et STATION D'ETUDES MYCOLOGIQUES
Les champignons
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Les champignons du Maroc
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La magie de l’Internet 

    Si j’ai programmé mes précédents voyages en Scandinavie ainsi qu’à Madagascar, c’est bien grâce à l’Internet que je me suis retrouvé au Maroc. En effet, un jour de mai 2005, j’ai reçu un mail d’un certain Mohamed HAIMED de l’Université de Kénitra, qui avait pu voir sur le site de la Société Mycologique des Hautes-Vosges, une de mes publications sur trois lépiotes. Ce dernier ayant fait de ce genre sa spécialité et cherchant à faire publier ses travaux, il me contacta pour me demander de publier quelques articles. Ce que j’acceptai bien volontiers. 
    En revanche publier des articles sur des espèces que l’on a pas vu soi même, peut laisser un goût amer. Quelques temps plus tard, après plusieurs échanges sympathiques avec mon collègue marocain, c’est moi qui lui ai demandé une faveur : Est-il possible de me rendre au Maroc et me rapprocher de l’équipe de mycologues de Kénitra, afin d’aborder la fonge sur le terrain. La réponse fut immédiate et positive. 

    C’était fait. Il fallait préparer le séjour, évaluer les besoins des mycologues de l’autre côté de la Méditerranée, préparer les colis et faire les bagages. Départ prévu pour le Dimanche 20 novembre 2005. Au fur et à mesure des échanges, c’est en fait le laboratoire de botanique et de protection des plantes, département de biologie, Faculté des sciences, Université Ibn Tofaïl, à Kénitra au Maroc qui m’invita ainsi que mon épouse. Nous avons donc été pris en charge durant une semaine, et ce, grâce au dynamisme et à l’enthousiasme du Professeur Allal Douira, qui nous fit un accueil des plus chaleureux. 

CHAMPIGNONS DU MAROC - 2005
L'équipe de Kénitra
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Sous la conduite du Pr. Allal DOUIRA de l'université de Kénitra, une équipe de mycologues travaille à inventorier les champignons du Maroc, notamment de la Mamora et du Moyen Atlas marocain.
Kénitra et la Mamora
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    A peine arrivé à l’hôtel, je remarquais déjà des champignons dans la cour intérieure en bordure de la piscine. De magnifiques Paxillus panuoides arboraient leurs sporophores comme des pétales de fleurs sur une souche d’un arbre que je ne pu identifier. Flânant dans les rues et le parc tout proche, j’ai pu voir dans un trou provoqué par une branche morte d’un platane, des touffes d’Agrocybe aegerita qui sont très communs dans la région, puis de magnifiques Macrolepiota rhacodes var. hortensis de tailles impressionnantes avec Agaricus haemorrhoidarius. Cela c’était pour les hors d’œuvres. 

    La première vraie sortie fut pour la Mamora. Entre les oueds Sebou et Bou Regreg, cette forêt domaniale de chênes lièges s’étend sur 134 000 ha, soit 60 km. de long et 30 km. de large. En dépit des régressions qu’elle a subies, elle reste la plus vaste subéraie au monde et l’une des plus méridionales. La superficie occupée par le chêne-liège dans la Mamora est désormais réduite à moins du tiers de sa surface potentielle. Actuellement, il ne reste que moins de 50.000 ha au lieu des 134.000 ha initiaux puisque les zones dégradées de chêne-liège ont été défrichées par l’Administration des Eaux et Forêts au profit de plantations d’espèces exotiques comme les Pins, les Eucalyptus, Acacia australiensis, plus rentable. Bien que fortement dégradée en raison d’une exploitation intensive et d’un surpâturage, elle réserve néanmoins de bonnes surprises. Une des espèces communes que l’on rencontre sur les branches de ces chênes, parfois très haut, est un saprotrophe aux couleurs jaune oranger à rouille: Gymnopilus suberis. Très répandu également, s’insérant dans les nervures de l’écorce subéreuse tourmentée, Bjerkandera adusta est abondant sur de nombreux arbres et dans une moindre mesure Pleurotus pulmonarius. Profitant d’une blessure de l’écorce, une jolie Volvaire soyeuse Volvariella bombycina profitait de l’occasion pour s’installer magistralement. Au sol on récolte de nombreuses espèces nitrophiles comme les Lépiotes et des Agarics, vraisemblablement dus à la présence de bovins et caprins, qui amènent également la présence d’espèces fimicoles ou stercoricoles dont les Coprins. Les gastéromycètes avec Bovistella radicata et d’autres Lycoperdons ne sont pas en reste. 

    PS / Je profite de cet article, afin de sensibiliser les directeurs de publication de revues de diverses associations mycologiques, sur le fait que cette équipe, cherche des solutions afin d’éditer des articles dans des revues françaises. Les personnes intéressées peuvent prendre contact avec moi, par mail afin que je puisse les mettre en relation avec les auteurs. 

    Un second voyage naturaliste était programmé l'année suivante, où, durant 7 semaines nous avons parcouru le Maroc à travers le Rif, le Moyen Atlas, le Haut Atlas, la bande saharienne, les Gorges du Todra et du Dadès, ainsi que la vallée du Draa, pour remonter par la côte atlantique.

Hommage à nos amis marocains : Mohamed, Ali, Allal, Bouchra...

Moyen Atlas
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    Conduit par Bouchra Larouz et Ali Outcoumit j’ai eu le privilège d’herboriser sur le massif du moyen Atlas, région encore sauvage qui fort heureusement est encore peu visitée, les touristes lui préférant les environs des villes de Marrakech ou Agadir. Traversé par une des principales routes d’accès au sud marocain. Le visiteur pressé ne pas soupçonner la richesse et la quiétude des paysages de cette région montagneuse. J’ai surtout apprécié son charme insolite où il est possible d’observer des cèdres de l’Atlantique multicentenaires, qui ne sont d’ailleurs que des cèdres du Liban emportés lors des invasions du Maroc par les Arabes en des temps reculés. Mais j’ai appris aussi, qu’en novembre le moyen Atlas peu rappeler le climat hivernal des Vosges. Nous avons en effet essuyé une tempête de neige digne des plus froides bourrasques que j’ai connues. Mais dans les sous-bois les champignons étaient au rendez-vous, avec le roi de la cédraie Cortinarius cedretorum. De spectaculaires Hericium erinaceum ornaient les grosses branches des chênes zéens côtoyant de temps à autre Phellinus robustus, au sol Agaricus dulcidulus tentait de se camoufler dans l’humus épais, avec des Entolomes, Inocybes et autres champignons à lames, mais aussi parmi le tapi formé par les aiguilles de cèdre tombées au sol, estrum rufescens. Le clou de la sortie fut sans aucun doute la découverte de Stropharia hornemannii aux côtés de Tricholoma roseoacerbum. Un Myxomycète immature orné de perles étincelantes ravivait notre curiosité. Enfin, nous pensons avoir récolté un Rhodocybe qui posa problème à Bertault et Malençon. Il s’agit de leur « Clitopilus truncatus (Schaeffer ex. Fr.) Kühn. & Rom. 1953, désormais reconnu sous le nom de Rhodocybe gemina. Cette espèce relativement commune chez nous, qui se distingue au Maroc par une odeur quasi absente et une saveur ni amer où même amarescente, quant au stipe il est souvent garni de cordons mycéliens blancs plus ou moins denses.

A la faculté de KENITRA
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    Durant une semaine donc, les journées étaient ponctuées par des sorties sur le terrain, des travaux pratiques et les conférences que je donnais auprès d’un public très intéressé et attentif. Je me suis rendu compte de la chance que nous avions en Europe, où le matériel et la littérature dont disposent de nombreux mycologues amateurs, dont je fais partie, est infiniment plus important que le matériel et les ouvrages dont dispose cette université. L’histoire me rappela que le Maroc fait encore partie du tiers-monde, même si de nombreux secteurs émergent ça et là. J’ai donc été saisi par les besoins qu’avaient les marocains pour exercer leurs études ou leur passion. Nous avons pu les aider en leur donnant accès à une plus large documentation. C’est j’espère, le début d’une longue coopération et d’aide avec ceux qui sont devenus mes amis marocains. 

    La faculté des sciences de l’université de Kénitra, abrite un laboratoire de botanique et de protection des plantes dirigé par le professeur Allal DOUIRA. Il anime une équipe de jeunes mycologues, pour la plupart des enseignants du primaire ou du secondaire. Nous avons donc fait plus ample connaissance avec cette sympathique équipe. 

    Nous avons mis en place un programme d’inventaire, basé au départ sur les travaux de Bertault et Malençon. Peu de recherches mycologiques ont été effectuées par les marocains eux-mêmes, depuis les publications de ces éminents mycologues. D’ailleurs, aux dernières nouvelles, mue par cette jeune équipe, une association mycologique est actuellement en cours de constitution à Kénitra.

Jardin exotique
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    Une visite dans un jardin exotique situé non loin de Kénitra, sous la conduite initiée de Mohamed HAIMED, fut l’occasion de découvrir une espèce Européenne Gymnopilus spectabilis sur Ravellana (l’arbre du voyageur) originaire de Madagascar. De nombreux saprotrophes y furent également découverts avec quelques Agaricacées et Coprinacées. Sur ce premier relevé Mohamed décida de commencer à en dresser l’inventaire et de le poursuivre tout au long des prochaines visites.

Les dunes atlantiques
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    Joignant l’utile à l’agréable, nous avons flâné en bordure du littoral atlantique, profitant de la plage, la mer, tout en ayant un œil pour nos préférés. Ce milieu nous révélait quelques récoltes bien connues des zones sabulicoles sous nos latitudes, avec Psathyrella psammophila ou encore Pisolithus arrhizus et Rhizopogon luteolus dans le sable et au pied des arbres Ganoderma resinaceum récolté ici par Mohamed HAIMED ou Phellinus torulosus.
Jbel Toubkal
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    Le dimanche suivant, nous prirent temporairement congé avec nos amis de Kénitra, afin d’aller herboriser plus au sud. C’est en train que nous avons rejoint Marrakech. Dans les environs de cette belle ville touristique aux multiples visages, au pied de l’Atlas, nous nous sommes tout d’abord dirigés vers le Jbel Toubkal dont le sommet du massif se dresse à 4167 m. Cette ballade, cette fois, n’a pas été sans nous rappeler nos Alpes avec ses neiges éternelles. Au pied d’un arbre géant, trônaient d’innocentes Russules Russula galochroides en attente d’être déterminées dans un décor de rêve. Puis ce fut ensuite la traversée à haut risque du Haut Atlas en bus. Plus d’une fois j’ai bien cru que je ne verrais jamais plus de champignons, car le bus circulait à vive allure sur des routes étroites et escarpées à travers le massif le plus élevé de toute l’Afrique du Nord, formé de montagne culminant entre 3000 et 4000 mètres d’altitude. Nous avons même été stoppés par la neige sur la route P31 qui relie Marrakech à Ouarzazate, au col au niveau de Taddert. Nous avons quitté par la même, la culture arabe pour côtoyer la culture berbère. Difficile d’exprimer ici la beauté des paysages à perte de vue, désertiques mais relevés par les variantes de teintes des argiles, qui passent du vert à l’ocre, sans oublier les jaunes ou les rouges.

Ouarzazate
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    Arrivé à Ouarzazate le décor est complètement différent, de vastes de plaines désertiques disparaissent à l’infinie, soulignées le long de la vallée du Draa par d’immenses oasis aux palmiers dattiers qui ont fait la renommée de cette région. C’est l’un des deux axes privilégier pour atteindre le désert. Un détour s’impose par la superbe et étonnante kasba d’Aït Benhaddou afin de découvrir l’un des plus beaux chefs d’œuvres du sud marocain, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Village forteresse construit exclusivement en argile fondant littéralement à chaque pluie, bien que celles-ci soient bien rares dans cette région du monde. Avant de nous perdre dans les sables ocre du désert, nous effectuons un dernier détour par la petite oasis de Fint une merveille méconnue, où nous apprenons que les palmiers dattiers qui bordent l’oued, sont malades car atteint du Bayoud. Le Bayoud est transmis par un champignon parasite Fusarium oxysporum f. albedenis, qui a détruit par moins de dix millions de palmiers dattiers au Maroc ces dernières années.

Mhamid
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    Nous poussons vers Zagora et nous arriverons enfin à Mhamid, la porte du désert, avant de partir pour trois jours dans le Sahara où nous découvrirons nos derniers champignons avec des Berbères pour guides. Nous avons cherché des gastéromycètes sabulicoles du désert ou même des Terfèzes, en vain ! En revanche quelques tamaris présents au début du désert et jusqu’en en haut des dunes, étaient parfois parasité par quelques jolis Inonotus tamaricis accrochés au tronc ou sur les branches.

Paysages du Nord marocain
Paysages du Sud marocain
Le Maroc
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    Situation géographique du Maroc
PUBLICATIONS
Etude de quelques Basidiomycètes comestibles du platane de la ville de Kénitra (Maroc)
meddah_1_.pdf (373,33 Ko)
Fonge associée au bananier (Musa accuminata L.)
outcoumit.pdf (474,96 Ko)
Développement des carpophores de Gymnopilus suberis (Maire) Singer sur les fragments de bois de Quercus suber L.
06-n_douba_1_.pdf (318,02 Ko)
Champignons coprophiles dont deux espèces nouvelles pour le Maroc : Coprinopsis nivea (Pers. : Fr.) Redhead, Vilgalys et Moncalvo, et Coprinellus congregatus (Bull.) P. Karst
07-ouabbou_1_.pdf (226,07 Ko)
Quelques espèces fongiques du genre Panaeolus (Fr.) Quélet., dont une nouvelle pour le Maroc: Panaeolus dunensis Bon et Courtecuisse
Etude de quelques espèces de lépiotes collectées dans la Mamora, Benslimane et le Rif (Maroc)
Etude de quelques espèces de lactaires de la forêt de la Mamora (Maroc)
ETUDE DES PEZIZALES DU MOYEN ATLAS (MAROC)
elassfouri.pdf (336,88 Ko)
Inventaire des spécimens fongiques de l’Herbier national de l’Institut Scientifique de Rabat
Nos truffes s’appellent «terfès»…
Etude de quelques espèces d’Agaricus de la forêt de la Mamora (Maroc)
Terfez
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    En savoir plus sur les Terfez, cliquez sur Terfez
KENITRA
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La Mamora de Kénitra, la plus grande suberaie au monde, recèle une fonge riche et diversifiée

Biodiversité au MAROC
Etude bibliographique des champignons du Maroc - Thèse de Haimed M.
Inonotus tamaricis

    Inonotus tamaricis (Pat.) Maire
famille des Hymenochaetaceae
Espèce saprotrophe du Tamaris, un arbuste ou un petit arbre fréquent dans les régions méditerranéennes jusqu'au porte du Sahara, où il peut être spontané ou cultivé. Il correspond au genre Tamarix qui appartient à la famille des Tamaricacées.

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Morilles des Cèdres
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Dans le Moyen Atlas marocain, les morilles des Cèdres Morchella conica abondent en mai sous les cèdres de l'Atlantique.
Scenidium nitidum
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Genre : Scenidium (Klotzsch) Kuntze 
    Une seule espèce de ce genre a été découverte au Moyen Atlas. Ce genre se caractérise par un hyménophore avec de grands pores anguleux en nid d'abeilles, un sporophore sessile. Les spores sont hyalines et lisses. Les espèces de ce genre provoquent une pourriture blanche ligneuse active et caractéristique. 

    Scenidium nitidum (Durieu & Mont.) Kuntze (Polypore nid d’abeille) = Hexagonia nitida
Plusieurs exemplaires ont été récoltés sur les branches en haut des arbres de chênes verts dans la forêt de Jaaba au printemps 2006 par Ali Outcoumit. Le sporophore (3-10 cm de larg.) est sessile. Il est profond de 2-7 cm et 1-4 cm d’épaisseur. La surface piléique est lisse, brillante, concentriquement sillonnée. Elle présente une couleur brune de datte à brune sombre. Les pores (1-2 mm de larg.) sont anguleux à hexagonaux. Ils ont une couleur crème, brun pâle puis brun foncé. Les tubes (1-3 cm. de long.) sont rigides. La chair (3-5 mm. d’épaisseur) est coriace, ligneuse, dure. Elle est brun pâle. Les spores (9-14 x 3,5-5 μm) sont hyalines, lisses et longuement elliptiques.
La même année Bouchra Larouz découvrait elle aussi plusieurs exemplaires dans le moyen Atlas et nous récoltions cet exemplaire présenté ici, à Ifrane dans le moyen Atlas en mai 2007, sur chêne zeen.

Cortinarius cedretorum
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Cortinarius cedretorum Maire - Cortinaire des cèdres  
  C’est l'un des plus beaux champignons que l’on peut rencontrer parfois très tardivement dans les cèdraies mêlées ou pas de chênes vert et chênes zeens du moyen Atlas marocain. Le jaune citrin de la cuticule se transforme vite en brun rouge brillant dès que le sporophore se dégage des feuilles et du sable qui le recouvrent au début de sa croissance.

Gymnopilus suberis
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Gymnopilus suberis (Maire) Singer
    Gymnopilus suberis se caractérise par une silhouette plutoïde à clitocyboïde, sans odeur particulière, à part une odeur mycélienne sur les échantillons frais. Les échantillons secs n’ont pas d’odeur.

Hericium erinaceum
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Hydnum erinaceus Bulliard (1791)

Synonymes:
Clavaria erinaceus (Bulliard) Paulet, (1793)
Dryodon erinaceus (Bulliard) P. Karsten, (1882)
Hericium erinaceum (Bulliard) Persoon, Comment. Fungis Clavaeform: 27 (1797)

L’hericium (Hericium erinaceum) est l’un des champigons les plus utilisés dans la pharmacopée chinoise.
Il fut d’abord employé dans le traitement de l’hépatite B et pour ses effets hépato-protecteurs. Des chercheurs Japonais ont ensuite découvert qu’il possèdait également la faculté d’accélérer la synthèse du N.G.F. (neuronal growth factor), facteur de croissance essentiel des cellules nerveuses et rétiniennes. Il prolonge la survie des neurones et améliore la mémoire, première faculté déficiente dans la maladie d’Alzheimer. Il est aussi prouvé que ses composants sont efficaces dans le traitement des ulcères, des inflammations et des tumeurs du tube digestif. Il a été récolté ici sur une branche morte attenante à l'arbre, d'un chêne zeen prés d'Ifrane dans le Moyen Atlas.

Russula galochroides
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Russula galochroides Sarnari 1988

    Chapeau lanc crème parfois taché de mauve. Lames blanc crème. Stipe blanc
Réactions : au sulfate de fer, rose pâle, au phénol, banale
Chair de saveur acre-douce à faible odeur.

Couleur de la sporée : Pallidosporée
Habitat : Sous feuillus thermophiles, surtout les chênes lièges, verts et zeens...

Rhodocybe truncatus
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Rhodocybe truncatus var mauritanicus
On trouve cette magnifique et rare espèce décrite par Malençon sous les chênes zeens dans le Moyen Atlas à l'automne.
Stropharia hornemannii
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Stropharia hornemannii  (Fr. : Fr.) Lundell & Nannfeldt 
    C'est un grand champignon présentant un chapeau brun à brun-violet ou brun rougeâtre visqueux et un stipe épais et écailleux. Son habitat est apparemment limitée à la forêt de conifères de montagne du nord marocain, mais on retrouve cette espèce dans les régions du nord, comme qu Québec. Il a tendance à croître en troupes. Saprotrophe de l'humus ou du bois bien décomposé.

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