et STATION D'ETUDES MYCOLOGIQUES
Les champignons
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LISTE ROUGE présentée à l'ENA à Strasbourg
Vign_Laurent

A l'occasion de ses 20 ans d’existence, ODONAT a organisé un colloque le vendredi 6 novembre 2015 à l’Ecole Nationale d’Administration à Strasbourg. Intitulé « Biodiversité en Alsace : menaces et reconquêtes », cet événement a pour objet de présenter un état des lieux sur l’évolution de la biodiversité en Alsace, à travers les résultats présentés dans ce Livre rouge. Il a permis de réunir plus de 200 personnes pour la présentation du Livre rouge l’après-midi et la conférence du soir, parmi lesquelles des naturalistes débutants ou confirmés, des professionnels de l’environnement, des scientifiques...

A cette occasion, Patrick LAURENT a présenté la liste rouge des espèces de champignons menacées d'Alsace. Projet qui lui tenait à cœur, puisqu'il est l'auteur de la première liste rouge des champignons d’Alsace, publiée en 2003 par ODONAT. Cette révision s'imposait donc 11 ans après celle-ci, afin d'actualiser les menaces qui pèse sur la fonge de cette région.

Il n'a pas manqué de rappeler le rôle non seulement important, mais primordial de la fonge, même si les colloques et les nombreuses publications sur la biodiversité, passent sous silence, cette partie du monde vivant pourtant incontournable, avec plus de 200 000 représentants connus à ce jour.

LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS MENACES D'ALSACE
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La Liste rouge des champignons supérieurs d’Alsace a été élaborée par Patrick LAURENT (SEMHV) coordinateur, Jean-Luc MULLER (SMHR) et Dominique SCHOTT (SMS).

Au total, 4446 taxons de basidiomycètes et ascomycètes ont été confrontés à la méthodologie de l’UICN. Parmi ceux-ci, 29 taxons n’ont pas été évalués et ont été classés dans la catégorie “Non applicable”.

Sur les 3926 espèces de champignons évaluées, 400 sont inscrites en Liste rouge, soit 10,2% des espèces évaluées.

Pour télécharger la liste ODONAT

LISTE ROUGE CHAMPIGNONS
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Liste rouge des champignons menacés d'Alsace
Patrick LAURENT
Dans les listes rouges de la Nature menacée d'Alsace in ODONAT 2003

La révision de la liste rouge des champignons d'Alsace est en cours.
Une nouvelle publication de la Nature Menacée en Alsace, est disponible - Edition ODONAT Strasbourg.
Préface à la liste rouge fonge
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    PRÉFACE


    La France progresse de manière accélérée sur la voie de la mycologie conservatoire. Après les listes rouges du Nord – Pas-de-Calais (1997), de Haute-Normandie (1998) et des Pays de la Loire (2000), plusieurs documents similaires ont été préparés (au niveau départemental) ou sont en cours d’achèvement (au niveau régional). Les connaissances nationales, dans ce domaine, commencent à s’étoffer et une quatrième région, l’Alsace, se trouve prête à publier sa liste rouge des champignons menacés. C’est un plaisir pour moi de préfacer ce travail.



    Basée sur l’inventaire réalisé par Bernard Crozes (2001), indispensable préliminaire dont la réalisation doit encore être saluée, cette liste rouge d’une nouvelle région française apporte plusieurs éléments originaux. Bien sûr, elle contribue à l’évaluation de la valeur patrimoniale des champignons pour les départements concernés (Bas-Rhin et Haut-Rhin) ; c’est la fonction première d’une liste rouge et cela permettra de prendre en compte les champignons dans les mesures de gestion et de protection de l’environnement alsacien. Mais un autre point retient mon attention et mérite d’être souligné : l’auteur a souhaité adopter les critères internationaux préconisés par l’U.I.C.N. Ceci est une nouveauté importante. En effet, les listes rouges précédemment publiées en France ont fait appel à des critères de sélection et à une panoplie de catégories de menace que j’avais mises au point, pour « coller » à la réalité de nos connaissances régionales (en l’occurrence le Nord – Pas-de-Calais, à l’origine). Si cette option initiale représentait un choix pragmatique, il est clair que le passage à l’échelon national, pour la rédaction de la liste rouge des champignons menacés en France, impose l’adoption des critères internationaux, afin d’assurer l’intégration de nos propres données au réseau européen. Ce travail est prévu, dans le cadre du programme national d’inventaire et de cartographie, dont la phase inventoriale arrive progressivement à son terme, ce qui amènera simultanément à la rédaction d’une liste rouge nationale préliminaire (2002-2003).

    D’une certaine manière, Patrick Laurent anticipe donc cette phase d’adaptation des listes rouges régionales à l’échelon national, en prenant en compte ces données de l’U.I.C.N.

    Ces critères, assez peu adaptés aux champignons, ont rebuté les mycologues, malgré quelques tentatives d’adaptation (pays scandinaves et Pays-Bas). Une nouvelle version des recommandations de l’U.I.C.N. améliore un peu notre situation face à cette exigence internationale et Patrick Laurent a le mérite d’avoir ouvert cette voie, pour les mycologues français, de l’adoption des critères internationaux. D’autres collègues sont également engagés dans cette voie et je me réjouis sincèrement de voir que la dynamique nationale, dans ce domaine de la protection des champignons et de la rédaction de documents adaptés, prend de vitesse la coordination nationale… 

    Hormis cette particularité innovante, le travail de Patrick Laurent se base sur l’excellent niveau de connaissance des mycologues alsaciens, avec lesquels il collabore activement depuis de nombreuses années ; l’expérience personnelle de l’auteur, dans le domaine de la gestion de l’environnement est également un avantage important pour ce document. Malgré ce faisceau d’atouts, il ne faut pas minimiser la difficulté que constitue la préparation d’une liste rouge, qui reste toujours un projet lourd et ambitieux, et on doit reconnaître le niveau de mérite effectif de ce travail.

    Les gestionnaires alsaciens pourront désormais utiliser ce document, essentiel à la reconnaissance de l’importance cruciale des champignons dans le fonctionnement des écosystèmes. Je suis heureux de voir augmenter le nombre de régions françaises couvertes par ce type de documents et j’encourage l’ensemble de notre communauté à poursuivre cette entreprise essentielle.


Prof. Régis Courtecuisse

Coordinateur de la « Commission Environnement » de la Société Mycologique de France ;

Membre du C.A. de l’ECCF (European Council for the Conservation of Fungi) ;

Président du groupe spécialisé « Champignons » à l’U.I.C.N. (Union Mondiale pour la Nature) ;

Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lille

Présentation de la L.R. FONGE
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Bulletin de la Société Mycologique des Hautes-Vosges - 2002-02-26 N° 7.

LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS MENACES

DE LA REGION ALSACE (France)

Patrick LAURENT


Société Mycologique des Hautes-Vosges

26 Route du Repas – F-88520 WISEMBACH

Société Mycologique de Strasbourg, Société mycologique du Haut-Rhin et Fédération Mycologique de l’EST

RESUME :

L’auteur présente la liste rouge des champignons (macromycètes) menacés de la région Alsace. Il s’agit de la quatrième liste rouge mycologique en France. Après l’exposé du protocole suivi en fonction des principaux concepts relatifs à cette démarche et des modes opératoires permettant de rédiger un tel document, la liste est présentée en deux parties. L’une concerne les espèces effectivement menacées (Niveau I), la seconde les espèces potentiellement menacées (Niveau II). Le nombre de taxons retenus pour chacune d’entre elles, démontre l’importance et l’urgence des recherches visant à expliquer les phénomènes de disparition ou de régression constatées, d’autant que les espèces ectomycorhiziennes semblent, comme dans d’autres régions d’Europe, le groupe le plus concerné.

MOTS-CLES : Liste rouge,
Fungi (Eumycota), Alsace, Protection.

SUMMARY : In this paper the author outlines the red list of threatened fungi (Macromycetes) of Alsace. For France this represents the fourth list of threatened fungi on a regional basis. After highlighting the major concepts underlying his approach and the procedure followed in his investigation down to the guiding principles in writing such a document the author provides a list in two parts : the first deals with endangered  species (group I), the second threatened species (group II). The sheer number of taxa included in both categories is a measure of the importance and the emergency of further research into the causes of regression and extinction, inasmuch as ectomycorhizal species seem to be the majority, as in other parts of Europe.

KEY-WORDS : Red Data list, Fungi
(Eumycota), Alsace (France), Conservation.

1. Présentation de la SMHV

La Société Mycologique des Hautes-Vosges est née le 29 février 1996 sous l’impulsion de son Président fondateur, Patrick LAURENT. Elle compte aujourd’hui 25 membres. Elle est affiliée à la Société Mycologique de France ainsi qu’à la Fédération Mycologique de l’Est. Nous participons à l’élaboration de la cartographie française depuis la première heure. Les données sont actuellement saisies sous ADELE (logiciel de cartographie programmé par Alain DELANNOY Mycologue et informaticien) pour les régions Alsace & Lorraine, le tout étant centralisé à l’université de Lille, Faculté de pharmacie, par le Professeur R. COURTECUISSE. Les récoltes effectuées sur différents sites gérés ou appartenant au Conservatoire des Sites Alsaciens ont donné lieu à des inventaires communiqués à la direction du C.S.A. Nous avons d’ailleurs pris l’initiative d’intégrer les champignons dans les panneaux qui jalonneront un parcours sur le site C.S.A. du Mont de Sigolsheim, en cours d’élaboration. Des données d’inventaires ont également été communiquées au service Environnement du Conseil Général du Haut-Rhin avec lequel nous travaillons en étroite collaboration. Nous participons au programme de conférences du Muséum d’Histoire Naturelle de Colmar, nous limitant en ce qui nous concerne à la fonge. Nous avons effectué en 1997 une exposition dans la maison du Parc Régional Naturel des Ballons des Vosges à Munster et nous avons échangé des données. Des expositions ont été effectuées dans le Haut-Rhin à Kaysersberg en 1998, à Ostheim en 1999 et à Holtzwihr en 2001. Nous participons à la formation des « guides nature » d’Alsace Nature, dans le cadre de la formation mycologique depuis 1996. Voici pour nos activités Alsaciennes.

En ce qui nous concerne personnellement, nous parcourons l’Alsace depuis le début de nos activités mycologiques, voici plus de 20 ans.

2. Méthode de travail

Notre travail repose sur l’inventaire des taxons alsaciens répertoriés par Bernard CROZES dans le Bull. hors série SMHR (2001) et issu de notes d’observations de divers mycologues, auxquelles nous avons largement participé.

Les Ascomycètes, ainsi que les Corticiés sont peu représentés dans l’inventaire, on ne s’étonnera donc pas de ne retrouver que quelques taxons dans la liste rouge. Bien qu’il ne nous appartienne pas de juger de l’authenticité de la détermination de telle ou telle espèce, les données incertaines ou les taxons qui auraient mérités d’être confirmés, ont été exclus de la liste rouge. Etant donné que le suivi des espèces n’a pas été fait ou très peu, et de toutes façons pas depuis 1976, il nous était difficile de nous engager à alimenter la catégorie 0 des espèces éteintes.

Afin d’effectuer des vérifications, il sera possible de consulter de nombreuses espèces dans les herbiers RASTETTER déposées au Muséum d’Histoire naturelle de Colmar et l’herbier LAURENT P, voire dans d’autres herbiers privés.

Cette liste devrait servir de base de travail pour un suivi sur le terrain, pour une future révision dans 5 ou 10 ans. Car il faut bien avoir à l’esprit qu’une liste rouge n’est pas figée, mais bien au contraire évolutive. Notre objectif était de faire exister cette liste dans la limite actuelle de nos connaissances et de la faire parvenir à la DIREN Alsace, qui était demandeur. Nous risquions, si nous attendions de dresser la liste rouge, de ne plus rien avoir à protéger, car les mesures de protection qui sont prises par nos élus et les instances administratives dépendent impérativement de listes rouges.

La plupart des espèces fortement menacées sont issues des stations xéro-thermophiles des collines calcaires sous-vosgiennes, comme le Bollenberg par exemple, dont la surface ne cesse de régresser en raison de la forte pression exercée par les viticulteurs. Les espèces du Ried le sont également, en raison de la particularité de ce site unique en Europe qui voit également ses surfaces naturelles disparaître au profit de la monoculture du maïs. On pourrait citer également quelques sites du Jura Alsacien dans le Sundgau, les forêts rhénanes, reliques plus que fragiles, ainsi que quelques sites des Hautes-Vosges telles que les chaumes et les tourbières et la liste n’est pas exhaustive.

On ne s’étonnera pas de trouver des espèces toxiques dans les espèces à protéger, comme l’Inocybe de Patouillard (Inocybe patouillardii), espèce très rare dans notre région, voire en régression. Ceci tend à prouver, s’il en était besoin, que les espèces toxiques sont utiles. Les espèces comestibles sont également à protéger, cette fois en raison de la forte pression que les mycophages exercent sur elles, voire de la disparition de certaines stations ou de certains biotopes, comme les sites à Morilles qui sont potentiellement menacés ; les Chanterelles sont fortement menacées, en voie de raréfaction, voire complètement disparues comme aux Pays Bas. Les Bolets et toutes les espèces réputées « bons comestibles » peuvent être tour à tour menacées. Une collaboration avec les « professionnels » de la filière champignons devrait permettre de proposer des règles de conduite compatibles avec une bonne gestion des ressources naturelles.

La montagne pourrait sembler mieux protégée que certaines autres régions plus vulnérables, mais ce serait oublier l’activité humaine et surtout touristique qui menace de plus en plus nos biotopes, surtout sur le massif Vosgien.

Toutes les espèces des prairies naturelles propices à une diversité fongique remarquable sont menacées par rapport aux pratiques agricoles actuelles, car il est en plus difficile de préserver des surfaces rurales contre l’utilisation d’engrais utilisés à grande échelle. Parfois, le moindre amendement peut être catastrophique pour ces espèces. C’est ainsi que toute une cohorte de champignons sont l’objet d’une menace et, entre autres, les genres : Cuphophyllus, Hygrocybe, Hygrophorus, Camarophyllopsis, Entoloma (sous-genres Leptonia et Nolanea), Dermoloma, Clavaria et affines, Ramaria et autres Geoglossum.

Bien d’autres espèces rares auraient peut-être mérité de se trouver en liste rouge, mais quelle serait la crédibilité d’une liste trop longue vis à vis des « non scientifiques ». Si on demande à nos élus de prendre en compte une liste encore plus longue, je pense que l’on prend un risque. Il serait donc intéressant de publier simplement la liste des taxons rares d’Alsace d’après l’inventaire actualisé, ce que je m’engage à faire prochainement.

D’autres cas de conscience se sont posés, quant à des espèces très rares et/ou menacées, telles que les espèces rudérales, celles ayant comme habitat des pelouses artificielles, les composts, ou pire, les tas de fumiers, voire des espèces propres à des végétaux exotiques introduits. Après concertation, ils ont été exclus de la liste. Ce fut le cas de ces espèces d'origine allochtone (introduites ou liées à des milieux artificiels) : Ex. : Agaricus dulcidulus ("pelouses artificielles",) Clitocybe augeana (tas de fumiers, composts,
etc.), Suillus placidus (Pinus strobus) etc. Sont-elles d’ailleurs exclusives de ces milieux ? Les espèces des pelouses artificielles ne se retrouvent-elles jamais en milieu naturel ? Et de plus, elles peuvent être les pionnières d’une colonisation d’un milieu qui deviendra plus tard un milieu plus naturel. Le débat reste ouvert.

Nous nous sommes également demandé s’il fallait impérativement inclure dans notre liste, en catégorie 5, toutes les espèces présentes en Alsace et listées dans les catégories de niveau 1 de la liste européenne ou des trois autres listes de certaines régions de France. Ce choix n’a pas été suivi, nous n’avons malgré tout conservé que les espèces potentiellement menacées en Alsace.

Concernant la méthode d’élaboration de la liste rouge, nous avons suivi le travail de Jean-Paul MAURICE, Conseiller scientifique régional du patrimoine fongique de Lorraine, mycologue au G.M.V.et à l’AMYPHAR. (Le Patrimoine fongique en Lorraine - 22.3.1998).

Réflexions sur l'importance des champignons dans les écosystèmes.

Les champignons constituent un règne (on parle aujourd’hui de royaume) autonome appelé FUNGI, indépendant des Plantae (« végétaux »). Cette distinction systématique majeure doit aboutir à une reconnaissance des champignons dans de nombreuses études éco-systématiques servant à l’élaboration des différents types de protection : ZNIEFF, ENS, APB mais aussi RBD, réserve intégrale.

En effet, les champignons sont trop souvent les oubliés, on ne prend pas en compte leur rôle écologique indispensable mais malheureusement méconnu. Les champignons représentent seulement un intérêt culinaire, pour la plupart des personnes. Pourtant, seule une quarantaine d’espèces « méritent la casserole » au regard des 3500 à 5000 espèces que l’on peut rencontrer en Alsace ; cela paraît bien dérisoire.

Les champignons représentent en effet une partie essentielle des écosystèmes tant en terme de biodiversité qu’en terme de fonctionnalité.

Le rôle des champignons est prépondérant dans les écosystèmes forestiers, ou par leur mode de nutrition, ils jouent un rôle déterminant. Ainsi, la gestion courante des forêts doit éliminer ou rendre très rares certaines espèces saprotrophes (nécrotrophes ou biotrophes). Les champignons se succèdent à travers des mycétations qui ne s’expriment pas totalement si le traitement forestier est trop drastique. La notion de succession mycorhizienne, parallèle à celle de succession de peuplement végétal doit s’appliquer également dans des milieux ouverts (les prés salés, les tourbières alcalines et acides, les prés-bois, les haies... )

Les études et relevés chorologiques réalisés au sein de la Société Mycologique des Hautes-Vosges nous ont permis :

d’apporter des commentaires taxonomiques mettant en évidence les espèces les plus intéressantes, les plus rares et les espèces “à faire connaître”.

de développer des analyses écologiques permettant de mettre en évidence les caractéristiques écologiques d’une station et de remarquer les habitats inhabituels. La notion de spectre biologique est apparue dans une étude pilotée par l’ONF dans le cadre du réseau RENECOFOR en Lorraine. On peut apprécier les pourcentages respectifs de mycorhiziques, de saprotrophes et de nécrotrophes.

de repérer des caractéristiques édaphiques parmi les statuts d’espèces calciphiles, calciclines, acidophiles et acidoclines... et de souligner l’importance du calcaire actif.

de tirer des conclusions biogéographiques en appréciant des affinités thermophiles, hygrophiles, continentaux, océaniques mais également altitudinaux, ce qui peut permettre d’identifier des limites d’aire de répartition des espèces.

Les études chorologiques  permettent de nourrir nos convictions conservatoires.

Ainsi, dans le cas de stations particulièrement riches en taxons précieux sur le plan patrimonial, comme c’est notamment le cas en Alsace, doit se profiler la nécessité de création de “ZNIEFF de deuxième génération” ou d’ ”arrêté de protection de biotope”.

Enfin, il nous faudra dégager des aspects patrimoniaux applicables à la l’Alsace à travers les quelques sources existantes : Liste rouge du Baden Württemberg, de la Suède ou des Pays-Bas. La plus importante étant la liste rouge européenne : LRE qui comporte 278 espèces réparties en quatre groupes.

L'objectif est de mettre en évidence tous les problèmes relatifs aux FUNGI en s’appuyant sur le travail du
MUSEUM : “critères et espèces utilisés pour le choix des espèces déterminantes”.

a)           Critères pré-requis :

Indigénat :

A l’exception de quelques espèces (Clathrus archeri, Acremonium lindtneri, Gerhardtia piperata), toutes les espèces présentes en Alsace répondent à ce critère.
             
“Fidélité” de l’espèce :

Les quelques études effectuées en Alsace ont démontré les difficultés liées à l’apparition au long cours des champignons avec des phénomènes d’éclipses qui font qu’une espèce peut apparaître tous les dix ans, par exemple.
        
Période d’observation :

Ce critère permet de nuancer le précèdent puisqu’il faudra accorder une attention particulière aux espèces d’apparition cyclique, ce qui est presque la règle en mycologie.
          
Statut biologique :

C’est un critère prépondérant pour le règne fongique. Nous l’avons fait apparaître dans un champ particulier dans le tableau d’espèces proposé. Il faudra le développer au travers du concept de spectre biologique en comparant les différents statuts.

b)        Critères prépondérants dans l’identification des espèces déterminantes :
            
Rareté régionale :

Nous pouvons en juger par le nombre de stations repérées pour les espèces proposées à l’échelle de l’Alsace.
               
Menace au niveau régional :

La liste rouge proposée doit encore être homologuée de façon collégiale par des mycologues reconnus pour leur compétence en Alsace. (La liste peut être confiée à la DIREN, mais avant elle devra être transmise pour avis à quelques personnalités mycologiques.)
          
Menace au niveau national ou international :

Il est très difficile d’apprécier ce paramètre ; il faudra donc attendre un consensus. Quelques genres comme Hygrocybe, Hydnellum, Sarcodon, Hericium, Lentinellus ou Ramaria semblent éligibles.

c)        Autres critères utilisés :
            
Marginalité écologique :

Elle doit être basée sur des statuts qui dépendent des Habitats déterminants. Limite d’aire (géographique et latitudinale) :

Aire disjointe, endémisme :
Par exemple, en Lorraine, le travail de collecte des données est en cours avec des publications annuelles issues des thèses d’exercice en pharmacie et quelques articles.
          
Effectifs de population :

Ce critère est difficilement utilisable pour le groupe taxonomique des Fungi, excepté dans les habitats rares (vieilles forêts, tourbières, prairies altitudinales non amendées, par exemple)
           
Répartition privilégiée au niveau régional ou européen :

Pratiquement inaccessible pour de nombreuses années encore.
         
Raréfaction :

Qu’est ce que la raréfaction pour un champignon si l’on considère les difficultés d’apprécier à leur juste valeur des poussées épisodiques liées à la climatologie ?

Il faut comme pour les phanérogames ou les insectes parler de régression des habitats rares ou peuvent donc émerger des FUNGI rares.

Les protections régionales, nationales et internationales en sont encore à leur balbutiements et des directives et conventions n’existent pas à ce jour.

Voici en résumé la problématique de la fonge régionale d’Alsace.

- L’apparition des champignons est tributaire de l’exploitation forestière, à l’aménagement du territoire, à l’urbanisation. C’est en faisant disparaître les biotopes que l’ont fait du même coup disparaître une cohorte de champignons. La fonge d'Alsace, comme celle de bien d’autres régions est donc menacée. La pollution, les pratiques agricoles et industrielles, l’exploitation forestière inconsidérée, le ramassage intensif des espèces comestibles avant même que les champignons aient pu sporuler, le manque de connaissance de ce règne à part, sont autant de menaces.

L’inventaire des espèces fongiques d’Alsace élaboré par Bernard CROZES de la SMHR a eu pour conséquence première de faire prendre conscience de la diversité et du nombre global des taxons recensés en Alsace. Ce nombre peut être estimé à environ 5000 espèces potentielles dans cette région. L’objectif de la liste reste évidemment de faire prendre conscience de la menace sur la fonge, de dresser un premier bilan, et de servir de base et d’argument dans la défense ou la protection de divers biotopes, stations ou territoires administratifs.

Les espèces seront donc intégrées dans la liste, suivant les définitions des catégories de menaces fixées par ODONAT (Office des données naturalistes), ainsi que suivant les catégories de menaces unifiées sur le plan national.

3. Champignons et listes rouges : les précédents

En Europe, la première liste rouge relative aux champignons menacés a été publiée en Allemagne (1984) suivie d'une seconde version en 1993, puis en Autriche (1986), Finlande (1987), Pays-Bas (1989), Suède (1990), Danemark (1990), Norvège (1992), Pologne (1992), Grande Bretagne (1992), Estonie (1993).

La liste rouge française, sous la conduite de R. COURTECUISSE, devrait voir le jour en 2002. Cependant des listes rouges ont été établies dans diverses régions de France. R. Courtecuisse l’établit pour le Nord Pas de Calais en 1997, suivie par celle de Jean-Claude Malaval (1998) et tout dernièrement celle élaborée par Jean Mornand (2001) pour les Pays de la Loire. L’Alsace sera donc la quatrième région à se doter d’une telle liste rouge.

LISTES ROUGES consultées :

Liste Européenne, a red list of endangered european macrofungi. Towards : 1993

Rote Listen Baden – Württemberg, Winterhoff & Krieglsteiner Stand: 1996

Liste du Nord Pas de Calais, Régis Courtecuisse1997

Liste de Haute Normandie, Jean Claude Malaval 1998

Liste des Pays de la Loire, Jean Mornand 2001

REMERCIEMENTS :

Nous les adressons tout d’abords à Daniel DOLL qui a cru à cette liste dès la première heure et qui s’y est investi pleinement.

Ils vont ensuite à Daniel SUGNY et Pierre-Arthur MOREAU pour leurs renseignements concernant l’écologie et les statuts de quelques taxons.

Nous les adressons à Régis COURTECUISSE pour ses encouragements et pour avoir bien voulu préfacer cette liste rouge d’Alsace.

Nous remercions enfin les Présidents de la Société Mycologique de Strasbourg (SMS) et de la Société Mycologique du Haut-Rhin (SMHR), qui, après consultation de mycologues, ont apporté des compléments et remarques utiles à l’élaboration de cette liste.

Que tous ceux qui ont participé de prés ou de loin à l’élaboration de la liste rouge soient ici remerciés.

Notons que la liste rouge n’aurait pas pu exister sans le remarquable travail d’inventaire réalisé par notre ami Bernard CROZES.

Révision de la LISTE ROUGE des champignons (LR FONGE) 2013/2014
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Révision de la Liste Rouge des champignons d’ALSACE en  2013 / 2014

Méthodologie et clés d’affectation des catégories à partir des données de base (selon recommandations du guide pratique pour la réalisation de Listes rouges régionales).

 

 

 

 

Taxons présumés éteints

PRÉSUMÉ ÉTEINT AU NIVEAU REGIONAL (RE) - Catégorie UICN pour Listes rouges régionales.

Aucune observation depuis 1980.

Taxons menacés

1 – Afin d'être homogène par rapport aux autres listes rouges (plantae, animalia), il semble logique de parvenir à une liste de taxons menacés (CR, EN + VU) qui comprenne environ 1/5 des taxons répertoriés dans la région (5500 taxons répertoriés => 1000 à 1100 taxons menacés).


2 - Jjustifier le classement de chaque espèce en utilisant un code défini dans la version 3.1 de la norme UICN :

Critère A : réduction de la taille de la population

Exemple :
Espèce inféodée à une zone humide dont la superficie a décliné de plus de 50% en X années, peut être classée En danger  (EN) selon le critère A2c si tous les experts s’accordent à dire que cette réduction d’habitat a entraîné a entrainé une réduction d’au moins 50% de la taille de la population de l’espèce.

Espèces inféodées aux tourbières et aux pelouses naturelles, validation du principe :
Si oui, le % de réduction de la population des espèces inféodées aux tourbières sera le même que le % de réduction des superficies de
tourbières depuis 1980 (80% ? 50% ? 30% ?).
Si oui, le % de réduction de la population des espèces inféodées aux pelouses naturelles  sera le même que le % de réduction des superficies de pelouses naturelles depuis 1980 (80% ? 50% ? 30% ?).

A2C :

A : Réduction de la taille de la population

2 : réduction des effectifs > 50% depuis 1980 *

* l’UICN indique « depuis 10 ans ou 3 générations » et précise que pour un arbre se reproduisant à partir de 10  ans jusqu’à 100 ans, le temps de génération peut-être estimé à environ 50 ans. La date de 1980 a été proposée au niveau national comme date de départ pour les champignons en ce qui concerne la réduction des effectifs.

c : réduction de la zone d’occupation (Nb de communes x 4 km2) et/ou de la qualité de l’habitat.

Critère B : répartition géographique

Pour estimer la répartition géographique, l’UICN propose d’utiliser les zones d’occurrence et /ou les zones d’occupation.

1 – La zone d’occurrence est définie comme la superficie délimitée par la ligne imaginaire continue la plus courte possible (polygone convexe minimum) pouvant renfermer toutes les stations connues d’un taxon donné. Nous estimons que cette notion n’est pas applicable pour les champignons ou serait beaucoup trop longue à mettre en œuvre au regard du nombre de taxons présents sur le territoire régional.

2 – La zone d’occupation est la zone occupée par un taxon au sein de la zone d’occurrence. Dans la plupart des situations, il est recommandé d’estimer la superficie de la zone d’occupation en utilisant des mailles d’occupation carrées de 2 x2 km (soit 4 km2). En première approche, la superficie de l’aire d’occupation peut être approximativement estimée selon le principe : 1 station ou 1 commune = 1 maille d’occupation de 4 km2 .

Critères UICN :

Catégorie CR, zone d’occupation < 10 km2, qui correspond environ à la superficie d’une commune.

Catégorie EN, zone d’occupation < 500 km2, soit 3% de la superficie totale de la région,

Catégorie VU, zone d’occupation < 2000 km2, soit 12% de la superficie totale de la région.

=> La méthode de la zone d’occupation semble applicable aux champignons.

Exemple :
une espèce liée aux pelouses naturelles dont la zone d’occupation est inférieure à 10 km2 , dont la population est gravement fragmentée et dont la qualité de l’habitat est en déclin continu, sera classée EN DANGER CRITIQUE D’EXTINCTION (CR) selon le critère B2abiii

B2abiii :

B : Répartition géographique

2 : zone d’occupation < 10 km2  et a + b

a : population gravement fragmentée

et b : déclin

iii : déclin de la qualité de l’habitat (iii)

Critères C, D et E : non applicables pour les champignons.

Clés d’affectation des catégories à partir des données globales  (inventaire fonge Alsace)

EN DANGER CRITIQUE D’EXTINCTION (CR) - Catégorie UICN pour Listes rouges régionales.

Réduction des effectifs de population supérieure ou égale à 80% (R>80%) depuis 1980 => (A2c), ou habitat très rare (TR => zone d’occupation < 10 km2) ou très sensible (TS) et population très gravement fragmentée (TGF) ou présente dans une seule localité => (B2abiii).

EN DANGER (EN) - Catégorie UICN pour Listes rouges régionales.

Réduction des effectifs de population supérieure ou égale à 50% (R>50%) depuis 1980 => (A2c), ou habitat rare (R => zone d’occupation < 500 km2) ou sensible (S) et population gravement fragmentée (GF) ou présente dans cinq localités au plus => (B2abiii).

VULNÉRABLE (VU) - Catégorie UICN pour Listes rouges régionales.

Réduction des effectifs de population supérieure ou égale à 30% (R>30%) depuis 1980 => (A2c), ou habitat assez répandu (ARep => zone d’occupation < 2000 km2) et peu sensible (PS), en légère régression et population peu fragmentée (PF) ou présente dans dix localités au plus
=> (B2abiii).

Taxons ni présumés éteints ni menacés

QUASI MENACÉ (NT) - Catégorie UICN pour Listes rouges régionales.

Est très près de répondre aux critères des catégories CR, EN, ou VU.

Réduction des effectifs de population estimée entre 20 et 30%  depuis 1980 (pr. A2c), ou habitat assez répandu (ARep) et peu sensible (PS), en légère régression (pr. B2biii), ou population peu fragmentée (PF) ou présente dans dix localités au plus => (pr. B2a),


PRÉOCCUPATION MINEURE (LC) - Catégorie UICN pour Listes rouges régionales.

Ne répond pas aux critères des catégories CR, EN ou VU (taxon largement répandu et abondant mais pouvant, à terme, répondre aux
critères de la catégorie NT puis devenir menacé).

Habitat très répandu (TRep) et peu sensible (PS), en légère régression, ou population peu fragmentée (PF) et présente dans plus de dix localités.

DONNÉES INSUFFISANTES (DD) - Catégorie UICN pour Listes rouges régionales.

Pas assez de données pour évaluer le risque d’extinction.

Lorsque les informations disponibles sont considérées comme insuffisantes pour pouvoir évaluer une espèce, celle - ci est classée dans la catégorie Données insuffisantes (DD) dans l’attente de l’acquisition de nouvelles connaissances.

Proposition :   Espèce observée 1 seule fois et dans un seul département => Catégorie DD

NON ÉVALUÉ (NE) - Catégorie UICN pour Listes rouges régionales.

Pas encore confronté aux critères.


NON APPLICABLE (NA) - Catégorie UICN pour Listes rouges régionales.

Méthodologie non applicable, donc taxons non soumis au processus d’évaluation (par exemple, espèces introduites ou visiteuses, non significativement présentes dans la région (Habitat Artificiel => taxon associé à des essences comme le sapin de Douglas, le pin de Weymouth, le mélèze, etc…). 
 
HORS LISTE (HL) – Hors catégories UICN.

Non inscrit dans Liste Rouge mais évalué (taxon courant sans régression ni menace sur l’habitat et taxon exotique potentiellement invasif).

LISTE ROUGE 2014
Liste rouge des champignons menacés d'Alsace 2014.
 
LISTE ROUGE FONGE ALSACE
 
INTRODUCTION DE LA LISTE ROUGE FONGE ALSACE 2003 PL
Pourquoi une LISTE ROUGE ?
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    Grâce à la Liste rouge de l’UICN, on sait aujourd’hui de façon sure que 12% des espèces d’oiseaux, 23% des mammifères, 32% des amphibiens, 42% des tortues, 25% de la fonge et un quart des espèces de conifères sont menacées d’extinction mondiale. La Liste rouge de l’UICN est retenue par la Convention sur la diversité biologique comme un indicateur privilégié pour suivre l’état de la biodiversité dans le monde.Qu’est-ce que la Liste rouge ?

     La Liste rouge de l’UICN constitue l’inventaire mondial le plus complet de l’état de conservation global des espèces végétales et animales. Elle s’appuie sur une série de critères précis pour évaluer le risque d’extinction de milliers d’espèces et de sous-espèces. Ces critères s’appliquent à toutes les espèces et à toutes les parties du monde. Fondée sur une solide base scientifique, la Liste rouge de l’UICN est reconnue comme l’outil de référence le plus fiable sur l’état de la diversité biologique spécifique. Sur la base d’une information précise sur les espèces menacées, le but essentiel de la Liste rouge consiste à mobiliser l’attention du public et des responsables politiques sur l’urgence et l’étendue des problèmes de conservation, ainsi qu’à inciter la communauté internationale à agir en vue de limiter le taux d’extinction des espèces.Ainsi, la Liste rouge permet de répondre à des questions essentielles, telles que :• Dans quelle mesure telle espèce est-elle menacée ?

• Par quoi telle ou telle espèce est-elle spécialement menacée ?
• Combien y a-t-il d’espèces menacées dans telle région du monde ?
• Combien a-t-on dénombré de disparitions d’espèces ?Comment la Liste rouge est-elle établie ?

Le système mis au point pour l’établissement de la Liste rouge est le résultat d’un vaste processus de concertation, d’élaboration et de validation de plusieurs années, mené par les experts de la Commission de sauvegarde des espèces de l’UICN.Avec le système de la Liste rouge de l’UICN, chaque espèce ou sous-espèce peut être classée dans l’une des neuf catégories suivantes : Eteint (EX), Eteint à l’état sauvage (EW), En danger critique d’extinction (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacé (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évalué (NE).La classification d’une espèce ou d’une sous-espèce dans l’une des trois catégories d’espèces menacées d’extinction (CR, EN ou VU) s’effectue par le biais d’une série de cinq critères quantitatifs qui forment le coeur du système.Ces critères sont basés sur différents facteurs biologiques associés au risque d’extinction : taux de déclin, population totale, zone d’occurrence, zone d’occupation, degré de peuplement et fragmentation de la répartition.

Actualisation de la LR FONGE
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Liste rouge régionale des champignons d’Alsace

Version 2013/2014

Coordination générale : Office des Données Naturalistes d’Alsace

Coordination scientifique : Patrick LAURENT

Membres du Comité d’évaluation :

Patrick LAURENT, Jean-Luc MULLER, Dominique SCHOTT, avec la collaboration de B. CROZES.

Source des données : Une base de données publiée en 2000 et actualisée chaque année, a été élaborée à partir de la littérature ancienne et récente. Il s’agit de la même base de données qui a servi à élaborer la Liste Rouge de 2003, complétée par des observations naturalistes inédites et épurées des Myxomycètes qui ne sont plus classés parmi les champignons et des doublons dus à des variétés ou formes non reconnues, voire des espèces mal orthographiées.

Démarche d’évaluation

L'ensemble du travail d'actualisation des listes rouges alsaciennes sous la coordination d’ODONAT a été réalisé d'après la méthodologie mise au point par l'IUCN (2001) et dans le respect des lignes directrices fixées par l'IUCN en 2003 pour l'application de la méthodologie au niveau régional.

ODONAT  a organisé 3 réunions générales auxquelles ont été invités l’ensemble des experts sollicités pour élaborer les listes
rouges fonge, faune, flore et habitats. Ces réunions ont eu lieu les 11 novembre 2011, 26 janvier et 23 février 2012. 

La réalisation de la liste rouge des champignons d’Alsace a été conduite sous la direction de Patrick LAURENT.  Les échanges du comité d’évaluation ont eu lieu par l’intermédiaire de la plateforme d’actualisation des listes rouges en Alsace administrée par ODONAT (https://sites.google.com/a/odonat-alsace.org/actualisation-des-listes-rouges-alsace/home), ou par courriels entre les différents membres du comité, chaque fois que cela a été nécessaire.

Une version finalisée est proposée à Odonat le 21 janvier 2013.

Coltricia montagnei
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Coltricia montagnei
EN DANGER CRITIQUE D’EXTINCTION (CR) - Catégorie UICN pour Listes rouges régionales.
Entoloma carneogriseum
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Entoloma carneogriseum 

EN DANGER CRITIQUE D’EXTINCTION (CR) - Catégorie UICN pour Listes rouges régionales.

Ramaria roellinii
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Ramaria roellinii

EN DANGER CRITIQUE D'EXTINCTION CR

Skeletocutis odora
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Skeletocutis odora

EN DANGER CRITIQUE D'EXTINCTION (CR)

Oxyporus ravidus
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Oxyporus ravidus

EN DANGER CRITIQUE D'EXTINCTION (CR)

Thuemenidium atropurpureum
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Thuemenidium atropurpureum

EN DANGER CRITIQUE D'EXTINCTION (CR)

Hypsizygus ulmarius
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Hypsizygus ulmarius

EN DANGER CRITIQUE D'EXTINCTION (CR)

Volvariella bombycina
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Volvariella bombycina

EN DANGER CRITIQUE D'EXTINCTION (CR)

Squamanita schreieri
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Squamanita schreieri

EN DANGER CRITIQUE D'EXTINCTION (CR)

Elaphocordyceps rouxii
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Elaphocordyceps rouxii

EN DANGER (EN)

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