et STATION D'ETUDES MYCOLOGIQUES
Les champignons
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Les Petites Antilles
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    Les petites Antilles sont nées du glissement vers l'ouest de la plaque Atlantique Ouest qui se glisse par subduction sous la plaque Caraïbe et pousse vers l'Ouest l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud. Durant l'ère secondaire, il y a environ 100 millions d'années, la plaque Caraïbe se situait dans l'Océan Pacifique, au large de l'actuel Mexique. La migration vers l'Ouest des continents américains a mis en continuité l'Amérique du Nord, la bordure Est de la plaque Caraïbe et l'Amérique du Sud, constituant ainsi le premier isthme de Panama fortement volcanique. Il y a environ 60 millions d'années, au début du tertiaire, ces dernières ont pris place le long de la partie Nord de la plaque Caraïbe pour donner par la suite les Grandes Antilles. Ensuite, l'enfoncement progressif de la plaque Atlantique sous la plaque Caraïbe a entraîné la formation de l'arc externe des petites Antilles voici 40 millions d'années. L'activité volcanique de cet arc a progressivement diminué. Il constitue aujourd'hui l'essentiel des îles calcaires (Marie Galante et grande Terre). Plus récemment, il y a moins de 10 millions d'années, s'est constitué l'arc interne des Petites Antilles renfermant des volcans toujours actifs, dont la Montagne pelée en Martinique et la Soufrière en Guadeloupe. L'enfoncement de la plaque Atlantique sous la plaque Caraïbe se poursuit continuellement provoquant les séismes que l'on connait.
    Les contextes géologique et géographique expliquent dons les contrastes physiques importants qui existent entre les îles de ces deux arcs. Il ressort que les Grandes Antilles et Petites Antilles possèdent une histoire différente, d'où un peuplement animal, végétal et fongique nettement distinct.
    Le climat des Antilles est soumis à deux centres de pressions atmosphériques : l'anticyclone des Açores et la zone intertropicale de convergence.  Les différence de pressions qui se créent entre ces deux centres engendrent des courants d'air les Alizés. C'est vers le mois de juillet que l'on trouve la maximum de floraison chez les plantes, mais c'est en août qu'arrivent les flux humides, c'est l'hivernage ou saison humide, propice au développement des champignons, qui connait son apogée aux mois de septembre et octobre, avec d'importantes perturbations climatiques.
    La diversité des sols, de climats et de reliefs, induit une multiplicité des champignons qui s'organisent dans les différents habitats multiples et variés des ces île tropicales.
    C'est dans ce contexte, que nous livrons quelques récoltes personnelles.

MARTINIQUE - 2004
GUADELOUPE - 2004
Les champignons des Petites Antilles françaises
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Connaissances actuelles sur les champignons de la Caraïbe et des Petites Antilles. (Par R. Courtecuisse)

    La synthèse colossale sur les champignons de la Caraïbe, récemment publiée par Minter et al. (2001), concerne l’ensemble des Antilles (Grandes et Petites) et régions proches. Elle regroupe environ 11 260 espèces (tous les groupes, y compris les lichens, sont intégrés dans cette synthèse).
Aux Grandes Antilles, la bibliographie est relativement riche ; actuellement, des activités intenses s’y déroulent, à Cuba par exemple, surtout dans le domaine des micromycètes (pour les champignons lamellés, Pegler, 1987a, 1987b, 1988, a effectué une récente mise au point sur cette île), mais aussi dans le cadre d’un projet mené par l’Université de Porto Rico sur ce territoire américain (D.J. Lodge) voir http://www.cortland.edu/nsf/ga.html

    Par contre, les travaux consacrés aux champignons des Petites Antilles sont plus rares, hormis pour quelques îles comme Trinidad et Tobago, par exemple (voir Baker & Dale, 1948, 1951). Pourtant la diversité potentielle y est également a priori considérable. Malheureusement, l’extrapolation envisagée plus haut, pour évaluer une diversité fongique potentielle (sur la base, probablement sous-évaluée, rappelons-le, du rapport champignons:plantes de 5:1), y est presque impossible puisque la flore de Howard (Gray & Sweet, 1974 ; Howard, 1979, 1988, 1989a, 1989b), document de référence sur les phanérogames des Petites Antilles, ne comprend pratiquement que les plantes indigènes, à quelques exceptions près, pour un total d’environ 3 000 espèces. Cette diversité floristique est loin de représenter l’ensemble des niches disponibles pour les champignons de cette région. Le calcul basé sur Howard donnerait seulement 15 000 espèces fongiques, ce qui semble largement insuffisant au regard de la diversité potentielle des Antilles françaises (voir plus loin). Il me semble concevable que la diversité fongique potentielle des Petites Antilles puisse se monter à 20 ou 30 000 espèces fongiques. 

    Au sein des Petites Antilles, les îles françaises (Martinique, Guadeloupe et dépendances, connues sous le nom de « French West Indies » ou F.W.I.) présentent un acquis mycologique actuel relativement pauvre. Seuls quelques travaux spécifiques peuvent être énumérés : citons, parmi ceux majoritairement qui y sont consacrés : Patouillard (1889, 1899, 1900, 1902, 1903), Duss (1903, 1904), Questel (1951), David (1974), Sherwood (1974), Singer & Fiard (1976), Boidin & Lanquetin (1977), Pegler, & Fiard (1978, 1979), Pegler, & Singer (1980), Kohlmeyer (1981), Pegler (1983a), David & Rajchenberg (1985), Boidin & Lanquetin (1991). 

    C’est dans ce contexte que j’ai mis au point un programme de recherches visant prioritairement à accroître les connaissances mycologiques aux Petites Antilles ; un autre but de ce programme est de faire prendre en compte les champignons dans les opérations d’évaluation patrimoniale et fonctionnelle des milieux naturels. Pour ce deuxième volet, la Martinique et la Guadeloupe pourront plus facilement être concernées, en tant que territoire français. En effet, l’importance des champignons dans une approche intégrée de la gestion et de la conservation des sites naturels est actuellement reconnue en métropole, en particulier à la suite de recherches menées depuis une dizaine d’années [par R. Courtecuisse en collaboration avec divers chercheurs, dans le cadre de plusieurs programmes – voir Courtecuisse & Daillant (1998), Courtecuisse et al. (1997), Moreau et al. (2002)] et il est clair que l’acquisition de nouvelles connaissances mycologiques, ainsi que la structuration de toutes les données disponibles pour les îles françaises des Petites Antilles, serait profitable à une meilleure gestion de l’environnement, grâce à la prise en compte du potentiel bio-indicateur des organismes fongiques. 

    À titre de point de départ et avant d’atteindre cette phase analytique des données et d’en tirer tous les enseignements attendus, il faut faire un bilan des connaissances existantes ; bilan sur lequel pourront d’adosser les prochaines expéditions.
L’ouvrage de Pegler, (1983a), référence actuelle sur les champignons lamellés des Petites Antilles, énumère 188 espèces de champignons lamellés pour la Guadeloupe et 350 pour la Martinique, pour un total d’environ 430 espèces sur l’ensemble des deux îles. Le caractère fragmentaire de cette synthèse (qui a pourtant, bien sûr, l’immense mérite d’exister) est évident ; de très nombreuses espèces supplémentaires ont d’ores et déjà été récoltées, en Martinique et en Guadeloupe (et dépendances), en particulier par Jean-Pierre Fiard et R. Courtecuisse, respectivement, et quelques autres récolteurs (Jean Chabrol en Guadeloupe, par exemple). Pour les autres groupes de champignons (certains étant encore bien plus mal connus), cette constatation s’applique également : un nombre considérable d’espèces reste à découvrir et à décrire dans cette région du globe. Les calculs de diversité potentielle, appliqués à la Guadeloupe et à la Martinique, atteignent 15 605 espèces fongiques (le nombre de plantes supérieures étant de 3 181, selon Fournet, 2002). Une compilation a été réalisée par R. Courtecuisse et réunit environ 1 100 taxons, soit bien moins du dixième seulement de la diversité potentielle. 

    Il faut toutefois remarquer que le dépouillement ne concerne pas les champignons phytopathogènes, bénéficiant probablement d’une littérature spécialisée abondante ; ce domaine devra être envisagé en détail pour compléter le présent inventaire préliminaire. L’aide de spécialistes est nécessaire pour traiter cette question.
Régis COURTECUIISSE.

La mission 2004, à laquelle nous avons participé, s'inscrivait dans ce cadre de recherches. Les espèces présentées ci-contre sont l'objet de nos propres découvertes sur les deux îles.

Vous pouvez, en plus de nos diaporamas ci-contre proposés, visiter la page suivante sur ces missions tropicales Champignons tropicaux

Quelques souvenirs
Programme de recherches
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    S'il est certain que la diversité fongique est considérable, il est encore difficile d'avancer un chiffre à ce sujet. Une évaluation largement popularisée (Hawksworth, 1991) porte à 1,5 million le nombre d'espèces de champignons à la surface de la terre. Cette évaluation a été controversée, considérée trop élevée (par exemple May, 2000, propose, 500 000 espèces) ou insuffisante (Cannon, 1997, oppose 9,9 millions d'espèces [!]) ; elle a été récemment revue de manière critique (Hawksworth, 2002) et, en conséquence, maintenue à 1,5 million d'espèces , à titre d'hypothèse de travail consolidée par des arguments supplémentaires. 

    Les calculs de diversité potentielle, appliqués à la Guadeloupe et à la Martinique, atteignent 15 605 espèces fongiques (le nombre de plantes supérieures étant de 3 181, selon Fournet, 2002) ; la compilation proposée ci-dessous réunit environ 1 100 taxons, soit bien moins du dixième seulement de la diversité potentielle. 

    Pour en savoir plus : MYCOFRANCE OUTREMER

Des Champignons BIO ?
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    DES CHAMPIGNONS BIO

    L'unique producteur de pleurotes certifiés bio de France est implanté en Martinique! Les régions tropicales sont prédestinées à la culture des champignons : climat, environnement, l'essentiel est réuni pour permettre leur production tout au long de l'année. 

    À la retraite depuis 2003, il a transformé son garage et aménagé son jardin pour installer sa champignonnière chez lui. Il y cultive trois variétés de pleurotes : pulmonarius, ostreatus (en forme d'huître) et citrinopileatus. Son projet de recherche et développement, mené avec six partenaires depuis 2007, a permis de recenser et classer 15000 variétés de champignons en Martinique! « Les champignons ont des vertus médicinales. Les pleurotes par exemple, permettent de lutter contre le cholestérol, régulent le système immunitaire et sont un excellent antistress. Ils permettent également de combattre le cancer. Selon David Servan-Schreiber, les pleurotes diminuent de 90% le cancer du sein. Nous sommes loin de connaître toutes les vertus médicinales des champignons, c'est pourquoi il faut continuer les recherches! »

De réelles possibilités de marchés 

    En 2004, lorsqu'il a obtenu son label bio, Jacky pouvait s'estimer heureux de vendre 4 kg par semaine. Aujourd'hui, il en vend entre 30 et 40 kg à des grandes surfaces, des restaurateurs, des boutiques bio et des particuliers.« Au début, nous avons eu du mal à trouver notre public. Il fallait lutter contre la mauvaise image des cham-pignons, démystifier ce côté négatif du cham-pignon qui tue. » Produit local et raffiné, il intéresse la clientèle touristique haut de gamme « Les ministres de l'agriculture et des finances de Sainte-Lucie sont venus spécialement nous rendre visite quand ils ont appris que nous produisons nos propres champignons en Martinique. Si nous n'exportons pas maintenant, d'autres le feront à notre place et nous perdrons notre avance.Il faut savoir qu'il y a de réels besoins dans la zone caraïbe : de 5 à 10 tonnes de champignons par an, 40 kg par jour rien qu'en Martinique! » - Contact : Des visites sont organisées à la champignonnière des Antilles - Quartier Galion - 97220 Trinité - Tél : 05 96 58 27 62

Sources : Christelle LADER France-Antilles Martinique

Lentinus sp
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Lentinus similis
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Lentinus zeyheri
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Champignon - Sanpignon ou Chanpignon Chance ...
Rendez-vous sur un autre continent
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    La quête de la connaissance des champignons à travers le monde continue, je vous donne rendez vous dans d'autres contrées sur cette page "Reportages".
    N'hésitez pas à me contacter si vous avez des avis, suggestions, corrections à apporter aux espèces ici présentées.

Ganoderma cf adspersum
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Ganoderma cf. adspersum, sur un arbre tombé en Guadeloupe.

    On voit ici un cas de polymorphisme. Le nom de polymorphisme vient du grec et signifie : qui peut prendre plusieurs formes ("poly" plusieurs et "morphos" formes). C'est le fait qu'une espèce présente donc des individus différents aux caractères phénotypiques différents (appelés morphotypes) au sein d'une même population. Mais c'est aussi la capacité d'adaptation d'une espèce. 
    Ici en l'occurrence, le Ganoderma se trouvait à l'horizontal par rapport au tronc, quand l'arbre était encore vivant et donc debout. Mais la tempête a abattu cet arbre, dont le tronc s'est donc retrouvé couché. Les tubes ouverts par les pores de l'hyménophore de ce champignon se retrouvèrent ainsi à l'horizontal, ne pouvant plus libérer les spores par gravité. Un nouveau sporophore s'est en conséquence développé sur le premier qui est devenu stérile, pour produire des spores dans des tubes en position verticale, pouvant ainsi libérer les spores par gravitation naturelle.

Guadeloupe
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Mamelles de Guadeloupe
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    Ces deux montagnes dominent une partie du massif montagneux et volcanique de l'ïle
Espèces Guadeloupe
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polyporus_lp132.pdf (177,27 Ko)
aphyllo_lp93.pdf (139,1 Ko)
entoloma_lp98.pdf (132,89 Ko)
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galerina_lp151.pdf (127,87 Ko)
lepiota_lp124.pdf (175,45 Ko)
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aphyllo_lp94.pdf (145,26 Ko)
polyporus_lp164.pdf (130,05 Ko)
entoloma_lp90.pdf (123,95 Ko)
dermoloma_lp141.pdf (148,47 Ko)
polyporus_lp143.pdf (142,82 Ko)
Martinique
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Anse couleuvre
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    Superbe plage au sable volcanique gris, du sud de l'ïle
Espèces Martinique
pluteus_sp_023.pdf (112,44 Ko)
panus_sp_lp38.pdf (151,25 Ko)
coltricia_lp57.pdf (194,49 Ko)
gerronema_lp78.pdf (105,85 Ko)
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pluteus_sp_lp06.pdf (146,77 Ko)
mycena_lp81.pdf (111,77 Ko)
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Pseudohiatula irrorata
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   Certaines espèces sont bien connues des Petites Antilles, comme Pseudohiatula irrorata belle espèce saprotrophe, sur bois mort. Il reste néanmoins, de nombreuses espèces inconnues à décrire et à publier. Les diverses missions entreprises sur ces terres, devraient prochainement aboutir à des publications de nouvelles espèces.

Biodiversité Martinique
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    La Martinique est l’île des Petites Antilles la plus éloignée des deux principaux foyers de dispersion de la faune, de la flore et de la fonge (Amérique du Sud et Grandes Antilles). La spéciation y est active et un nombre appréciable d’espèces sont endémiques de l’île. D’autres sont endémiques de l’ensemble des Petites Antilles. Depuis l’arrivée de l’Homme dans la Caraïbe, de nombreuses espèces ont disparu et d’autres ont été introduites fortuitement ou volontairement.
L’endémisme est à considérer sous deux échelles : les espèces endémiques strictes de la Martinique et celles qui sont endémiques des Petites Antilles. En termes de conservation, ces dernières relèvent d’une coopération régionale.

 Champignons 

    Les champignons de la Martinique sont relativement bien connus ; cependant, des recherches actuellement en cours en augmentent considérablement la connaissance. Des dizaines d’espèces supplémentaires devront être ajoutées aux listes disponibles, dont un certain nombre de taxons nouveaux pour la science. Aphyllophorales, Discomycètes, champignons microscopiques restent largement sous-explorés.

Lentinus tropicaux
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    Plusieurs espèces du genre Lentinus se rencontrent sous les tropiques du nord ou du sud.
 Nous présentons ici quelques unes des espèces que nous avons récoltées

Lentinus bertieri
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Lentinus calyx
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Lentinus crinitus
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Lentinus sajor-caju
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Lentinus sp
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    Lentinus sp découvert sur l'ïle de Madagascar
Lentinus sp
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    Lentinus sp découvert aux petites Antilles françaises
Lentinus similis
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Lentinus villosus
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¨Petites Antilles
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Volvariella sp.

    Les internautes communiquent. Une équipe d'entomologistes remarquent des champignons aux Petites Antilles françaises et nous adressent leurs clichés à découvrir ci-dessous :

Espèces indéterminées
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