se limiter seulement à la remise en état esthétique, mais également par la mise en place de déshumidificateurs adaptés, voire l’ouverture des plafonds et des doublages muraux pour assèchement rapide de toute la zone concernée, qu’il est plus facile ainsi de délimiter, d’assécher et d’assainir dans un court délai. 
    Le traitement devra être réalisé par une entreprise spécialisée et reconnue dans le domaine du traitement de l’humidité et des bois; celle-ci interviendra sous sa seule responsabilité quant à la méthodologie, l’étendue du traitement et les produits utilisés. 

    Une bonne ventilation doit être maintenue dans les sous-sols qui ne doivent pas être transformés en zone habitable au risque, de voir l’humidité naturelle ne pouvant plus s’équilibrer dans cette partie basse normalement ventilée, remonter dans les murs périphériques au niveau du plancher du rez-de-chaussée, ceci devenant préjudiciable à la propriété ou copropriété toute entière ; à moins que ne soit mis en place et conservé en fonctionnement un système spécifique adapté du type ventilation par insufflation permanent entre les encoffrements muraux et les murs périphériques. 

    Suivant la localisation du traitement et de l’importance des travaux : l’avis d’un architecte pour évaluer la procédure de remise en état des locaux en coopération avec les différents corps d’état, entreprise générale et société de traitement des bois et de l’humidité semble être la 1ère étape de l’engagement de travaux. 
    Pour les immeubles se trouvant dans une zone à risque connue concernant la présence de mérule, une visite de contrôle annuel de toutes les parties communes et privatives serait la meilleure garantie de préservation du patrimoine de chacun des copropriétaires surtout lorsque de nombreuses parties privatives restent fermées non ventilées pendant de très longues périodes.

Communiqué de presse
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Paris, 14 juillet 2011

La mérule démasquée

Des équipes de l'INRA et du CNRS ont caractérisé le mécanisme de dégradation du bois d'un des champignons les plus dévastateurs, Serpula lacrymans, communément appelé la Mérule pleureuse. Cette découverte ouvre la voie à l'élaboration de nouvelles techniques de lutte contre ce parasite et pourrait fortement intéresser le secteur de la bioénergie. Ces résultats sont publiés dans la revue Science du 14 juillet 2011. La mérule est un champignon xylophage très répandu mais discret en forêt où il détruit les souches de feuillus comme de conifères. C'est cependant un redoutable colonisateur du bois œuvré. Il touche préférentiellement les charpentes, les escaliers et le bois d'œuvre de manière générale. Lorsque le champignon est visible cela signifie en général qu'il est trop tard. En effet, son développement se fait dans des conditions d'obscurité et de faible ventilation, ce qui rend souvent sa détection précoce difficile. La pourriture apparaît dans l'ultime phase de dégradation et les dégâts sont alors considérables, voire irréversibles.Dans le cadre d'un vaste projet de séquençage d'une cinquantaine de génomes de champignons forestiers, mené par le Joint Genome Institute, des chercheurs de l'unité Inra/Université de Nancy « Interactions Arbres/Microorganismes » associés à des équipes de l'unité CNRS/Universités Aix-Marseille 1&2 « Architecture et Fonctions des Macromolécules » et des Universités de Swansea et Oxford, ont analysé la séquence génomique de S. lacrymans.

En comparant le répertoire de gènes de plusieurs champignons dégradant le bois, les scientifiques ont pu caractériser le mécanisme de dépolymérisation de la lignine chez la mérule. La plupart des champignons utilisent des enzymes pour dégrader le bois. Par contre, les pourritures brunes, dont fait partie la mérule, produisent dans les premières étapes de la destruction du bois de grandes quantités de radicaux libres hydroxyles. Ces derniers provoquent une réaction très puissante qui permet de casser la couche de lignine et d'atteindre la cellulose, dont se nourrit le champignon.Ces résultats apportent également une meilleure compréhension de l'évolution des champignons forestiers et de leur l'écologie. La connaissance du mécanisme d'action en jeu dans la dégradation du bois par la mérule favorisera la mise au point de moyens de lutte contre ce champignon, véritable fléau du bâtiment. Ces résultats ont aussi un intérêt pour le secteur des bioénergies, la dégradation des polymères du bois étant un processus important dans la fabrication de biocarburant.

Références :
The plant cell wall decomposing machinery underlies the functional diversity of forest fungi. Science, 14 juillet 2011
D.C.Eastwood, D.Floudas, M.Binder, A.Majcherczyk, P.Schneider, A.Aerts, F.O.Asiegbu, S.E.Baker, K.Barry, M.Bendiksby, M.Blumentritt, P.M.Coutinho, D.Cullen, R.P.de Vries, A.Gathman, B.Goodell, B.Henrissat, K.Ihrmark, H.Kauserud, A.Kohler, K.LaButti, A.Lapidus, J.L. Lavin, Y-H.Lee, E.Lindquist, W.Lilly, S.Lucas, E.Morin, C.Murat, J.A.Oguiza, J.Park, A.G.Pisabarro, R.Riley, A.Rosling, A.Salamov, O.Schmidt, J.Schmutz, I.Skrede, J.Stenlid, A.Wiebenga, X.Xie, U.Kües, D.S.Hibbett, D.Hoffmeister, N.Högberg, F.Martin, I.V.Grigoriev, S.C.Watkinson 

Sporées de Mérule
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Spores rouilles de la Mérule piégées par une toile d'araignée, véritable foyer pour de prochaines germinations et infestations.
Cette sporée de couleur brun rouille, semblable à la poussière de brique, est caractéristique de la Mérule et doit être recherchée sur toutes les surfaces aux alentours du sporophore. La microscopie révèle des spores, jaune à rouille, lisses, elliptiques avec un apicule qui mesurent 9-13(14) x 4,5-8 µm. Les basides (30-40 x 6-10 µm) sont tétrasporiques et possèdent des boucles à la base. On trouve parfois des éléments stériles fusiformes (50-80 x 5,5-8 µm) entre les basides.
Réseau mycélien
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Ce qui se cache derrière un plinthe !
La Mérule est responsable d'une pourriture sèche, cubique et de coloration brun rouge sur les bois attaqués, par sécrétio d'enzymes (endoglucanases et hémicellulases) qui dépolymérisent la cellulose et l'hémicellulose, tandis que la dégradation de la lignine reste limitée. Ce type de pourriture cubique est dû au clivage du bois selon ses trois dimensions donnant des cubes ou des parallélépipèdes. Des dislocations ont lieu entre les cellules de la lamelle moyenne et conduisent à une perte de cohésion des éléments du plan ligneux : le bois perd toute résistance mécanique. Seule subsiste la lignine déméthylée, responsable de la couleur brune. Le bois, sec au toucher, se présente sous forme de petits cubes qui se réduisent en poudre sous la pression du doigt.
Visible au dessus
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Dans une visite à domicile récente en Alsace, voici ce que l'on pouvait observer sur un plancher, apparemment sain, dans une ancienne maison de style alsacien, rénovée. On voit le sporophore de la Mérule qui se développe en prenant support sur le plancher et la plinthe.

Les Dessous cachés
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Une fois le plancher retiré, voici ce que l'on peut découvrir en dessous. Les syrrotes (rhizomorphes) et le mycélium se développent sournoisement sur des m², dévorant toute la cellulose du bois qu'ils trouvent sur leur passage.

Hyphes végétatifs du Mycélium
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Mycélium septé et bouclé de la Mérule, colonisant le bois

Progression des Hyphes
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Progression des hyphes végétatifs du mycélium de mérule, capable de transporter l'eau.
Hyphes squelettiques
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Hyphes génératrices que l'on retrouve à la base des sporophores et dans le mycélium. On remarque les septum (ou cloisons) et les boucles (anses d'anastomoses) caractéristiques. Des cristaux d'oxalate de caltium peuvent être observés autour des hyphes, dans les préparations pour une microscopie optique.

Cristaux dans le mycélium
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Cristaux d'oxalates de calcium retrouvés dans les préparations d'analyses de mycélium de Serpula lacrymans
Hyphes bouclées
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Hyphes à boucles simples
Signes de présence de la Mérule
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Signe de présence de la Mérule

Le parquet est boursouflé, décoloré par endroit.
Indices de la Mérule confirmés
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Les signes ci-contre faisait penser que la mérule était présente.

Le mycélium a décomposé l'ensemble du parquet en travaillant de façon cachée, dans le confinement de l'air, profitant d'une humidité par remontée capilaire, et dans l'obscurité la plus totale.

Sporée = danger pour la santé
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On observe ici sur la photo, un dépôt considérable der spores brun rouille, qui maculent le dessus de cette citerne blanche. Ce sont plusieurs milliards de spores qui se sont déposées, ici et ailleurs dans cette cave, jusqu'à l'étage de la maison.

Dans les cas où les dépôts de spores sont très importants, ils est nécessaire de faire évacuer les habitants du bâtiment et de faire prendre des mesures sanitaires, aux ouvriers chargés du nettoyage et de la rénovation, pour eux, leur santé et celle de l'environnement.

Mycélium caché dans le bois
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Le mycélium s'insère dans les fissures du bois, que ce soit comme ici dans un tronc d'arbre en pleine nature, mais aussi bien dans le bois œuvré des maisons. C'est bien cette partie invisible, mais active, qui détruit le bois en consommant de préférence la cellulose dans le cas de la mérule.

Apparence du mycélium
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Le mycélium devient visible, ici en blanc, sur la surface du bois qui est déjà craquelé, donnant cet aspect caractéristique de la pourriture cubique au bois ayant perdu toute sa résistance physique.

Attention aux gros dégâts
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Dans tous les cas

N'attendez pas la catastrophe, pour faire excuter un diagnostic.
Plus vite un champignon est détecté, plus vite il est identifié et plus il est facile de le traiter en vue de son éradication.
Risque pour la Santé
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Effets sur la santé
Lorsque les spores de la mérule, présentes dans votre air ambiant, sont inhalées, elles provoquent diverses maladies respiratoires. De la simple allergie, en passant par la sinusite, l'otite ou encore la bronchite, mais elles peuventt aussi provoquer de l'asthme.

Les personnes à risque
Les personnes à risque sont généralement des individus dont les défenses immunitaires sont les plus faibles, à savoir les nourrissons, les enfants, les personnes âgées et les personnes immunodéficientes (défenses immunitaires fragilisées).

Les effets après inhalation de poussières restent controversés et des études doivent être menées afin de mieux évaluer le risque.
Il est donc nécessaire d'une part de caractériser au mieux les habitations étudiées d'un point de vue contamination fongique (moisissures, mycotoxines, mérule), et d'autre part d'évaluer les effets toxiques des bioaérosols et des isolats fongiques collectés (évaluation de la mutagénicité par un test bactérien et recherche d'adduits d'oxydation à partir de cellules pulmonaires).

En raison du manque de connaissances sur la qualité de l'air des habitations atteintes par la mérule (et plus généralement sur la qualité de l'air intérieur). Nos questions sont les suivantes : y-a-t-il d'autres espèces fongiques (moisissures) présentes, y-a-t-il certaines espèces récurrentes dans l'air de ces habitations, y-a-t-il des espèces toxinogènes, retrouve-t-on des spores de mérule dans l'air ?

Il s'agit de définir le profil fongique des habitations contaminées par la mérule : identification et quantification des espèces fongiques, recherche de spores de mérule dans l'air, recherche de mycotoxines éventuelles, évaluation des effets génotoxiques des prélèvements d'air et des isolats fongiques collectés. Les habitations suivies font également l'objet d'un questionnaire "habitation" (structure de l'habitation, matériaux,...) et un questionnaire "habitant" (santé). Une équipe de recherche et d'études en mycologie (EREM) et le GRECAN (Groupe régional d'études sur le cancer) lancent une étude dans le cadre du projet MYCOAEROTOX. Un projet financé par le MEEDDM, le ministère de l'écologie, dans le cadre du programme Primequal 2 (ndlr : programme de recherche interorganisme pour une meilleure qualité de l'air à l'échelle locale)  2011. Il est impératif de pouvoir continuer ce projet sur du plus long terme afin d’augmenter le nombre d'habitations enquêtées et développer des indicateurs de la contamination fongique qui pourraient être utilisés pour évaluer la qualité de l'air en milieu intérieur.

Problèmes de santé pouvant être causés par les champignons des maisons

Les problèmes de santé résultant de la présence de champignons dans les bâtiments sont divers (Lacey 1994, Chasseur et al. 2004). Ils touchent presque toujours les voies respiratoires et sont plus importants chez les personnes ayant des problèmes d’allergie : irritations des muqueuses, rhinites et bronchites allergiques, asthmes, mycoses et alvéolites allergiques, dermatites, conjonctivites, … Sauf dans les cas de dermatites et conjonctivites, ils sont généralement la conséquence de l’inhalation de petites particules fongiques telles que les spores et les conidies. Ils peuvent également être dus aux composés volatils (comme la géosmine, qui donne l’odeur de moisi) ainsi qu’aux mycotoxines, ces dernières pouvant elles-mêmes être transportées par les spores notamment dans le cas des Mérules.

Contact DIAGNOSTIC champignons lignivores
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Zones infestées
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Départements (en jaune, orange et rouge) infestés par la Mérule en France. Carte mise à jour au premier janvier 2014 par nos services.

Loi ALUR
Vign_LOI_ALUR

La Loi ALUR du 24 mars 2014, rend obligatoire la déclaration en mairie, pour le locataire ou propriétaire, voire le syndic, d'un bâtiment, de la présence de la mérule.

Le maire informe le préfet des cas dans sa commune 

Le préfet défini ensuite les zones déclarées atteintes.

Nous restons à la disposition des professionnels et des particuliers, sur ces nouvelles dispositions obligatoires.

A ce jour, seuls 3 lots cadastrés de la ville de Lyon, sont déclarés en zone à risque en France !!!

Communes touchées Als/Lor
Liste des communes ayant connu des cas de mérule en Lorraine et en Alsace en 2012 et 2013. Ne concerne que les cas connus ou traité par la SEMHV.
Liste communes Coniophore
Cas de Coniophores traités en Alsace et Lorraine par la SEMHV
ECHANTILLONS pour analyses
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Types d'échantillons qu'il est possible de faire analyser.

Fragments de bois, incrustés ou infestés de mycélium.
ENVOI de sporophores
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Echantillon d'un sporophore (une "galette") de Mérule, transmis dans une pochette en plastique, qui a conservé tous les caractères organoleptiques nécessaires à sa détermination, tant macroscopique que microscopique.
Pourquoi un diagnostic ?
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Pourquoi faire un diagnostic Mérule ? 

Le diagnostic effectué par un mycologue indépendant est primordial et c'est la première étape pour lutter contre ce fléau. Le mycologue va déterminer qu'elle espèce est présente dans le bâtiment, il va donc pouvoir ensuite déterminer le type de pourriture à combattre. Souvent aucun sporophore n'est développé et on reste en présence du seul mycélium qu'il est impossible de déterminer sans un examen microscopique approfondi. C'est la raison pour laquelle le mycologue effectue plusieurs prélèvements pour être ensuite analysés dans son laboratoire. C'est seulement en fonction des résultats obtenus en laboratoire, additionnés aux observations sur le terrain, avec plusieurs sondages afin de déterminer la position des champignons et surtout de leur mycélium en principe invisible, qu'il rédige son rapport.

Le sapiteur s'appuiera ensuite sur ce diagnostic pour effectuer ses travaux, ou a défaut le client lui-même en respectant les conseils du mycologue, dans son rapport de diagnostic, dans lequel il aura pris soin d'inclure une note "santé".

Les professionnels (Sapiteurs, entreprises de rénovation, experts judiciaires ou experts en bâtiment, syndics, agences immobilières, cabinets d'architectes, notaires ou huissiers ayant la gestions d'immeubles, organismes publics ou privés) et les particuliers peuvent également adresser des échantillons pour analyse, afin de s'appuyer sur une base scientifique, avant d'envisager les travaux à effectuer en vue de l'éradication du champignon, qui aura donc été préalablement correctement identifié.

NOTES :

1° - Lors d'une transaction immobilière, en matière de risque pour les structures et les éléments constructifs en bois, la loi prévoit uniquement l'obligation d'informer un acquéreur sur la présence de termites dans un bâtiment (dans certaines zones géographiques déclarées infestées ou susceptibles de l'être). Cependant, la jurisprudence considère également que la présence de Mérule dans un bâtiment peut constituer un vice caché dont le vendeur doit informer l'acquéreur. A défaut, la responsabilité du vendeur peut être engagée.
2° - Identifier le champignon, afin d'orienter le sapiteur sur les traitements à envisager.
3° - Permettre de connaître le type de pourriture engendrée et ainsi pouvoir estimer l'ampleur des dégâts et la nature des travaux à envisager.
4° - Connaître les risques pour la maison (ou le bateau) touché et ses risques sur la santé de ses occupants.

La réalisation d'un diagnostic Mérule (ou autres champignons lignivores) permet d'assurer ces informations.

Cette photo montre l'attaque d'une Mérule (mycélium) sur un mur d'agglomérés en ciment. Les syrrotes (rhizomorphes) déstabilisent le liant entre les agglos !

Qu'est-ce qu'un diagnostic ?
Vign_Merule_sur_meuble

Qu'est-ce qu'un diagnostic mycologique ?

• Un diagnostic mycologique est une inspection qui a pour objectif de détecter la présence de mérules ou d'autres champignons lignivores et de déterminer si le bien présente des indices d'infestation de champignons lignivores et xylophages. Ils sont déterminés à l'aide d'un examen visuel et de sondages non destructifs sur les éléments visibles et accessibles lors de l'inspection sans démontage ni dépose. La confirmation de l'espèce s'effectue par un examen macroscopique et microscopique indispensable dans notre laboratoire.

• Le rapport qui sera remis indique, pièce par pièce, la présence ou l'absence d'indices d'infestation, le genre et si possible l'espèce responsable, la nature de la pourriture (brune cubique, blanche fibreuse, molle ou alvéolaire. Les conclusions sont accompagnées de recommandations pour permettre au vendeur et à l'acquéreur ou au propriétaire du bien de savoir quelle attitude adopter.

• En présence d'indices d'infestation de mérules ou de champignons de pourriture cubique, fibreuse ou molle (selon le cas), il sera recommandé de faire réaliser un devis pour déterminer notamment :
- les mesures à prendre pour assainir le bâtiment, assurer la solidité de l'ouvrage et la sécurité des occupants,
- la nécessité d'un traitement fongicide et ses modalités.
- les risques pour la santé.

La photo montre une attaque de Mérule Serpula lacrymans sur un meuble, par les cordons mycéliens provoquant une pourriture cubique.

Analyse mycologique
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Pertinence d'une analyse mycologique

Aucune analyse mycologique n'est crédible, si elle ne comporte pas d'examen microscopique.
Pour certifier l'existence ou la présence de telle ou telle espèce de champignon, en l'occurrence des champignons xylophages ou lignivores qui nous intéressent ici, l'analyse doit comporter impérativement :

1° - un examen macroscopique approfondi : Forme, aspect, couleur, odeur, (éventuellement saveur), environnement...

2° - un examen microscopique : du mycélium, du sporophore, des spores, etc.

Sans cela le diagnostic ou l'analyse ne peuvent être qu'approximatifs, ce qui laisse place à tous les abus en matière de traitement.

Identification génétique ADN
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Séquençage ADN

Nous proposons le séquençage ADN afin de déterminer l'identité génétique des champignons lignivores, récoltés dans les batiments. Ainsi, en cas de litige, si le champignon éradiqué par une entreprise réaparait, il est possible de savoir si c'est la même souche ou un autre individu.

Si c'est la même souche, sa réaparition peut être de la responsabilité de l'entreprise qui a effectué les travaux, souvent pris en charge par l'assurance de cette entreprise.

Si il s'agit d'un autre individu, c'est la faute à "pas de chance", et l'entreprise qui a effectué les travaux ne peut être mise en cause.

Le séquençage ADN est également utile, quand, dans un batiment nous n'obtenons que du mycélium et pas de sporophore (fructification), il est alors souvent nécessaire d'avoir recours à la biologie moléculaire, afin de préciser l'espèce.

Délais d'obtention des résultats :

Pour une identification traditionnelle sous microscope optique, les résultats peuvent être obtenus sous 24 à 48 h, suivant la propreté des échantillons récoltés ou reçus.

Pour une identification génétique, il faut compter un délai d'une semaine à 20 jours, suivant les cas et la charge de travail.

Un laboratoire embarqué
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Pour un diagnostic et une détermination rapides, sur des longues distances, nous nous déplaçons en camping-car, avec un laboratoire embarqué. Le rapport est alors remis immédiatement après la visite et l'ananlyse microscopique.

A qui faire appel ?
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A qui faire appel pour réaliser un diagnostic champignons xylophages ou lignivores ?

Pour faire réaliser un diagnostic Mérule (ou autres champignons destructeurs) dans les meilleurs conditions, il faut faire appel à un professionnel du diagnostic répondant aux critères suivants :

• respecter une méthodologie définie,
• n’avoir aucun lien direct ou indirect avec des entreprises ou des artisans susceptibles de réaliser des travaux ou des traitements.

Le diagnostiqueur doit être indépendant. Il peut adresser son diagnostic soit au propriétaire, vendeur, acquéreur demandeur, mais aussi aux experts en bâtiment, experts judiciaires et bureaux d'études, etc.

Nos diagnostics sont réalisés après analyses scientifiques, macroscopiques et microscopiques, des mycéliums ou des sporophores,  dans notre laboratoire, sans intermédiaire. Une analyse qui ne répond pas à ces critères scientifiques, n'est pas crédible.

La photo montre des plaques de mycélium (cordons blanc crème) sur un mur en béton. Le mycélium peut traverser ce mur, ou s' acroître le long de sa paroi, pour aller décomposer la cellulose des bois environnants.

Mycélium de Mérule
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Mycélium blanc, ouateux et cotonneux de la Mérule

Les hyphes du mycélium forment en général une toile membraneuse, blanchâtre ou grisâtre, se présentant parfois sous forme de palmettes à la surface de différents supports.

Ce mycélium secondaire exsude souvent des gouttelettes liquides et translucides semblables à des larmes, d'abord translucides, puis jaune doré et enfin orange à rouge-orange, d'où le nom spécifique de lacrymans et le nom français de Mérule pleureuse. Cette exsudation résulte de son système de régulation permettant d'évacuer l'excédent d'humidité.
Sporophore de Mérule
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Apparition du sporophore de la Mérule, sur un plancher.

Le sporophore est très polymorphe selon la forme et la position du support. Sur des supports horizontaux, il prend un aspect résupiné (collé à plat), voire étalé-réfléchi, mesurant jusqu'à plusieurs dm de longueur pour une épaisseur dépassant parfois le centimètre et possède la consistance d'une crêpe.

Lorsqu'il se développe sur des supports verticaux, il peut former des consoles jusqu'à deux cm d'épaisseur et dix cm de projection. Les sporophores présentent un hyménophore (partie fertile) jaune orangé à rouille, plissé-ridulé dit mérulioïde et parfois irrégulièrement poroïde ou hydnoïde.

La marge stérile d'aspect feutré est blanche devenant jaunâtre dans l'âge.

Le sporophore possède une consistance cotonneuse, élastique, molle mais très résistante.

L'odeur des jeunes échantillons est fongique, plutôt agréable, devenant forte et désagréable chez les vieux exemplaires, surtout dans ces endroits confinés.

Alerte à la Mérule
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JT TF1 - Alerte à la mérule !

www.wat.tv › Tous les journaux télévisés de TF1

29 mars 2010
La mérule sévit dans le grand ouest et gagne du terrain en France. ... jt_tf1_20h vous propose de découvrir ...
Mérule dévastatrice
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Dimanche 4 novembre 2012, zone interdite (M6) a diffusé un reportage sur la mérule. La vidéo

« Il y a les galères impossibles à prévoir. Causées par exemple, par un mystérieux champignon : la mérule. Un véritable traumatisme pour Christine et Abdel. Installés depuis 15 ans dans une maison qu’ils venaient de finir de payer, ils ont découvert avec horreur qu’elle était rongée par la mérule, un champignon surnommé la « lèpre des maisons« . Pour l’éradiquer, il faut tout casser, traiter, puis reconstruire. En France, la mérule ne fait pas partie des diagnostics obligatoires quand on achète. Mais surtout c’est un fléau qui n’est pas couvert par les assurances. Christine, Abdel et leur fils se retrouvent à la rue, traumatisés. Comment vont-ils faire pour reconstruire leur maison ? Un incroyable combat contre cet « alien des maisons » dont les équipes de Zone Interdite ont été les témoins pendant deux ans. »
La Mérule
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Le sporophore, en quelque sorte la fructification du champignon, s'étale sur le plancher en bois et les plinthes peintes.

Mérule à l'extérieur
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Contrairement aux idées reçues et à tout ce que l'on peut lire dans les ouvrages ou sur les sites Internet plus ou moins sérieux, la Mérule peut développer des sporophores à l'extérieur, et par voie de conséquence du mycélium.

Même si ces cas restent rares, il n'en reste pas moins vrai que nous avons plusieurs cas dans l'Est de la France, où des sporophores se sont développés à l'extérieur d'habitation, révélant ainsi la présence de vieux syrrotes ayant traversé les murs pour aller chercher la lumière indispensable au développement d'un sporophore, qu'ils ne trouvaient pas à l'intérieur confiné et dans l'obscurité totale.

Rappelons en effet que le mycélium de la Mérule (Serpula lacrymans) a besoin d'un confinement de l'air et de l'obscurité intense pour se développer, mais que le développement des sporophores (c'est à dire des fructifications pour la reproduction, par production de spores), ont besoin d'une certaine luminosité pour leur développement.

Ces constations nouvelles et de plus en plus fréquentes dans l'Est de la France, tentent à prouver que "notre" Mérule sait de mieux en mieux s'adapter à notre environnement. Elle n'hésite donc plus à se s reproduire par la production de sporophores à l'extérieur des bâtiments, parfois face au soleil directement sur le sol à peine humide (cas de Breitenbach 68). Ces nouvelles données devraient permettre à terme d'affiner ou revoir le process de traitement de la mérule dans son ensemble.

Nous avons remarqué en outre, que statistiquement les spores des Mérules que nous avons étudiées dans l'Est de la France (plusieurs centaines), possèdent des spores légèrement plus petites, d'une longueur de 0.5 à 1 µm de moins que la normale et notamment celle du Grand Nord-ouest ! On peut se demander si "notre" Mérule n'est pas en pleine mutation et se spécialise jusqu'à terme, devenir une sous-espèce, voire une nouvelle espèce à part entière ?

Sporophore de Mérule
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Le sporophore (partie reproductrice) génératrice de milliard de spores, sur le plafond d'une maison ancienne dans les Vosges.

L'hyménium supportant  les basides produit des milliards de spores qui sont disséminées dans l'environnement par les courants d'air ou le vent et aussi par l'homme (chaussures, vêtements, objets, gravats, etc...). Les spores de la Mérule sont impliquées dans des cas d'allergies respiratoires qui sont parfois la cause de crises asthmatiformes chez les habitants de bâtiments contaminés. Elle serait également responsable de la provocation de vertige, d'un sommeil profond et d'angine !
Serpula lacrymans
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La Mérule (Serpula lacrymans) s'étale dans les trois directions, sur le plancher, les plinthes et le mur, ainsi que sur les tapisseries. Elle peut traverser un mur de plusieurs dizaines de centimètres d'épaisseur !

Mycélium de Mérule
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Mycélium de la Mérule, partie végétative ayant l'aspect du coton.
Hyphes de Mérule
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Détail du mycélium et des hyphes de la Mérule
Hyphes de Mérule
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Détails vus au microscope électronique à balayage, des hyphes creuses de la Mérule, qui lui permettent de transporter l'eau dont elle a besoin pour son développement destructeur.

Les hyphes squelettiques sont surtout observées à la base du sporophore et dans les cordons mycéliens également appelés syrrotes [traduction du terme créé par Falck en 1912, "Syrrotien" (du grec σvppεω : converger, confluer, affluer), qui doit remplacer chez Serpula lacrymans, le terme impropre de « rhizomorphe» employé par les professionnels sapiteurs].

Ces cordons mycéliens se forment au fur et à mesure de la croissance du mycélium secondaire : ils proviennent de l'agglomération des filaments mycéliens ténus et sont toujours associés aux voiles et coussinets de ce mycélium. D'abord blancs, ils deviennent jaunâtres, roux, puis gris à gris violacé avec l'âge. Cylindriques ou plus ou moins aplatis, ils mesurent en moyenne 4-8 mm de diamètre, mais peuvent atteindre 15-30 mm.

Le mycélium s'insinue dans les fentes et interstices des maçonneries et s'organise progressivement pour former ces cordons souples et résistants. Leur formation est stimulée par la rencontre d'obstacles et par un stress hydrique. Leur longueur peut atteindre une dizaine de mètres et leur fonction principale est de transporter de l'eau, permettant ainsi à la Mérule de progresser dans une habitation de la cave au grenier.
Spores de Mérule
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Spores de la Mérule vues au microscope
Spores de Mérule
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Spores de Mérule Serpula lacrymans, vues sous l'objectif du microscope.
Trame de Mérule
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Trame de la Mérule, vue en coupe sous le microscope.
Dégats de Mérule
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Dégats observés sur du bois, dans une cave obscure et humide. Le mycélium colonise le sol et les murs...
La Mérule Serpula lacrymans
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Sporophore résupiné de la Mérule, avec des toiles d'araignées tissées par dessus, piègeant d'innombrables spores de couleur rouille.

Basides et spores
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Baside et spores de Serpula himantioides
DECHETS et Mérule
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Suite à plusieurs questions, notamment des DREAL (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) d'Alsace et de Lorraine, concernant les déchets contaminés par la mérule, nous souhaitons apporter les précisions suivantes :

1° - Tous les champignons des bâtiments ne sont pas des mérules, il est donc nécessaire de bien identifier le champignon responsable.

2° - Si la mérule est identifiée, il faut distinguer son stade de développement
        a - Le bois n'est contaminé que par du mycélium (pas de précautions spéciales)
        b - Le bois est contaminé par des sporophores et notamment des spores (voir 3° et suivants).

3° - Si il y a présence de sporophore(s) dans les déchets, il y a possibilité de propagation des spores et donc de contamination de l'air ambiant et des bâtiments voisins. Il faut donc prendre les précautions nécessaires à la non dispersion de ces spores (bâches, compartiments étanches) y compris et surtout pendant le transport.

4° - Dans un cas comme dans l'autre, il s'agit de déchets inertes issus du BTP, non dangereux, pouvant être placés en centre d'enfouissement. Ces déchets peuvent également rentrer en centre d'incinération (pour le bois uniquement).

5° - Aucun texte ne légifère spécifiquement sur les déchets "contaminés" par la mérule ou d'autres champignons lignivores ou xylophages.

6° - En cas de risque de contamination de l'air et donc des bâtiments voisins par des spores sur un gros chantier, il peut être demandé une dérogation au Préfet (par l'intermédiaire de la mairie de la commune où se trouve le chantier) afin de pouvoir brûler le bois contaminé sur place, pour ne pas disperser les spores.

SEMHV
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Page élaborée par le laboratoire de la Station d'études mycologiques des hautes-Vosges

lien : MERULE EXPERT

LAURENT P © 2010
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