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Photo : Poronia erici espèce déterminante, coprophile.
Vient sur crottin d'équidés.

Vue des Vosges
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    Depuis le sommet du Hohneck en hiver, on observe au premier plan, les résineux du massif vosgien, puis la plaine d'Alsace sous la brume intense, ensuite vient le massif jurassien et en arrière plan les Alpes bernoises.    

Bulletins SMHV
bull_fme_0.pdf (8,23 Mo)
Premier bulletin de la Fédération Mycologique de l'Est
Bulletin annuel de la S.M.H.V.
Complément au bulletin n° 7 - Liste rouge des champignons menacés d'Alsace (PL)
Complément au Bulletin n° 9 - Liste des espèces du congrès SMF de ST-DIE
Inventaire des forêts du Ried d'Ohnenheim et d'Elsenheim
EXPO CHAMPIGNONS
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    Week-end champignons : de la cueillette à l’exposition… 

    Le Parc naturel régional des Ballons des Vosges vous a proposé Le dimanche 2 octobre à la Maison du Parc, Munster (68) une journée consacrée à la découverte ou re-découverte des champignons de notre massif. La Maison du Parc a ouvert grande ses portes pour exposer les cueillettes de chacun sous l’œil avisé de Patrick Laurent, Président de la société mycologique des Hautes-Vosges. 

     Cette exposition participative a remporté un franc succès, malgré une sécheresse et des températures reccords pour la saison. Les champignons étaient regroupés par familles et genres. Cette exposition participative était accompagnée d’une exposition de photographies grand format et de panneaux sur les habitats avec leurs champignons déterminants. Une conférence était proposée sur le même sujet à 15h par Patrick Laurent, qui a elle aussi su attirer une cinquantaine de personnes intéressées par l'écologie des champignons du massif.

    « Les champignons déterminants de la montagne vosgienne »
Cette conférence présentait les espèces fongiques déterminantes des différents habitats des Hautes-Vosges : leur fonctionnalité, leur utilité et leur utilisation. Pour chaque habitat (17 au total), trois espèces déterminantes étaient présentées : espèces parapluies, espèces déterminantes et espèces caractéristiques. Une façon originale et novatrice de présenter les espèces rares et patrimoniales du massif des Vosges.

Sortie mycologique
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    Sortie découverte des champignons

Le monde merveilleux et mystérieux des champignons,
RDV le 11 septembre 2011 à BERTRIMOUTIER devant le foyer St-Jacques,
pour une saga passionnante sur le site du Sacré Coeur.

LA STATION
PRIX ALSACE NATURE
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Alsace Nature - Les Trophées 

    Vendredi 28 février 2010, Alsace Nature a remis les Trophées 2009. Cette 3e Édition a récompensé 6 actions écologiques menées par  la commune d'Ohnenheim, dont la protection de la forêt communale du Riedgraben, niche mycologique remarquable, désormais protégée pour 25 ans à notre initiative. Nous remercions à ce propos le maire qui nous a suivi dans nos démarches.
L'inventaire est téléchargeable dans le Bulletin n° 12 et la liste des espèces, dans le module INVENTAIRE ci-dessous.

Inventaire Mycologique
Inventaire mycologique du Lac tourbière et de l'Aulnaie de Retournemer à Xonrupt 88
Inventaire mycologique de la tourbière des Charmes à Thiéfosse 88
Inventaire mycologique de la zone naturelle protégée du See d'Urbes 68
Inventaire mycologique de la Réserve naturelle du Frankenthal - Missheimle sur le massif vosgien 68
Inventaire mycologique des aulnaies de Deyvillers, Longemer (Xonrupt) et Wisembach 88
Liste des espèces du Ried d'Ohenheim et Elsenheim
Liste de pré-inventaire mycologique, en complément au DOCOB NATURA 2000 de la Forêt domanliale de la HARTH 68
CHAMPIGNONS RARES
Table d'hôte
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    Du bois à la table en passant par la cave, nos hôtes de la station mycologique des Hautes Vosges peuvent apprécier quelques "fruits" des sous-bois, accompagnés de mets gourmands, arrosés avec modération des élixirs de la vigne.

    Toutes les recettes ci-dessous ont été élaborées par le chef Laurent BLANT  (Saint-Louis 68)
    Les vins choisis par Laurent BLANT et nous même, oenologues amateurs
    Les arrangements sont de Nadia BLANT et Catherine LAURENT
    Les photos sont de Patrick LAURENT

    Pour des conseils et recettes, n'hésitez pas à nous consulter...

Nos plats
Cent pour Cent VOSGES
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    Un magazine où l'on parle champignon !
    Un journaliste qui insiste sur la place de ce règne fongique oublié et qui plaide pour que les champignons trouvent enfin leur vraie place dans les écosystèmes, c'est assez rare pour être signalé.
    A quand le trinôme FAUNE FLORE FONGE pour remplacer l'éternel FAUNE FLORE de tous les magazines, inventaires, Natura 2000 et publications scientifiques sur la biodiversité. La biodiversité sans les champignons est une utopie. Les champignons sont au cœur de celle-ci et sans eux les végétaux ne peuvent pas vivre.
    PAS DE CHAMPIGNONS = PAS DE FORÊT

Vidéo
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    Les champignons en action, sur le site de youtube à l'adresse suivante : http://www.youtube.com/watch?v=scPOQC_Lpgo&feature=related
    Cette vidéo présente les champignons d'une façon originale, dans leur mode de développement en images accélérées.
Bibliothèque SEMHV
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1200 PILZE in farbfotos Rose Marie Dähncke
A la découverte des champignons Pierre-Arthur MOREAU
A monograph of CLAVARIA and allied genera E.J.H. CORNER
A monograph of the genera Hemimycena, Delicatula, Fayodia, Gammundia, Myxomphalia, Resinomycena, Ric V. Antonin & M.E. Noordeloos
AMANITA Américaines Latest Change
AMANITES du Sud-Ouest de la France Aimé G. PARROT
Analyse écologique et patrimoniale des champignons supérieurs dans les tourbières des Alpes du Nord P.A. MOREAU
Aphyllophorales W. Jülich
Ascomycètes G. MASSEE
ATLAS des champignons de France, Suisse et Belgique J. Rolland
ATLAS des Cortinaires (Version CD) Bidaud Moenne-Loccoz & Reumaux
Biodiversité des Tourbières alacalines de Lorraine Nicolas PAX
British Ascomycètes R.W.G. DENNIS
British Puffballs earthstars and stinkhorns D.N. Pegler - T Laessoe - B.M. Spooner
Bull. SMF - 1960 - J.P. SCHRANTZ
Bulletin S.H.N de Colmar Périodiques biannuels
Bulletins de la So.Mycologique & Bota. Région Chambérienne P.A.M.
"Bulletins DM
Documents mycologique" Périodiques 4n°/an
Bulletins du BEARN Périodiques
Bulletins FAMM Périodiques annuels
Bulletins FMDS Périodiques
Bulletins GMV Périodiques annuels
Bulletins S.H.N.P.Montbéliard Périodiques annuels
Bulletins SLM Périodiques annuels
Bulletins SM Rémoise Périodiques annuels
Bulletins SMCA Périodiques annuels
Bulletins SMF Du premier n° à ce jour
Bulletins SMHR Périodiques annuels
Bulletins SMHV Périodiques annuels
Bulletins SMPM Périodiques annuels
Bulletins SMS Périodiques trimestriels
Bulletins SMTB Périodiques annuels
Bulletins SO-MY-LA Périodiques semestriels
Catalogue descriptif des champignons supérieurs de la zone subalpine PNS Jules FAVRE
Champignons G.BECKER
Champignons de Suisse - Tome 1 à 6 J. Breitenbach & F. Kränzlin
Champignons des Vosges Pierre BARBAS
Champignons d'Europe Roger HEIM
Champignons d'Europe occidentale Marcel BON
Champignons du Nord et du Midi - Tome 1 à 9 André MARCHAND
Clé des Espèces européennes du genre PEZIZA L, H. Hohmeyer
Clé du genre LASIOSPHAERIACEAE Sabine M. Huhndorf
Clé monographique des MYCENA de l'hémisphère Nord Maas Geesteranus²
Compléments à la FLORE ANALYTIQUE R. KUHNER & H. ROMAGNESI
Contribution à l'étude du genre HEBELOMA G. BRUCHET
Dernière nouvelles des Champignons Guy FOURRE
Dictionnaire étymologique des noms scientifiques de champignons Yves Bresson
Dictionnaire français de Médecine et de Biologie Manuila A & L - J Sournia
Die Blätterpilz A. Ricken
Die Röhrlingr une Blätterpilz K.K.F. Band ii b/2 M. MOSER
Etudes Mycologiques au Parc National Suisse Jules FAVRE
Flora Agaricina Neerlandica 1 - ENTOLOMA - RHODOCYBE - CLITOPILUS M.E. NOORDELOOS
Flora Agaricina Neerlandica 2 - TRICHOLOMATACEAE - PLEUROTACEAE - PLUTEACEAE M.E. NOORDELOOS - KUYPER - VELLINGA
Flora Agaricina Neerlandica 3 - TRICHOLOMATACEAE - (Marasmius - Collybia - etc…) M.E. NOORDELOOS - KUYPER - VELLINGA
Flora Agaricina Neerlandica 4 - TRICHOLOMATACEAE - STROPHARIACEAE M.E. NOORDELOOS - KUYPER - VELLINGA
Flore analytique des champignons supérieurs R. KÜHNER & H. ROMAGNESI
Flore Analytique des Cortinaires André TARTARAT
Flore des Champignons supérieurs du Maroc Vol. I G. MALENCON & R. BERTAULT
Flore des Champignons supérieurs du Maroc Vol. II G. MALENCON & R. BERTAULT
Flore Mycologique d'Europe 1 - Les Hygrophores Marcel BON
Flore Mycologique d'Europe 2 - Les Tricholomes Marcel BON
Flore Mycologique d'Europe 3 - Les Lepiotes Marcel BON
Flore Mycologique d'Europe 4 - Clitocybes, Omphales et ressemblants Marcel BON
Flore Mycologique d'Europe 5 - Collybio-marasmioides Marcel BON
Flore Mycologique d'Europe 6 - Les BOLETS G. LANNOY & A. ESTADES
Funghi di Ambienti Dunali Monti Giovani et al.
Funghi e amici Alfredo RIVA
"Funghi Europaei, Vol 2a
BOLETUS" C.L. Alessio
"Funghi Europaei, Vol 7
LACTARIUS" Maria Teresa Basso
Funghi ipogei d'Europa Montecchi & Sarasini
FUNGHY IPOGEI Carlo Vittadini - Auguadri, Luccini, Riva, Testa
"Fungi Europaei - Tome 1
AGARICUS" A. CAPELLI
"Fungi Europaei - Tome 2
BOLETUS" C. L. ALESSIO
"Fungi Europaei - Tome 3
TRICHOLOMA" Alfredo RIVA
"Fungi Europaei - Tome 4
LEPIOTA" M. CANDUSSO - G. LANZONI
"Fungi Europaei - Tome 5
ENTOLOMA" Machiel E. NOORDELOOS
"Fungi Europaei - Tome 6
HYGROPHORUS" Massimo CANDUSSO
Fungi non delineati pars IV Noordeloos Machiel
Fungi non delineati pars XVI Paolo Franchi & Mauro Marchetti
Fungi non delineati pars XVII M. BON & P. ROUX
Fungi non delineati pars XVIII R. DOUGOUD
Fungi non delineati pars XXI Jun Vesterholt
Fungi non delineati pars XXIII A. De HANN & R. WALLEYN
"Genere RUSSULA
in Europa - Tome 1" Mauro SARNARI
Gossaire des termes mycologiques et Dictionnaire Français/Anglais/Français S.M.P.M.
Guida alla determinazione dei funghi - Vol 1° Meinhard MOSER
Guida alla determinazione dei funghi - Vol 2° Walter JÜLICH
Guida alla determinazione dei funghi - Vol 3° Johan STANGL
Guide de poche des Champignons Georges MONNIER - Régis COURTECUISSE
Guide des Champignons Préface de G. Becker
Guide des Champignons J.E & M. LANGE /DUPERREX HANSEN
Guide des Champignons de France & d'Europe Régis COURTECUISSE
Guide Vert - Les champignons de France Direction de Hervé CHAUMETON
Guide VIGOT des CHAMPIGNONS Ewald Gerhardt
HYMENOGASTRACEES d'Europe M.F. BATAILLE
Hymenomycètes de France H. BOUDROT & A. GALZIN
I Boleti R. GALLI
I funghi dal vero Vol.1 à 7 Bruno Cetto
I Tricholomi R. GALLI
Icones Mycologicae - Tome 1 à 5 Emile BOUDIER
Initiation à la Microscopie P.A. Moreau
Inventaire mycologique de la réserve naturelle du Grand Lemps P.A. MOREAU
Inventaire mycologique de la tourbière des Planchettes P.A. MOREAU
Inventaire mycologique de la tourbière du Peuil P.A. MOREAU
Inventaire mycologique des tourbières de l'Herretang P.A. MOREAU
J'ai dû manger des amanites mortelles Dr Pierre Bastien
La végétation des Htes-Vosges dans ses rapports avec les climats locaux, sols et géo. Roland CARBIENER
Larousse des champignons MOREAU Claude
Le Amanite R. GALLI
Le Genre CREPIDOTUS Béatrice SENN-IRLET
Le genre INOCYBE Marcel BON
Le Genre MYCENA & HEMIMYCENA Kühner
Le Gratin des Champignons Roland SABATIER
Le Haut-Rhin P. LAURENT
Le multiguide nature des Champignons d'Europe M.Svrcek & J.Kubicka
Le Russule R. GALLI
Les associations fongiques des Hauts-Marais jurassiens Jules FAVRE
Les Champignons Anne-Marie SLEZEC
Les Champignons Roger PHILLIPS
Les Champignons J. Guillot
Les Champignons d'Alsace et plus particulièrement du Haut-Rhin B. CROZES
Les Champignons d'Alsace et plus particulièrement du Haut-Rhin (2° Edition) B. CROZES
Les Champignons de France Régis Courtcuisse & Bernard DUHEM
Les Champignons de la Montagne Jurassienne Max André & Jean-Marc Moingeon
Les Champignons de M. Jackson H.A.C. Jackson & Mimi CAZORT
Les Champignons des Alpes Maritimes J.B. Barla
Les Champignons du Taennchel (Club Vosgien) Patrick LAURENT
Les Champignons en 1000 photos SOLAR Patrick LAURENT
Les Champignons, Les connaître et les trouver Ed. Sud-Ouest Patrick LAURENT
Les champignons par la couleur Bernard DUHEM
Les Champignons supérieurs de la Zone Alpine PNS Jules FAVRE
Les CORTICIACEAE of North Europe (Version CD) J. Eriksson & L. Ryvarden
Les Discomycètes de France L.-J. GRELET
"Les LICHENS et la bioindication
de la qualité de l'air" Jean-Pierre Gavériaux
Les Morilles & autres Ascomycètes en Meuse P. LAURENT
Les réactions macrochimiques J. Rougeron
Les risques à la Santé associés à la présence de MOISISSURES Institut national de santé public du Québec
Les RUSSULES H. ROMAGNESI
Libri botanici - Vol 17 V. Antnin & M.E. Noordeloos
Libri botanici - Vol 8 V. Antnin & M.E. Noordeloos
Libri Botanici - Vol. 9 S.P. Wasser
Listes rouges de la nature menacée d'Alsace P. LAURENT - ODONAT
Mes 100 recettes de Champignons Jean-Pierre FOMBEUR
Micologia e vegetazione mediterranea - Vol II Revue
Micologia e vegetazione mediterranea - Vol IV Revue
MICROFUNGI ON LAND PLANTS Martin B. Ellis and J. Pamela Ellis
Microfungi on Miscellaneous Substrates Martin B. Ellis and J. Pamela Ellis
Mildious, oidiums, caries, charbons, rouilles des Plantes de France (Atlas) Viennot-Bourgin
Mildious, oidiums, caries, charbons, rouilles des Plantes de France (Textes) Viennot-Bourgin
Monographie des LECCINUM d'Europe Gilbert LANNOY & Alain ESTADES
Monographie des Typhula & Pistillaria et genres voisins J. Berthier
Monographies Mycologiques : 1 Psathyrella Francis FOUCHIER
Peniophora Kuehneri et Halimi Novae sp. J. Boidin et Paule LANQUETIN
Photo-guide des CHAMPIGNONS d'EUROPE Régis courtecuisse
Pièges et curiosité des Champignons Guy FOURRE
Pilzkompelendium Band 1 & 2 Icônes E. LUDWIG
Pilzkompelendium Band 1 & 2 Textes E. LUDWIG
POLYPORACEAE s.l. in Italia Annarosa BERNICCHIA
Polyporicolous species of HYPOMYCES Clark T. Rogerson
Précis de Myconymie Paul Escallon
Rassegna micologica ticinese 5 Livre revue
Réactifs chimiques et fiches techniques M. LECOMTE
Regard sur les champignons P. LAURENT
Regards sur les champignons A. ROTH
RENECOFOR ONF
Répartition des Aphyllophorales du Nord-Est Faculté de Pharmacie de Nancy
Revue des Sociétés de Sciences Naturelles FFSN
RIVISTA DI MICOLOGIA Associazione micologia bresadola
RUSSULES des LANDES Claude MATRAN
RUSSULES rares ou méconnues Patrick REUMAUX - A. Bieau et P. Moënne-Loccoz
"Schéma directeur
Montagne - Vignoble & Ried" Communauté des Communes de la Vallée Kaysersberg
Schmier - und Filzröhrlinge s;l; in Europa Heinz ENGEL
Termites et champignons Roger HEIM
The dutch, french and british species of PSATHYRELLA E. KITS VAN WAVEREN
The Genus Hygrocybe D. BOERTMANN
The genus LACTARIUS J.Heilmann-Clausen A. Verbeken & J. Vesterholt
The genus lentinus A World Monograph David N Pegler
The Mushroom Genus Laccaria in North America Gregory M. Mueller
The Myxomycetes G.W. Martin & C.J. Alexopoulos
The Polyporaceae of North Europe - Volume 1 Leif RYVARDEN
The Polyporaceae of North Europe - Volume 2 Leif RYVARDEN
Travaux mycologiques dédié à R. Kühner Divers
Truffes blanches et noires Joseph ASTIER
Truffes d'Europe et de Chine G Riousset et al.
Les champignons" G. Pacioni

MYXOMYCETES
Die Myxomyceten - Band 1 H. Neubert - W. Nowotny - K. Baumann
Die Myxomyceten - Band 2 H. Neubert - W. Nowotny - K. Baumann
Die Myxomyceten - Band 3 H. Neubert - W. Nowotny - K. Baumann
Clé des MYXOMYCETES Neubert H., Nowotny W. & Baumann K.
Contributions to Mycologia Britanica - The Myxomycetes of Great Britain, M.C. COOKE
A Checklist of Jamaican Slime-Moulds (Myxomycetes) by Marie L. FARR
The mycetozoa of North America by Tobert HAGLESTEIN
Myxomycetes of Ohio : Their Systematics, Biology, and Use in Teaching by Harold W. KELLER ans Karl L. BRAUN
Indian Slime-Moulds (Myxomycetes) by Sher Ahmad Lodhi, M. Sc. (Hon. School)
Magic of Myxos (Myxomycetes of Japan) Hiroshige KOYAMA
The Myxomycetes of Japan of Yoshikadzu EMOTO
Martin&alexopoulos-the myxomycetes-1969
Nannenga-Bremekamp - A guide to temperate myxomycetes
Sylloge fungorum, P.A. Saccardo Vol. VII Gastéromyceteae, Phycomyceteat, Myxomyceteae...
Myxomycetes a Handbook of Slime Molds Steven L. Stephenson and Henry Stempen
A taxonomic evaluation of the stipitate Licea species D. Wrigley de Basanta and C. Lado
Myxomycetes CD RENATO
Stephenson-myxomycetes associated with decaying fronds-2003
Baldauf&Doolittle-Origin and evolution of the slime molds-1997
Baldauf-the deep roots of eukaryotes-2003
Bjornekaer-Schleimpilze-Friesia 1963
Buchet-Nouvelle récolte en France de Trichamphora pezizoidea Jughn-1939
Chapman-myxomycetes of Michigan
Chen-fungal flora of the tropical gangxi, china-1999
Licea margaritacea, a new myxomycete from sycamore bark, Bruce ING. G. Hadley
Pando-Une estudio sobre los myxomycetes corticolas de la isla de mallorca-1989.pdf
lado&moreno-Contribution al estudio de los myxomycetes en espana peninsular. III-1980
lado&moreno-estudios sobre myxomycetes. V-1981.pdf
Notes on Licea (Myxomycetes) from India by T.N. Lakhanpal et al.
Moreno et al-A nivicolous species of Lamproderma from Japan-2005.pdf
Müller-Beitrag zur Kenntnis und Verbreitung nivicoler Myxomyceten in Thüringer Wald-2002.pdf
Ejale&gill-two new species of myxomycetes from south nigeria-1991

Mise à jour à suivre pour 2012

Forêts de résineux
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Lactarius lignyotus espèce parapluie des pessières naturelles vosgiennes. Récolte d'une station au défilé de Straiture, mêlée aux sapins.

PESSIERES NATURELLES

LACTARIUS LIGNYOTUS
HYGROPHORUS MARZUOLUS
AMANITA PORPHYRIA
Albatrellus confluens
Baeospora myriadophylla
Cortinarius citrinofulvescens
Cortinarius collinitus
Cudonia circinans
Hydnellum aurantiacum
Lactarius representaneus
Leccinum piceinum
Russula adusta
Lactarius deterrimus
Lactarius zonarioides
Lyophyllum favrei
Pholiota mixta
Pholiota scamba
Rhizina undulata
Russula delica
var. trechispora
Russula puellaris
var. abietina
Russula subaffinis
Russula vinosa

SAPINIERES

PICOA CARTHUSIANA
LACTARIUS SALMONICOLOR
Cortinarius semisanguineus
Cyphella digitalis
Tricholoma pardinum
Hydropus marginellus
Pholiota astragalina
Amanita submembranacea

BOISEMENTS DE PINS NOIRS D’AUTRICHE

CHROOGOMPHUS RUTILUS
HEBELOMA HIEMALE
Mycena aurantiomarginata
Phellodon niger
Russula sanguinaria
Russula torulosa
Tricholoma psammopus
Tricholoma sejunctum var. Coniferarum

CONIFERES (+/- INTRODUITS)

HYGROPHORUS LATITABUNDUS
Boletus pinophilus
Buchwaldoboletus lignicola
Clitocybe vermicularis
Hygrophorus hypothejus
Phaeocollybia arduennensis
Russula badia
Tricholoma albobrunneum
Tricholoma imbricatum
Cystoderma carcharias
Gomphidius roseus
Hydnellum aurantiacum
Paxillus atrotomentosus
Pseudohydnum gelatinosum
Thelephora palmata

Livres mycologiques
Vign_charles_bernardin_ad.weick_redimensionner
La S.M.H.V. propose des Bulletins mycologiques de différentes associations qu'elle possède en double, au prix de 5 € + frais d'envoi.
LIVRES : prix affiché + frais d'envoi
Pour nous adresser votre demande : Contact page MYCOLOGIE - Publications

Bulletins mycologiques
MICOLOGIA e vegetazione MEDITERRANEA Vol. II n. 1/1987
FME Bull. N° 8 année 2010
FAMM
Bull. N° 37 2010/1 – N° 2 1992/2 – N° 3 1993/1 – N° 4 1993/2 – N° 22 2002/2 – N° 27 2005/1
CAHIER MYCOLOGIQUES NANTAIS
N° 3 juin 1991 – N° 4 juin 1992
SMF
Bull. T 95, fasc. 2, année 1979
Bull. T 97, fasc. 3, année 1981
Bull. T CXV, fasc. 1,2,3,4, année 1999
Bull. T 116, fasc. 3,4, année 2000
Bull. T 117, fasc. 1,2,3, année 2001
Bull. T 119, fasc. 3,4, année 2003
Bull. T 122, fasc. 2,3, année 2006
FMBDS
Bull. N° 79, Oct. année 1980
Bull. 163 – 2001
Bull. 189, 190 – 2008
Bull. 195 – 2009
Bull. 196 & 198 – 2010
DM
Bull. T XXXII, Fasc. 126 – Année 2003
Bull. T XXIX, Fasc. 114 & 115 – Année 1999
Bull. T XXIX, Fasc. 116 – Année 2000

LIVRES :
AMANITES du Sud-Ouest de la France - Aimé G. PARROT – 1960 : 10 €
FUNGI EUROPAEI, 2a, supplément au BOLETUS - C.L. ALESSIO - 124 p. : 10 €
LES CHAMPIGNONS, Dictionnaire des champignons et des termes de mycologie, J. GUILLOT & H. CHAUMETON, NATHAN, 160 p. : 25 €
LES CHAMPIGNONS, Roger PHILLIPS, SOLAR - 288 p. : 15 €
LES CHANPIGNONS DE FRANCE, Hervé CHAUMETON et al., Guide Vert, FRANCE LOISIR - 510 p. : 10 €
LE GUIDE DES CHAMPIGNONS DE FRANCE, Jean-Marie POLESE, SELECTION DU READER DIGEST - 258 p. : 10 €

Prix à débattre.
Réf. bibliographique
Bibliothèque constituant notre base de travail.
Sorties mycologiques
Vign_108-0819_img3_redimensionner
    Nous organisons des sorties à thème, dans les hôtels-restaurants de la région Alsace, Lorraine, sur demande.
Sortie Villa Rosa
Milieux rudéraux
Présentation de quelques champignons liés à des milieux rudéraux
Portail mycologique
Vign_psathyrella_0
    Le portail mycologique :
Une visite s'impose sur : le portail mycologique de Wikipédia
Conférence mycologique
Conférence sur les champignons saprotrophes à la société industrielle de Mulhouse
Nos champignons
Nos Cortinaires
Peu courants
Diversité fongique
Diversité fongique
Diversité fongique
Diversité fongique
Société Mycologique des
Hautes Vosges
Les champignons
Pilz,Hongo,Mushroom,Fungi,Olatra
SMHV - Société Mycologique des Hautes Vosges
Vign_asco_sur_feuille_cistus

26 route du Repas - F-88520 WISEMBACH
03.29.57.39.13.

Président : Patrick LAURENT
Conseiller scientifique au Conservatoire des sites alsaciens
Membre de la Société Mycologique de France
Intervenant pour les inventaires mycologiques au Conservatoire des sites lorrains
et au Parc naturel régional des ballons des Vosges
avec le soutien du Conseil général des Vosges

    La Société Mycologique des Hautes-Vosges (S.M.H.V.) est honorée de vous accueillir au cœur du massif vosgien à SAINT DIE DES VOSGES .

    Il n’est point nécessaire d’être spécialiste des sciences écologiques ou de la nature pour goûter aux attraits multiformes des Vosges. Modulée et cadencée par les saisons, ainsi que par les particularités inhérentes aux divers secteurs géographiques qui décrivent cette montagne, c’est une fresque merveilleusement diversifiée qui s’offre à vous. L’entité la plus remarquable est sans conteste la grande crête de 50 Km de long sur quelques centaines de mètres de large dépassant les 1100 à 1200 m, entre le Grand Ballon et le Lac Blanc. Cette véritable muraille de granit et de grès d’un seul tenant est prolongée au sud par le Ballon d’Alsace, Le Rossberg et le Ventron et flanquée au nord des massifs du Champ du feu et du Donon. Par sa valeur, ce patrimoine dépasse largement les frontières de notre région. Ce massif situé à l’extrême Est du département des Vosges, coupe la route aux vents et aux précipitations sur l’Alsace, lui conférant un micro-climat, au centre la Vôge abrite une région plus ou moins vallonnée sur des sols gréseux. Enfin à l’ouest, dans la région de Neufchâteau, on trouve la plaine sur des sols calcaires qui sont prolongés plus au nord par les Côtes de Toul et de Meuse. C’est ainsi que se succèdent : pelouses sèches thermophiles, vallées fluviales et alluviales, chaumes primaires et secondaires à flore parfois polaire, tourbières des anciens lacs glaciaires, hêtraies chétives d’altitude ; forêts de feuillus et de résineux, abritant au passage des espèces remarquables comme :
Picoa carthusiana, Trichoglossum walteri, Tricholoma caligatum, Melanophyllum eyrei et tant d’autres. 

    Saint-Dié des Vosges se situe au milieu du massif, à mi-chemin entre les Vosges du Nord et les Vosges du Sud, à proximité du Parc Régional Naturel des Ballons des Vosges. A l’entrée de plusieurs vallées la ville dessert plusieurs cols en direction de l’Alsace et s’ouvre au Nord vers le plateau lorrain et ses larges plaines. C’est dans ce cadre de verdure privilégié et bien préservé, que nous avons l'habitude d'herboriser.

    Nous herborisons sur les traces de Forquignon, né à Pont-à-Mousson 54 et mort à SAINT DIE « La Madeleine ». Il herborisa en ces lieux même, à « La Bolle » où une récolte de Otidea cantharella Fr. var. minor Boud. est signalée dans l’ouvrage de Boudier Icones mycologicae, tome IV, page 181, icône 326, où Boudier décrit des : « exemplaires à différents degrés d’évolution, récoltés en novembre dans les sapins à la Bolle près de Saint-Dié… » Forquignon a publié un article dans la revue mycologique 1883 : Contributions mycologiques à la connaissance de la "flore" des Vosges. 

    La Société Mycologique de France a été fondée en 1884, sous le patronage de la Société d’émulation du département des Vosges, par un petit groupe de mycologues. Les fondateurs furent : Le Dr Lucien QUELET, le Dr. Antoine MOUGEOT, et M. René FERRY, puis deux pharmaciens MM. Emile BOUDIER et Narcisse PATOUILLARD ainsi que le Pr. FORQUIGNON. Son premier bureau fut constitué à EPINAL, chef lieu des Vosges, voici 126 ans, le 6 octobre 1884. Première Société Mycologique au monde, elle compta dès 1885 un groupe de 128 membres fondateurs. Trois ans plus tard, elle comprenait plus de 250 membres dont la grande majorité étaient des amateurs. Le retentissement de la création de la S.M.F. fut considérable pour l’époque, car aucune société analogue n’existait au monde. 

    A l'automne 2003, la S.M.H.V. organisait le : Congrès annuel de la Société Mycologique de France avec le concours de la Fédération Mycologique de l'Est.
Lien pour le site de la SMF.

    Nos activités ci-dessous :

Révision de la liste rouge
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     Depuis la publication de la liste rouge des champignons menacés d'Alsace, les connaissances sur la répartition et l'abondance de nombreuses espèces se sont accrues et le statut de certaines d'entre elles peut avoir évolué. ODONAT souhaite actualiser cette liste rouge et envisage de coordonner la publication d'un nouveau "livre rouge de la nature menacée en Alsace" en 2013, soit 10 années après ce premier ouvrage.
     La S.E.M.H.V. a été choisie, pour la coordination et la rédaction de cette liste. C'est en concertation avec les autres partenaires alsaciens (SMS, SMCA et SMHR) qu'elle compte pouvoir actualiser cette liste rouge, dont l'inventaire s'est vu augmenter très largement le nombre d'espèces dans cette région de l'Est de la France, puisque celui-ci dépasse largement les 5500 espèces de nos jours.
     Cette liste sera, comme la première, élaborée sous protocole de l'UICN. Une réunion avec des représentants du comité français de l'UICN en charge du suivi de l'élaboration des listes rouges régionales, aura lieu début 2012.
     Cette actualisation de nos connaissances concernant l'état de santé de nos mycocoenoses et les menaces qui pèsent sur nos différents habitats, écosystèmes et la fonge de notre région est fondamental.
     Mon souhait est plus que jamais, que les gestionnaires, élus, naturalistes, prennent conscience du rôle écologique indispensable des champignons dans la nature, la fonge faisant d'ailleurs souvent le lien, entre la faune et la flore.

     Le massif vosgien s'étale sur trois régions : L’Alsace, la Lorraine et la Franche-Comté. Désormais ces trois régions sont dotées de Listes Rouges des champignons menacés : LAURENT Patrick 2002 pour l'Alsace - SUGNY Daniel 2004 pour la Franche-Comté et enfin LAURENT-DARGENT Jonathan 2009 pour la Lorraine. Si les deux premières listes rouges établies pour l'Alsace et la Franche-Comté ont été élaborées avec de nombreux échanges entre les deux auteurs (LAURENT & SUGNY), il n'en a pas été de même pour la liste de Lorraine (bien que le département des Vosges face partie de cette région). Il est regrettable que la liste établie par LAURENT-DARGENT n'ai pas donné lieu aux mêmes échanges. D'autant que cette liste s'est notamment basée sur l'inventaire mycologique régional de Lorraine synthétisé par Bernard DANGIEN, que nous avons alimenté par nos propres données vosgiennes et meusiennes pendant plus d'une décennie ! 

    Il parait évident que de nombreux taxons menacés de montagne figureront à la même catégorie de menace, dans les différentes listes rouges. Les gestionnaires des habitats abritant des champignons (c'est à dire quasiment tous) devront alors consulter l'ensemble de ces trois listes rouges, afin de gérer au mieux les différents biotopes dont ils ont la charge. Nous envisageons de dresser une LISTE ROUGE pour le massif vosgien en tenant compte, non pas des limites administratives artificielles d'un point de vue naturaliste, mais bien au contraire en retenant les limites géographiques réelles qui délimitent cette montagne aux milles facettes.

     Patrick LAURENT rédacteur de la Liste rouge des champignons menacés d'Alsace en 2002. in Bull. Soc. Myc. des Hautes Vosges - ODONAT Strasbourg 2003 in : Les listes rouges de la nature menacée en Alsace.

    Vous avez un avis ou un commentaire sur la liste rouge des champignons menacés d'Alsace, rejoignez nous sur le blog MYCO HAUTES VOSGES
ACTIVITES 2012
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    La S.E.M.H.V. entreprend la révision de la Liste Rouge des champignons menacés d'Alsace, en vue de la publication de celle-ci pour 2013, soit dix ans après la publication de la première Liste Rouge.

    Les cours publics de mycologie, seront poursuivis à la médiathèque Victor Hugo de SAINT DIE DES VOSGES, cet automne aux dates suivantes :
    JEUDI 27 SEPTEMBRE 2012 à 20H30 - Conférence sur les CHAMPIGNONS TOXIQUES ET COMESTIBLES. Vous pouvez apporter vos récoltes en vue d'une identification et conseils.
    JEUDI 04 OCTOBRE 2012 à 20H30 - Conférence sur le MODE DE VIE des CHAMPIGNONS et leur utilité dans la nature.

    Une exposition mycologique sera organisée, en collaboration avec le Parc des Ballons des Vosges, le dimanche 30 septembre 2012 à l'Espace Nature Culture à Château Lambert dans la commune du Haut du Them Château Lambert 70440.    

    Participation au Forum de la Biodiversité à GERARDMER (Vosges).

    SAMEDI 8 SEPTEMBRE 2012 - BAN DE LAVELINE : Journée des Associations du Val de Galilée. Exposition de la SMHV sur les ESPECES DETERMINANTES du MASSIF VOSGIEN.

    SAMEDI 6 OCTOBRE 2012 - COL de SAINTE MARIE à WISEMBACH - RDV à 9h au col, pour une sortie mycologique commentée et guidée, grand public.

    La SMHV participera au FIG (Festival International de Géographie) du 11 au 14 octobre 2012 à Saint-Dié des Vosges, dont le pays invité est la Turquie. Patrick LAURENT présentera une conférence sur les champignons caractéristiques et typiques de ce Pays (Cappadoce et centre de la Turquie, ainsi que les champignons des dunes de la Mer Noire). Les dates et heures seront indiquées dès qu'elles nous seront communiquées.

    Cette rubrique sera mise à jour au fur et à mesure de l'évolution de l'élaboration du programme proposé pour 2012.
    
ACTIVITES 2011
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    Sejour naturaliste et mycologique dans les forêts tropicales d'altitudes dans les régions de Chiang mai et Chiang rai en Thaïlande, du 16 janvier au 14 février 2011. 

    Une mission scientifique le 15 mai 2011 au Portugal, pour l'étude des discomycètes et des champignons printaniers. Elle débutera avec la participation à la rencontre traditionnelle landaise des "Amanites de printemps" organisée par nos amis de la SO.MY.LA.
Participation au programme BiodivERsA (Documents officiels disponibles sur https://amanita-ponderosa.googlegroups.com/web/BiodivERsA2+-+general+outline.doc) Etude sur Amanita ponderosa

    Les inventaires mycologiques en cours :
Dans la réserve naturelle du Machais à LA BRESSE 88, l'inventaire sera poursuivi et devrait arriver à son terme en cette fin de saison 2011.
L'inventaire de la tourbière du Lispach à La Bresse sera également poursuivi, tout comme celui du complexe tourbeux du Beillard à Gérardmer. 

    Une attention particulière a été apportée pour la partie protégée du Ried Noir alsacien sur la commune d'Illhaeusern, notamment la partie de la forêt communale d'Ohnenheim, dans le cadre du projet Aulnaie de la S.M.H.V.. 

    En novembre, la poursuite des inventaires landais, aulnaies, tourbières, forêts galeries et dunes du littoral atlantique, ont permi une première ébauche d'une brochure présentant les sites et les espèces récoltées depuis prés d'une vingtaine d'années, dans le cadre d'une collaboration étroite entre la SO.MY.LA. et la S.M.H.V. 
    
    Mission scientifique d'inventaire mycologique au delta du Danube en Roumanie en partenariat avec le Centrul Muzeal Ecoturistic Delta Dunarii I.C.E.M. à Tulcea 14 Noiembrie nr. 1 bis, 82009. 

    Lancement de l'inventaire mycologique de la Zone Natura 2000 de la forêt de la Harth en plaine d'Alsace (La plus grande charmaie chênaie d'Europe). Nous contacter pour le DOCOB. Voir l'article dans les DNA.   
L'inventaire est téléchargeable à la rubrique  inventaire mycologique colonne de gauche de cette page.

    Les cours publics ont repris du mois de Septembre à la médiathèque de Saint-Dié des Vosges. 
Ils ont eu lieu aux dates suivantes à 20h30 à la médiathèque : les jeudis 22 et 29 septembre 2011.

Jeudi 22 sept. 2011 à 20h30
Les champignons toxiques, les astuces pour les reconnaître.
L'auteur présentera les espèces mortelles et toxiques, les nouveaux syndromes connus et reconnus, les astuces faciles pour leur détermination et les confusions à éviter.

Jeudi 29 sept. 2011 à 20h30
Les champignons déterminants, pour le diagnostique du bon état de santé de nos forêts.
L'auteur présentera les trois catégories d'espèces déterminantes et les critères de sélection.
Les espèces seront présentées dans le cadre de leurs différents habitats régionaux. 

    Exposition permanente sur les champignons déterminants du massif vosgien, exposée du 1er au 29 septembre, dans la salle de la médiathèque de Saint des Vosges. Lien : Conférences et Exposition

    La S.M.H.V. au F.I.G. 2011. Le thème de la prochaine édition du FIG sera "Afrique plurielle, paradoxes et ambitions". Pays invité : Madagascar.
Conférences sur les champignons de Madagascar intitulées :
1° - Les champignons, un potentiel économique pour les populations locales.
2° - Les champignons, un atout pour le maintient de la biodiversité dans les forêts primaires. 

    Le 10 septembre 2011, participation au forum des associations du Val de Galilée à BAN DE LAVELINE 88
    Le 11 septembre 2011, sortie mycologique grand public, sur le site du sacré Coeur à BERTRIMOUTIER 88, RDV devant l'église à 9H.
    
    Le week-end du 2 octobre, exposition mycologique à la maison du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges à Munster 68, avec une conférence sur les champignons et la biodiversité. Présentation de l'exposition sur les espèces fongiques déterminantes du massif vosgien. LIEN : Expo Munster

ACTIVITES 2010
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    Des cours publics de mycologie ont été dispensés gratuitement à la médiathèque de SAINT DIE DES VOSGES à 20 h 30.
aux dates suivantes : 

  Jeudi 9 septembre : Les champignons toxiques et leurs syndromes et conseils pour les champignons comestibles. Cette conférence tout public intéresse particulièrement médecins et pharmaciens.

  Jeudi 23 septembre : Les champignons parasites et saprotrophes (pathogènes des arbres) Ce cours peut intéresser les gestionnaires de parcs et jardins publics ou privés, les propriétaires de vergers et tout public

  Jeudi 21 octobre : Les champignons des milieux menacés des hautes Vosges (Aulnaies, tourbières, prairies) Ce cours peut intéresser les gestionnaires d'espaces naturels

  Jeudi 25 novembre 2010. La sporulation (reproduction) des champignons (Basidiomycètes et ascomycètes) Projection avec images en 3D et images issues du microscope à balayage électronique

    Conférence de Patrick LAURENT dans le programme du F.I.G. (Festival international de géographie) : Les champignons au coeur de la biodiversité, un atout pour la gestion des biotopes. Vendredi 8 octobre à 18h, maison du XXI ème siècle à St-Dié et samedi 9 octobre à Raon l’Etape à 20 h.

    Conférence au Centre hospitalier Intercommunal, 13, rue Eugène Lutherer à GOLBEY 88, sur les Champignons toxiques et les dangers liés à la consommation de champignons sauvages. Le Vendredi 24 septembre à 15 heures. 

    Samedi 18 septembre 14h – 17h « La Vie secrète des Champignons » 
    Patrick Laurent, Président de la Station Mycologique des Hautes Vosges, nous a raconté, avec son talent légendaire, toutes les histoires incroyables de ces champignons. Il nous expliquera le rôle essentiel que jouent ces êtres vivants dans les différents cycles de la vie sur terre.

Dans le cadre de l'Assemblée générale d'Alsace Nature :

    Sortie mycologique dans la forêt communale du Riedgraben d'Ohenheim 67, (site du Trophée Alsace Nature) le samedi 16 octobre à 10 h. Contact : Mairie d'Ohnenheim www.mairie.biz/mairie-ohnenheim-67390.html - Préservation d’un site « champignons » remarquable :

    Cette action a été présentée par Patrick LAURENT, co-auteur de Les listes rouges de la nature menacée en Alsace. La forêt communale d’Ohnenheim est connue des mycologues pour sa richesse fongique avec certaines variétés rares au niveau européen ; la commune a décidé que deux parcelles de 5,71 hectares au total qui offrent un bon échantillon du patrimoine fongique soient identifiées comme site d’intérêt écologique particulier et ne fassent l’objet d’aucune intervention dans les vingt ans à venir. Ainsi la fonge est suivie de façon optimale par les mycologues dans le cadre d’une unité à objectif spécifique. 

    Une sortie en collaboration avec l'ARIENA et le PNRBV s'est tenue dans le massif du Grand VentronMercredi 29 septembre 2010 en matinée.
Intervention de Patrick LAURENT : Les champignons au coeur de la biodiversité.

La station (S.E.M.H.V.)
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La Station d'Etudes Mycologiques des Hautes Vosges (S.E.M.H.V.), a pour vocation l'étude des champignons dans leurs milieux.
    
 Elle a pour but d’inventorier les champignons, principalement du massif vosgien, mais également de France et de l’étranger, d’en étudier les mycocoenoses. Elle est en mesure d’effectuer des expertises et des études mycologiques.
Elle contribuera au développement de l’écologie, de la protection de la nature et en particulier la fonge.
Elle pourra apporter son concours à tout projet scientifique pour lequel elle aura été pressentie ou qu’elle aura elle-même initié.
Elle aura également un rôle d’éducation par la tenue de conférences et de cours publics. 
   
    Elle exerce donc principalement ses activités sur l'ensemble du massif vosgien, de la plaine d'Alsace et du plateau lorrain.
    Elle propose néanmoins des rubriques sur les champignons de l'hexagone, dont les champignons des dunes du littoral atlantique, des aulnaies alluviales ou encore des tourbières.
    Elle propose également une approche sur les champignons de Scandinavie, des Pays baltes, de Pologne, de Roumanie (Delta du Danube), de Turquie, de Grèce et d'Europe de l'Est ...
    Les champignons de Madagascar, de Martinique et de Guadeloupe (Petites Antilles françaises), du Costa Rica, du Kenya, du Sénégal, du Maroc, de Thaïlande...

    Dans le Sud-ouest
    Suivi de la fonge des dunes du littoral atlantique landais (depuis 18 ans). 
    Etudes de quelques tourbières remarquables des Landes, inventaire de la Réserve naturelle d'Arjuzanx et ses milieux humides, inventaire de la forêt galerie et aulnaies de Garlande à Luxey et des zones humides de Bostens 40.
    
Posssibilité de réservation de séjour à la station au coeur du Val de Galilée : Contact, page Mycologie.

EXPERTISES mycologiques
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• Détermination, évaluation des champignons destructeurs des bois d’œuvre (Mérule, Coniophores, Polypores, Lenzites, etc.) 
    Identifications, diagnostiques, conseils, traitements.

• Détermination, évaluation des champignons parasites des arbres (Phellinus, Trametes, Inonotus, Fomes, etc.)
    Identifications, diagnostiques, conseils, traitements.
L'intérêt fondamental du repérage des champignons lignivores pour l'évaluation des risques mécaniques des arbres réside dans les informations qu'elle peut apporter sur les effets mécaniques des pourritures. La présence de pourriture dans les arbres est un problème majeur vis-à-vis de la sécurité du public, car il en résulte souvent, un affaiblissement du tronc, des branches ou des racines, qui accentue le risque de rupture de façon notable. (Voir la page CHAMPIGNONS PATHOGENES)

• Détermination, évaluation des champignons comestibles et toxiques.
    Identifications, syndromes toxicologiques. (Voir la page MYCOTOXICOLOGIE)

• Inventaires mycologiques (ZNIEFFF, réserves biologiques, réserves naturelles, inventaires régionaux, etc.)
Elaboration des listes des espèces fongiques déterminantes pour un habitat ou un groupe d'habitats.

• Conseils en culture du Shiitaké ou Lentin du chêne (Voir page Culture de champignons).

• Encadrement de groupes naturalistes, séminaires, week-end d'étude et ou de prospection.
Mérule des Maisons
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Expertise et diagnostic pour la Mérule des Maisons Serpula lacrymans
et autres champignons parasites des bois ouvrés

Nous effectuons ces diagnostics dans tout l'Est de la France

    La jurisprudence considère que la présence de la mérule peut, sous certaines conditions, constituer un vice caché de nature à engager la responsabilité civile du vendeur.

Risques et traitement de la mérule 

    Les mérules se développent en attaquant le bois. Une infection non-traitée peut dès lors conduire à des dégâts importants, tels que l'effondrement des structures attaquées (escalier, charpente, ...). La propagation des mérules se réalise sous forme de spores microscopiques se déplaçant dans l'air. A ce titre, ce champignon est très contagieux et la contamination d'une maison voisine représente un risque qu'il convient de prendre en compte. Le développement des mérules est également favorisé par divers facteurs dont le plus important est l'humidité du bois. A titre préventif, il est donc nécessaire de veiller à la bonne ventilation de votre bien immobilier ainsi qu'à la suppression des apports d'eau (comme les fuites par exemple) à l'intérieur du bâtiment. 
    Il existe des entreprises spécialisées dans le traitement curatif ou préventif des mérules. Ces professionnels procèdent à la destruction du champignon ou à la limitation de sa prolifération par différents moyens (produits chimiques, assèchement du bâtiment, ...). Ces mesures sont précédées par l'établissement d'un diagnostic que nous sommes en mesure d'effectuer. 
    
    Vente et diagnostic mérule 
    En cas de vente ou de location d'un bien immobilier, l'établissement d'un diagnostic concernant la présence de mérules n'est pas obligatoire (contrairement aux autres diagnostics imposés par la loi). Lorsque le bien est situé dans une zone à risques (Bretagne, Normandie, ...) et/ou présente des conditions favorables à la présence du champignon (bâtiment ancien, cave mal aérée, ...) il est néanmoins conseillé à l'acquéreur de demander au vendeur l'établissement d'un diagnostic. Le développement visible de mérules peut en effet n'apparaitre que plusieurs mois après une contamination. Il n'est donc actuellement pas obligatoire, pour un vendeur, de fournir, dans le dossier de diagnostic technique, un diagnostic sur les mérules. 
    Au regard du code du travail et de l'arrêté du 18 juillet 1994 fixant la liste des agents biologiques pathogènes, ce genre de champignon (Serpula lacrymans) n'est pas susceptible de provoquer une maladie infectieuse chez l'homme. Des allergies peuvent être contractées plus particulièrement par des personnes sensibles compte tenu de la quantité de spores diffusée dans l'air par les fructifications (plusieurs millions). Les conséquences sur la santé des occupants sont jugées moins graves que celles pouvant être provoquées par d'autres matériaux tels que l'amiante (asbestose, lésions de la plèvre, cancer du poumon, mésothéliome) ou le plomb (anémie, troubles digestifs, atteintes du système nerveux, saturnisme), qui font l'objet de diagnostics obligatoires.
    Par ailleurs, le développement de la mérule provient de conditions anormales d'humidité. Si les occupants laissent la mérule se développer pendant suffisamment de temps, des dégâts importants, tels que l'effondrement des structures en bois attaquées, peuvent être provoqués. Seuls quelques cas par an sont recensés. En général, des signes extérieurs conduisent les propriétaires à faire réaliser un traitement avant que les structures en bois ne cèdent. Compte tenu de ces possibilités de prévention, les conséquences sur la sécurité des occupants sont jugées moins importantes que celles pouvant être occasionnées par des installations intérieures de gaz ou d'électricité.
    Néanmoins un diagnostic complet revient nettement moins cher, que les réparations à envisager en cas d'infestation par la Mérule, encore dénommée Lèpre des maisons.

D'après une réponse publiée au JO de l'assemblée nationale le 07/09/2010
La S.M.H.V.
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LA SOCIETE MYCOLOGIQUE DES HAUTES VOSGES 

    La mycologie est une science, celle d’étudier les champignons. S’il est utile de bien les connaître afin de pouvoir consommer certains d’entre eux, il est aussi utile de connaître leur mode de vie dans la nature, afin de mieux les préserver. 

    Ce site tente de répondre à ces deux exigences. 

    Des mycologues sont à votre disposition afin de répondre à vos questions, tant sur le plan de la comestibilité ou de la toxicité des espèces, que sur le plan de la menace et donc de la protection des espèces en voie de raréfaction. 

    A ce titre, la SMHV travaille actuellement au recensement d’espèces, dans des espaces naturels sensibles et ciblés des Vosges et d'Alsace, avec l’aide du Conseil général des Vosges, en collaboration avec le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges et le Conservatoire des sites lorrains et alsaciens. Ces études sont réalisées surtout à notre initiative, elles s’inscrivent dans un programme de protection des champignons, qui sont fortement menacés alors qu’ils sont indispensables à notre environnement. 

    Il faut savoir que sans eux, plus de forêt. En effet les espèces mycorhizogènes (60 %) apportent des sels minéraux indispensables aux arbres et autres plantes chlorophylliennes, mais et surtout les espèces saprotrophes (35 %) transforment la matière organique en un humus nourricier. Ce sont les pionniers de la dégradation et de la décomposition des feuilles, branches et autres arbres morts. Dans les forêts naturelles (si rares dans notre région), ce sont les élagueurs, les bûcherons qui n’abattent que les arbres malades ou mots et ensuite recyclent les troncs et les souches. Quant aux parasites (5 %) très peu nombreux, ils jouent dans la nature le rôle de régulateur, afin que des végétaux dominateurs n’envahissent pas totalement des espaces au détriment d’autres espèces plus faibles. 

    La Girolle est en danger dans notre région, objet d’un ramassage trop intensif, attisé par les commerciaux professionnels peu scrupuleux de la réglementation en vigueur quant à la cueillette des champignons, organisant ainsi un pillage illégal de nos forêts au vu et au su de tous, y compris des administrations chargées justement de faire respecter ces réglementations. 

    D’un côté, le Conseil Général allouent des subventions afin d’effectuer des inventaires dans le but d’établir une synthèse pour une bonne protection des milieux et des espèces, de l’autre on assiste au piétinement et à des cueillettes irraisonnées de spécimens, souvent trop jeunes et qui n’ont donc pas encore eu le temps de sporuler, c’est à dire de disséminer leurs semences.
Un paradoxe que le naturaliste que je suis a du mal à comprendre. Nous avons le devoir de transmettre notre patrimoine naturel dans un bon état pour les générations futures. Il va de soit, qu’il n’est pas question de contrecarrer les désires de cueillettes qui sont inscrits dans nos gènes, mais de grâce, restons-en à une cueillette familiale, respectueuse de l’environnement et donc du gage de pouvoir à nouveau cueillir raisonnablement dans les années à venir. C'est ce à quoi s'emploie quotidiennement la S.H.M.V.

Patrick LAURENT président fondateur.

Production de Shii-Take
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    La S.E.M.H.V. apporte son concours technique dans l’élaboration du projet de culture et de production de Shiitake à la Société SEML MATHAVAL et l'ESAT Val de Galilée, au sein de la communauté des communes du Val de Galiliée, nichée en plein cœur du Parc Naturel des Ballons des Vosges. 
    Cette unité de production de Shiitake s’inscrit dans le programme écologique, économique et social d'une unité de méthanisation par récupération des déchets verts de la communauté des communes en partenariat avec des agriculteurs locaux. 
    
    Deux types de production agricole sont envisagés, chauffés au gaz méthane. Une production maraîchère en serre aura vocation à produire des légumes bio. Une seconde unité aura vocation à produire du Shiitake (Lentinula edodes) sur des supports bio. 
    Cette production locale écologique emploiera des personnes handicapées, afin d’ajouter une dimension sociale à ce projet écologique et économique. 
    Considérant les enjeux liés au développement de ce procédé sur nos territoires ruraux (gestion différenciée des déchets, réduction des émissions de gaz à effet de serre, diversification agricole, etc.), le Syndicat Mixte de Moyens de la Haute Meurthe (SMMHM) a sollicité la Communauté de Communes du Val de Galilée pour que les territoires du Val de Meurthe et de la Haute Meurthe soient intégrés à cette étude.
    La S.E.M.H.V. est chargée de l'élaboration du projet, en relation avec le C.A.T.E. de St Pol de Léon (Finistère) et les sociétés concernées SEML MATHAVAL et l'ESAT Val de Galilée. L'unité de production devrait pouvoir voir le jour à l'horizon 2013.

100% VOSGES Le Magazine
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Attention champignons !

Le regard d’un expert 

    Les champignons, c’est bon. Mais attention, les menaces pèsent en matière de santé comme de protection de l’environnement. Président de la SMHV, le naturaliste Patrick Laurent, un expert reconnu, fait passer le message. Sans compter ni son temps, ni son énergie. « Il y a eu encore beaucoup trop d’intoxications en Lorraine l’an dernier. Plus de 80. Certains champignons dits comestibles deviennent même toxiques du fait des pollutions aux métaux lourds ou à la radioactivité. On ne peut plus garantir l’innocuité complète d’un champignon à l’état sauvage ». Cet état de fait, Patrick Laurent ne s’en accommode pas. Il peste même contre un certain laisser aller institutionnel en la matière et entend bien « remettre tout cela au clair ». 

    Ses états de service en matière mycologique plaident, il est vrai, en sa faveur et lui donnent le droit de parler. Et il ne s’en prive pas. Pour la bonne cause bien sûr. Témoin, le cycle de conférence qu’il propose durant l’automne, « aux professionnels de santé – pharmaciens, médecins – aux élus et gestionnaires de parcs ou jardins… comme au grand public ». 

    Passionné depuis tout petit par les champignons, il en est devenu un expert reconnu, avant peut-être d’en faire définitivement son métier. Pour l’heure brigadier de police environnementale, ce Vittellois d’origine qui a choisi de vivre dans la montagne vosgienne, a déjà à son actif des ouvrages, des manuels de recherche, la participation à des colloques et des salons, voire à des missions scientifiques comme celle qu’il effectua aux Antilles en 2004, puis à Madagascar, au Costa Rica, en Scandinavie. 

    Mais ce découvreur d’espèces, qui est aussi conseiller scientifique au Conservatoire des sites alsaciens, loin d’abandonner ses terres d’origine et d’adoption, entend surtout « sensibiliser » aux risques « pour l’homme, les arbres, la nature », voire les constructions. « A l’heure où les loisirs forestiers deviennent à la mode, où l’on constate des sur-fréquentations, ce facteur environnemental qu’est le champignon doit absolument être mis en avant ». 

    Or le constat est aussi navrant que fâcheux : « les champignons n’ont jamais été pris en compte dans la biodiversité, alors qu’ils sont incontournables ». Et Patrick Laurent de préciser avec force : « c’est comme si l’on parlait d’un être humain, sans évoquer la tête ». Comparaison imparable en effet ! 

    Alors celui qui s’investit sans compter comme président de la Société mycologique des Hautes-Vosges, qui vient de créer une station d’études des champignons, ne ménage ni son temps, ni son énergie, pas plus que son imagination d’ailleurs pour dire, expliquer, convaincre du bien-fondé d’ « informer », pour mieux « protéger ». 

    Comme les sorties mycologiques, comme les cours publics et conférences tenues ici et là à travers le département, un site internet www.smhv.net, nouvellement créé, y participe. Patrick Laurent s’attache en tout cas à y « décrire les espèces » comestibles, toxiques, voire mortelles, tout comme « les syndromes, durées d’incubation, bref temps de rémission », fiches techniques à l’appui. « On dénombre une douzaine d’espèces mortelles dans les Vosges, une quinzaine en France, et près d’une centaine d’espèces toxiques ». C’est dire si la prudence s’impose. Et si de tels messages méritent de circuler.

Claude Vautrin www.centpourcent-vosges.fr

Biodiversité (et les champignons dans tout cela !)
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    A l'occasion de la journée régionale des Conservateurs bénévoles des Conservatoires des Sites Alsaciens, le samedi 5 mars 2011, à Réguisheim (Haut-Rhin), Patrick LAURENT a proposé une conférence ayant pour thème " Les champignons au coeur de la biodiversité ".
    Sans les champignons, peu ou pas de végétaux ne pourraient vivre sur terre. Cependant la fonge est ignorée dans la plupart des programmes inventoriaux qui sont engagés par les instances de l'état, des régions, des départements ou simplements locales, ou associatives.
    Le message est clair, on ne peut pas parler de biodiversité, si l'on ne prend pas en compte la fonge qui est au coeur même de celle-ci. Les champignons par leur mode de vie, sont incontournables, indispensables et ils font partie de l'un des plus grands groupes d'êtres vivants terrestres au monde, bien devant les animaux (en dehors des insectes) et surtout des végétaux.
    Cette initiative s'inscrit donc dans un vaste programme pour la prise en compte des champignons par les différentes instances ayant la gestion de divers biotopes.
    
Sans champignons pas de forêt : cette phrase sonne comme un slogan, mais c’est simplement une réalité. 

    Les champignons jouent un rôle prépondérant, indispensable dans les écosystèmes forestiers et ceci à différents niveaux comme nous allons le voir. 

Petit glossaire :
Hétérotrophe : Qualifie un être vivant qui ne peut fabriquer lui-même tous ses constituants et doit, de ce fait, utiliser des matières organiques extérieures.
Mycorhizogène : champignon potentiellement capable d’effectuer une mycorhize en symbiose avec un végétal.
Mycorhizien : champignon dont la mycorhize est effective.
Mycorhizique : terme à proscrire qui n’est jamais employé dans le langage et les revues des scientifiques amenés à travailler sur les mycorhizes.
Saprotrophe : terme qui est mieux adapté aux champignons, synonyme de « saprophyte » pour les plantes. 
Trophique : se rapporte à tout ce qui est relatif à la nutrition d'un tissu vivant ou d'un organe. 

    Nous proposons la liste des espèces déterminantes pour l'Alsace et les Vosges. (Espèces caractéristiques, déterminantes, parapluies et éteintes)

Mycorhizogène
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Les champignons mycorhizogènes, plus communément appelés Mycorhiziens 

On voit ici sur la photo, deux champignons mycorhizogènes qui ont formé des mycorhizes avec le bouleau verruqueux, il s'agit d' Amanita muscaria et de Cortinarius triumphans

    Les champignons sont présents sur terre depuis la nuit des temps. Ce sont eux qui ont permis aux végétaux de prospérer et d’envahir les différentes contrées du globe. Chacun sait que l’on trouve des champignons partout, mais surtout en forêt. En revanche, ce qui est moins connu, c’est le rôle qu’ils jouent dans la nature, leur utilité, en dehors de celle que nous leur prêtons d’un point de vue culinaire. Certes ils peuvent être un bon complément alimentaire, parfois au goût fort apprécié, mais ce sont surtout des êtres utiles et indispensables au développement de nos végétaux supérieurs que sont les arbres. Ils sont les acteurs principaux de la chaîne trophique. Ceux que nous allons découvrir sur ce site, sont des espèces qui vivent en symbiose avec les arbres. Ils ont pourtant été ignorés par les gestionnaires de nos forêts, qu’ils soient privés ou fonctionnaires d’état comme ceux de l’O.N.F. (Office national des Forêts). Une certaine prise de conscience modifie cependant les comportements depuis une dizaine d’années, mais beaucoup reste à faire. On trouve encore trop d’exemples qui vont à l’encontre des connaissances actuelles, c’est le cas notamment pour la plus grande forêt de France, la forêt landaise à grande majorité privée. La pratique du passage du « rouleau landais » breveté dés 1950 est un véritable non sens. C’est un gyro-broyeur dont les lames rentrent profondément dans le sol sableux. Le rouleau landais détruit mécaniquement les parties aériennes, sans détruire totalement les parties racinaires. Les sols landais sont généralement des sols sableux podzolisés caractérisés par une forte acidité et une pauvreté en ressources minérales assimilables. Ce qui n’est pas dit dans les notices d’utilisation, c’est que si le rouleau landais ne détruit pas le système racinaire des arbres, il détruit en revanche les mycéliums, la partie végétative et pérenne des champignons. Et c’est justement ce mycélium qui est indispensable aux arbres, car c’est lui qui puise les minéraux dans le sol afin de les redistribuer à ces derniers. Ainsi la symbiose entre les filaments des mycéliums et les radicelles des pins maritimes est réduite ou anéantie, celle-ci est pourtant bénéfique tant pour les arbres, que pour les champignons. Les coupes à blanc pratiquées encore de nos jours dans le massif vosgien et ailleurs en France, sont un autre exemple de ce qui est néfaste pour nos forêts. A croire que les leçons du passé n’ont pas servi. En coupant tous les arbres d’une parcelle, on tue du même coup tous les champignons mycorhiziens, puisqu’on les prive de leur nourriture. C’est du temps perdu pour les nouvelles plantations, car les mycéliums mettront du temps à reconquérir le territoire et c’est justement au début de leur croissance que les arbres ont le plus besoin des champignons mycorhizogènes. 

    La symbiose entre le mycélium du champignon et les racines des plantes est appelée mycorhize (du grec « Mukês » pour champignon et « Rhiza » pour racine). En d’autres termes, les racines des plantes sont colonisées par un champignon dit mycorhizogène, appelé plus communément, champignon mycorhizien (mycorhizique est un terme impropre). C’est le cas des truffes avec les chênes, par exemple. Et là, on prend toutes les précautions pour ne pas rompre les liens entre le champignon et l’arbre hôte, on les favorise au contraire. Le mycélium qui est constitué de fins filaments, les hyphes, va entourer l’extrémité des radicelles pour former le manteau fongique. C’est à travers ce manteau que les échanges d’éléments nutritifs vont avoir lieu. En effet, la mycorhize est un organisme dans lequel le champignon mycorhizien et l’arbre échangent des matières. Tandis que l’arbre fournit des sucres élaborés lors de sa photosynthèse, le champignon lui offre en échange des éléments nutritifs et notamment l’azote et le phosphore qu’il prélève dans le sol. Nous savons que les champignons sont hétérotrophes vis à vis du carbone et ils le sont également pour la plupart des vitamines. Ils sont en conséquence obligés de s’associer aux végétaux pour obtenir ces nutriments indispensables à leur croissance et à leur survie. Pour une grande partie de ces champignons ce carbone indispensable leur est fourni par les plantes sous forme de saccharose, glucose et fructose (les sucres en général). Les champignons saprotrophes et biotrophes que nous abordons plus loin, trouvent cette ressource en carbone dans la cellulose et la lignine qu’ils décomposent. Nous comprenons donc que les champignons dépendent presqu’entièrement des végétaux. La réciproque se confirme également.

Mycorhize
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La mycorhize

    Les hyphes se développent autour des radicelles et pénètrent entre leurs cellules, elles multiplient de ce fait les possibilités d’absorption de l’eau et des minéraux par les plantes. Les hyphes de la mycorhize prélèvent alors pour les racines, les éléments nutritifs et l’eau. Le champignon mycorhizien permet en conséquence une meilleure adaptation de la plante en période de sécheresse, car il est capable de capter la moindre humidité dans le sol. Deux éléments sont indispensables à la croissance des arbres, ce sont l’azote et le phosphore. Les champignons mycorhiziens ont une grande capacité à puiser et à concentrer ces deux éléments nutritifs, qu’ils redistribuent aux plantes. D’autres éléments sont également utiles aux plantes comme le fer, le zinc ou le cuivre, mais d’autres toxiques leurs sont néfastes, c’est le cas du plomb que l’on retrouve en abondance en bordure des voies de circulation, du cadmium très toxique pour les plantes mais aussi pour l’homme, du nickel, du mercure et du chrome. Les radionucléides comme le césium 134 ou 137, éléments radioactifs présents dans le sol, sont également capturés et accumulés par les mycéliums. Les champignons agissent alors comme des protecteurs contre ces éléments indésirables. Ils les puisent, puis les fixent dans leurs tissus, limitant fortement la transmission à la plante hôte, la mycorhize agit alors comme un filtre. Ces métaux lourds s’accumulent de plus en plus dans les sols avec la multiplicité des industries, mais la plupart des champignons mycorhiziens y résistent particulièrement bien, même quand leur teneur est élevée. Mais c’est là qu’un champignon comestible, peut devenir dangereux pour l’homme (voir les intoxications extrinsèques), s’il concentre trop de métaux lourds toxiques, car ces derniers s’accumulent également dans les hyphes des sporophores, la partie consommée. 

    Les mycorhizes jouent encore d’autres rôles bénéfiques pour les plantes. Ainsi, elles élaborent des sucres comme le mannitol ou l’arabitol qui rendent les racines des arbres moins vulnérables au gel. Elle synthétise certains antibiotiques, induisent la formation des tanins et favorise la « flore » microbienne, elles protègent ainsi la plante contre les maladies, les attaques pathogènes. Et enfin, les mycorhizes améliorent la production d’hormones végétales, plus rigoureusement appelées phytohormones qui favorisent la croissance des arbres. 

    Si l’azote est indispensable aux plantes et si elle est puisée puis distribuée par les champignons à travers leurs mycorhizes, il n’en reste pas moins que les excès d’azote dans le sol, sont nocifs, voire mortel, pour les champignons, qu’ils soient d’ailleurs mycorhiziens ou saprotrophes. On note une nette régression des champignons mycorhizés dans les terrains à forte concentration d’azote, comme les nitrates. Nous avons pu observer ce phénomène dans la plaine d’Alsace, plus particulièrement dans la vallée alluviale rhénane du Ried noir. Une belle aulnaie longe un cours d’eau qui sépare cette forêt riche en champignons mycorhizés avec les aulnes glutineux, des champs de maïs voisins surchargé en engrais azotés. Ces engrais se retrouvent en quantité non négligeable en lisière et plus où moins profondément dans le taillis sous futaie. En un ou deux ans, la grande majorité des espèces mycorhizogènes ont disparues au profit de quelques espèces saprotrophes nitrophiles, comme les lépiotes. Le même cas se produit avec la disparitions des agarics des prés (cousin du champignon de Paris) qui aiment les prairies naturellement amendées par les animaux qui y paissent en quantité raisonnable, mais qui disparaissent systématiquement, dès que l’agriculteur largue les purins en excès ou les engrais azotés. 

    Notons enfin que les mycorhizes favorisent la cohésion mécanique du sol et permettent ainsi aux racines des arbres de mieux résister lors des tempêtes. Il paraît donc essentiel de conserver, de protéger et surtout de favoriser la multiplication des champignons mycorhizogènes dans nos forêts, nos parcs et nos haies.

1° La nutrition azotée.
Les composés ammoniacaux et azotés de l'humus ne sont pas utilisés directement par l'arbre. Ils doivent être dissous dans l'eau pour y pénétrer.
La nutrition azotée des arbres est aidée par l'action des champignons qui transforment les substances organiques en substances assimilables.
2° La nutrition minérale.
L'arbre a besoin pour vivre d'eau contenant en solution du phosphore, du calcium, du potassium, du soufre, du magnésium, du fer, du manganèse.

    Voir notre page : espèces mycorhizogènes

Saprotrophe
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Les champignons saprotrophes 
 
   Tricholomopsis ornata est un joli champignon, saprotrophe et donc décomposeur des souches et troncs de résineux, notamment du sapin, voire de l'épicéa.

    Nos arbres poussent, mais ils ont leurs faiblesses, leurs maladies, les tempêtes et ils meurent. C’est encore les champignons qui vont permettre la décomposition des feuilles tombées au sol à l’automne, des aiguilles mortes tombant tout au long de l’année, des branches mortes et des arbres tout entiers en éliminant du même coup, les souches et les racines des bois morts. Ce sont eux les véritables jardiniers de nos forêts, les bûcherons, les élagueurs. 
    
    Ce second rôle joué par les champignons est tout aussi indispensable à l’équilibre des écosystèmes forestiers que celui pratiqué par les mycorhiziens. Ils assurent la décomposition des parties mortes des végétaux, mais également des animaux, ce que l’on sait moins. Ils ont une fonction active très importante dans le recyclage de la nécromasse, sans eux, nos forêts seraient ensevelies sous leurs propres déchets organiques accumulés au cours des ans. Ce sont les champignons qui transforment les feuilles mortes tombées en automne en un riche humus fertile pour les nouvelles générations de végétaux. Ce sont eux qui transforment les quantités innombrables d’arbres arrachés lors des différentes tempêtes qui sévissent désormais sur l’hexagone. 

    Certains champignons sont associés aux feuillus ou aux résineux, d’autres ne sont inféodés qu’aux feuillus ou seulement au résineux et certains ne sont spécifiques que d’une seule et unique essence. Avant de pouvoir décomposer un arbre tout entier, tout un cortège de champignons spécialiste vont se succéder, pour décomposer cellulose et lignine. Les premiers vont s’attaquer à l’écorce protectrice, puis à l’aubier, tout en pénétrant le cœur de l’arbre, étendant leur mycélium aux racines. Après plusieurs années, il ne reste rien de ce monstre géant, le tout est retourné à la terre, au sol nourricier. Nos champignons sont aidés dans leur ouvrage par les bactéries, par les insectes xylophages, mais ce sont les champignons qui effectuent la majeure partie du travail. 
    Ils provoquent alors plusieurs sortes de pourriture, l’une dite rouge ou cubique, une autre dite blanche ou fibreuse et une troisième plus rare dite molle ou alvéolaire. 

    La pourriture rouge cubique est provoquée par absorption de la cellulose.
Les champignons qui provoquent une pourriture alvéolaire absorbent et assimilent la cellulose et la lignine, mais dans des zones bien délimités. Les principaux responsables étant Heterobasion annosum communément appelé : la maladie du rond des pins, car ils s’attaquent aussi aux arbres vivants et notamment les pins, des Stérées dont Stereum gausapatum qui elle préfère les arbres feuillus, ainsi que des Tramètes (Genre Trametes). 

    Voir notre page : champignons pathogènes.

Espèces déterminantes
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    La notion d’espèce déterminante est apparue récemment en ce qui concerne la fonge. Le code CORINE se base sur la présence des espèces végétales pour la détermination d’un milieu. Une fois encore les champignons étaient absents. Une des premières listes d’espèces fongiques déterminantes à avoir vu le jour, est celle de la société mycologique du Nord de la France élaborée par R. Courtecuisse, P.-A. Moreau et C. Lécuru, et de laquelle nous nous sommes largement inspiré. 

    De nombreuses associations naturalistes et donc mycologiques on été sollicitées afin de fournir des listes d’espèces « déterminantes » dans le contexte de l’actualisation des ZNIEFF (Zones Naturelles d’Intérêt Ecologiques, Faunistiques et Floristiques) auxquelles il conviendrait désormais d’ajouter un troisième F pour la Fonge de manière à lire : ZNIEFFF (Zones Naturelles d’Intérêt Ecologiques, Faunistiques, Floristiques et Fongistiques). Le principe étant de disposer d’une liste d’espèces représentant un intérêt écologique identifié et dont la présence dans un habitat permet d’évaluer sa valeur patrimoniale et par voie de conséquence, son classement éventuel en ZNIEFFF. Il nous fallait donc élire des espèces déterminantes tirées de nos listes inventoriales des champignons du massif vosgien et de notre liste rouge des espèces menacées en Alsace. 

    Le but avéré de l’élaboration d’une telle liste est la protection d’un habitat. En effet, il paraît illusoire et utopique de vouloir protéger une espèce, si on ne protège pas son biotope. Les espèces choisies doivent être inféodées à un habitat déterminé, indiquant le bon équilibre écologique de cet habitat, l’habitat lui-même devant présenter une certaine « naturalité ». Il conviendra donc d’éliminer les milieux artificiels, anthropiques et rudéraux.

Hygrocybe calyptraeformis espèce déterminante des prairies naturelles des Hautes-Vosges

Champignons déterminants
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            En ce qui concerne nos forêts, l’apparition des champignons est directement liée à l’exploitation forestière. C’est en faisant disparaître les biotopes que l’ont fait du même coup disparaître une cohorte de champignons. La fonge de notre massif montagneux, comme celle de bien d’autres régions est donc menacée. La pollution, l’exploitation forestière inconsidérée, le ramassage intensif des espèces comestibles avant même que les champignons aient pu sporuler, le manque de connaissance de ce règne à part, sont autant de menaces qui pèsent sur la fonge locale. 

    Les auteurs précités font apparaître d’autres critères moins scientifiques mais typiquement pratiques, à savoir que la présence de ces espèces doit pouvoir être décelable par un naturaliste averti, de préférence un mycologue, donc être relativement repérables sur le terrain et identifiables avec une probabilité raisonnablement élevée, sans étude approfondie ni littérature spécialisée. 

    Il est également préconisé d’ajouter un critère purement « publicitaire » : la présence d’espèces spectaculaires, pouvant devenir emblématiques d’un site (comme Armillaria ectypa pour les tourbières) et éventuellement frapper l’œil et la sensibilité des gestionnaires, politiciens et propriétaires de terrains, plus enclins à protéger un beau champignon modérément rare qu’un Pyrénomycète même unique au monde… Ce qui conduit au concept très opportuniste d’espèce-parapluie. En parvenant à protéger des espèces spectaculaires, c’est ainsi l’ensemble des communautés mycologiques avec les autres organismes associés que l’on parviendra à maintenir sur le site. La présence de ces d’espèces-parapluies doit inciter à rechercher les autres espèces caractéristiques. 

    Toutes les espèces rares ou supposées menacées du massif vosgien ne sont pas strictement liées à un milieu naturel précis, car beaucoup possèdent un spectre écologique relativement large et chevauchent plusieurs habitats, parfois très différents. Il nous faudra encore bien des années, à l’aide d’un travail collectif, pour pouvoir prétendre définir précisément l’aire de répartition potentielle de nos espèces, tout comme les réelles menaces qui pèsent sur elles. 

    Certaines espèces à large spectre biologique sont impossibles à classer, en outre beaucoup d’espèces possèdent des niches écologiques bien particulières au sein d’unités végétales caractérisées, dont il semble inutile de vouloir dresser la liste si ces habitats spécifiques sont eux même protégés. 

    La notion d’espèce parapluie s’applique assez facilement aux champignons car les espèces citées couvrent en général d’autres taxons. On peut en revanche prendre en compte certains habitats spécifiques aux champignons, comme les milieux fimicoles ou les charbonnières. 

    Nous avons repris la liste des espèces élaborée par R. Courtecuisse et al., pour les habitats du Nord de la France en y retranchant les espèces que nous n’avons pas vu dans la région et en y ajoutant les espèces qui répondent mieux à notre géo-localisation montagnarde ou présente chez nous mais pas dans l’inventaire du Nord. 

    Les auteurs rappellent les limites des inventaires mycologiques, à savoir que les champignons présentent trois inconvénients majeurs qui rendent plus aléatoire recensement et donc leur évaluation. Ils ne sont déterminables qu’à partir du sporophore (organe reproducteur), seule partie visible et identifiable par un naturaliste, mais éphémère et d’apparition capricieuse. Ils sont plus de 15 000 espèces en France, plus de 7000 pour l’Alsace et la Lorraine, leur étude requiert donc une spécialisation particulière. Ils sont plus ou moins liés à divers paramètres écologiques, trophiques, édaphiques, etc., les plus spécialisés (bio-indicateurs ou espèces-parapluies) demandent des prospections orientées sur leur habitat pour être spécifiquement recherchés. 

    Il est aussi rappelé que certaines communautés de champignons (mycocoenoses ou mycosynusies), ou groupements d’espèces partageant les mêmes milieux de vie, sont suffisamment cohérentes pour être évaluées en tant que telles, autrement dit l’absence d’observation d’une espèce importante peut être atténuée par l’observation d’autres espèces qui l’accompagnent habituellement, et qui rendent sa présence quasiment certaine (ce qui suppose qu’elle sera observée tôt ou tard, moyennant une plus forte pression d’observations). Ceci est très important non seulement pour la reconnaissance de milieux (par ailleurs identifiables par la végétation), mais aussi pour leur évaluation (absence ou présence d’espèces indicatrices de tendances écologiques : niveau trophique, pollutions, stabilité du milieu…). Les espèces caractéristiques de mycocoenoses seront considérées comme « espèces parapluies ».

Echelle d'évaluation
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Hiérarchie d’évaluation (avec deux « cas » distingués pour chaque catégorie) élaborée par R.C., P.-A. M et C.L. :

Espèces « parapluie » : espèce à valeur écologique forte et déterminabilité élevée.
- 1 Espèces caractéristiques de mycocoenoses rares ou vulnérables
- 2 Espèces inféodées à des milieux rares ou vulnérables
Espèces faciles à observer au moment de leur fructification et déterminables in situ (voire médiatisables au besoin).

Espèces « déterminantes » : espèces à valeur écologique forte/moyenne et déterminabilité élevée à moyenne.
- 1 Espèces caractéristiques de mycocoenoses riches en espèces ou espèces compagnes de mycocoenoses rares
- 2 Espèces préférentielles de milieux rares ou vulnérables
Espèces faciles à observer, ou demandant une recherche orientée mais déterminables in situ.

Espèces « caractéristiques » : espèces à valeur écologique médiocre mais liées à des conditions déterminées et caractéristiques d’associations d’espèces plus rares. La présence de ces espèces sur un site doit inciter à y rechercher plus spécifiquement les espèces déterminantes ou parapluie associées au même habitat.

Espèces « éteintes » : espèces non revues dans la région depuis 1990.
- 1 Espèces faciles à observer ou au moins identifiables in situ ;
- 2 Espèces inféodées à des milieux en très forte régression ou très perturbés.
Liste provisoire proposée
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Liste provisoire des espèces par milieux
de la montagne vosgienne, de la plaine
d'Alsace et du plateau lorrain.

ESPECES PARAPLUIE

Espèces déterminantes

Espèces caractéristiques



Mise à jour suivant l'élaboration des listes par habitat.

Hygrophorus marzuolus
, espèce déterminante parapluie des pessières naturelles.
Milieux ouverts
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Geoglossum cookeanum, espèce parapluie des prairies sableuses à sablonneuses vosgiennes

PRAIRIES SABLEUSES

GEOGLOSSUM COOKEANUM
PORONIA PUNCTATA
[associée au pâturage]
Agaricus spissicaulis
Cortinarius pratensis
Tephrocybe graminicola
Agaricus cupreobrunneus  
Calvatia utriformis
Clavaria argillacea
Entoloma rhodocylix
Entoloma sericeoides
Galerina pratensis
Gamundia pseudoclusilis
Geoglossum umbratile
Hemimycena mairei var. microspora
Hygrocybe persistens


SPHAGNAIES OUVERTES OU BOISEES, TOURBIERES

ARMILLARIA ECTYPA
GALERINA PALUDOSA
Galerina hybrida
Galerina mairei
Hypholoma elongatum
Russula aquosa
Tephrocybe palustris

Cortinarius palustris
Cortinarius sphagnogenus
Entoloma sphagnorum
Entoloma sericatum
Hygrocybe coccineocrenata
Hypholoma udum
Lactarius hysginus
Mitrula paludosa
Phaeonematoloma myosotis
Trichoglossum hirsutum


ROSELIERES, MEGAPHORBIAIES HYGROPHILES, MOLINIAIES

Entoloma cyanulum
Marasmius limosus
Simocybe laevigata
Hypholoma ericaeoides
Mycena bulbosa
Psathyrella lutensis

MILIEUX PIONNIERS DE L’INTERIEUR (TERRILS, ETC.)


PISOLITHUS ARRHIZUS
RUSSULA PSEUDOPUELLARIS

Hebeloma vaccinum
Omphalina peltigerina
Arrhenia retiruga
Arrhenia rickenii
Astraeus hygrometricus
Cortinarius romagnesii
Omphalina obscurata
Pluteus godeyi

OURLETS MESOTROPHES A EUTROPHES, OUVERTS OU EN TAILLIS

CYSTOLEPIOTA BUCKNALLII
MELANOPHYLLUM EYREI
MICROGLOSSUM VIRIDE
Camarophyllopsis spp.
Clavulinopsis fusiformis
Clavulinopsis laeticolor
Cystolepiota hetieri
Dermoloma atrocinereum
Entoloma araneosum
Entoloma versatile
Inocybe godeyi
Inocybe haemacta
Lepiota boudieri
Lepiota fuscovinacea
Lepiota grangei
Lepiota pseudolilacea
Lepiota subalba
Leucoagaricus badhamii
Leucoagaricus marriagei
Leucoagaricus sublitoralis
Microglossum olivaceum
Pholiotina aeruginosa
Pulverolepiota pulverulenta
Rugosomyces obscurissimus
Sericeomyces serenus

FOURRES ET MANTEAUX DES PRUNETALIA

VERPA CONICA
Calocybe gambosa
Entoloma aprile
Sarcoscypha coccinea
Entoloma clypeatum
Inocybe patouillardii
Ptychoverpa bohemica
Rhodocybe gemina
Tubaria autochtona

PRAIRIES MAIGRES

FLOCCULARIA LUTEOVIRENS
CLAVARIA ZOLLINGERI
Camarophyllopsis foetens
Cuphophyllus russocoriaceus
Geoglossum fallax
Hygrocybe fornicata
Hygrocybe punicea
Hygrocybe splendidissima
Hygrocybe subminutula
Hygrocybe unguinosa
Clavulinopsis helvola
Cuphophyllus pratensis
Entoloma incanum
Entoloma infula
Entoloma inopiliforme
Entoloma jubatum
Entoloma lazulinum
Entoloma porphyrophaeum
Hygrocybe ceracea
Hygrocybe insipida
Hygrocybe laeta
Hygrocybe quieta
Hygrocybe reai
Lepista panaeolus
Trichoglossum hirsutum

PRAIRIES MAIGRES (THERMOCALCICOLES)

FLOCCULARIA LUTEOVIRENS
CLITOCYBE SENILIS
ENTOLOMA INCANUM
Clitocybe collina
Hygrocybe calciphila
Marasmius collinus
Agaricus squamulifer
Agaricus xanthodermus
var. meleagroides
Clitocybe dealbata
Crinipellis scabella
Cuphophyllus pratensis
Entoloma longistriatum
Entoloma mougeotii
Entoloma sericeum
var. cinereo-opacum
Entoloma serrulatum
Hygrocybe persistens
var. langei
Lepista fasciculata
Lepista panaeola
Lycoperdon lividum
Mycena flavoalba
Mycena olivaceomarginata
Stropharia coronilla
Tulostoma brumale

PRAIRIES MAIGRES (HUMIDES)

HOHENBUEHELIA LONGIPES
CLAVARIA ZOLLINGERI
HYGROCYBE CALYPTRAEFORMIS
Camarophyllopsis foetens
Cuphophyllus russocoriaceus
Geoglossum fallax
Hygrocybe fornicata
Hygrocybe punicea
Hygrocybe splendidissima
Hygrocybe subminutula
Hygrocybe unguinosa
Clavulinopsis helvola
Cuphophyllus pratensis
Entoloma infula
Entoloma inopiliforme
Entoloma jubatum
Entoloma lazulinum
Entoloma porphyrophaeum
Hygrocybe ceracea
Hygrocybe insipida
Hygrocybe laeta
Hygrocybe quieta
Hygrocybe reai
Lepista panaeolus
Trichoglossum hirsutum
Milieux forestiers
Vign_plurteus_aurantiorugosus
Pluteus aurantiorugosus espèce parapluie des aulnaies, forêt communale riedienne d'Ohnenheim à Illhaeusern 68

FORETS ALLUVIALES, PEUPLERAIES

PLUTEUS AURANTIORUGOSUS
Lenzites warnieri
Oxyporus populinus
Psathyrella melianthina
Rhodotus palmatus
Auriculariopsis ampla
Coriolopsis gallica
Funalia trogii
Hebeloma ochroalbidum
Hemipholiota populnea
Inocybe squamata
Micromphale foetidum
Pluteus depauperatus
Pluteus exiguus
Tricholoma populinum


AULNAIES, SAULAIES, BOISEMENTS HUMIDES

GYRODON LIVIDUS
LACTARIUS LILACINUS
RUSSULA PUMILA
PANELLUS RINGENS
Alnicola macrospora
Hypocreopsis lichenoides
Inocybe salicis
Lactarius aspideus
Lactarius clethrophilus
Lactarius omphaliformis
Russula subrubens
Xerocomus ripariellus

Alnicola escharoides

Alnicola inculta
Alnicola subconspersa
Alnicola umbrina
Cortinarius helobius
Cortinarius helvelloides
Cortinarius pulchellus
Cortinarius pulchripes
Cortinarius uliginosus
Entoloma caccabus
Entoloma pernitrosum
Entoloma politum
Hebeloma pusillum
Helvella corium
Inocybe xanthocephala
Lactarius cyathuliformis
Lactarius lacunarum
Lactarius obscuratus
Mycena rhenana
Mycena pearsoniana
Phaeomarasmius erinaceus
Pholiotina mairei
Psathyrella populina
Tricholoma cingulatum
Tubaria confragosa

BOULAIES ACIDOPHILES

CORTINARIUS PHOLIDEUS
LACTARIUS UTILIS
Lactarius spinosulus
Russula gracillima
Cortinarius armillatus
Entoloma turbidum
Lactarius vietus
Leccinum cyaneobasileucum
Leccinum versipelle
Russula claroflava
Russula aeruginea
Russula nitida
Tricholoma fulvum

CHENAIES-CHARMAIES ACIDOPHILES

BOLETUS AEREUS
CORTINARIUS VIOLACEUS
PHYLLOPORUS PELLETIERI (CB)
RUSSULA AURATA
Amanita echinocephala
Boletus appendiculatus
Russula brunneoviolacea
Lactarius volemus
Dendropolyporus umbellatus*
Gyroporus castaneus
Leccinum crocipodium
Russula virescens
Amanita eliae
Amanita mairei
Amanita verna
Boletus queletii
Cantharellus amethystinus
Collybia hybrida
Cortinarius phoeniceus
Lactarius piperatus
Lactarius uvidus
Pseudocraterellus undulatus
Russula albonigra
Russula amoenicolor
Russula anthracina
Russula decipiens
Russula farinipes
Russula illota
Russula insignis
Russula melliolens
Russula minutula
Russula sericatula
Russula violeipes
Tricholoma columbetta
Tricholoma equestre
Xerocomus porosporus

HÊTRAIES

STROBILOMYCES FLOCCOPUS
Cortinarius humicola
Creolophus cirrhatus*
Lactarius fluens
Leucopaxillus paradoxus
Lycoperdon mammaeforme
Ossicaulis lignatilis
Porpoloma spinulosum
Rozites caperatus
Russula curtipes
Stereum insignitum
Collybia fagiphila
Collybia fuscopurpurea
Cortinarius herpeticus
Cortinarius nemorensis
Cortinarius rubicundulus
Hygrophorus arbustivus
Hygrophorus chrysodon
Lactarius pallidus
Lycoperdon echinatum
Marasmius alliaceus
Mycena crocata
Mycena diosma
Russula faginea
Russula melzeri
Russula olivacea
Russula romellii
Russula subterfurcata
Tricholoma orirubens
Tricholoma sejunctum var. fagetorum

CHÊNAIES CALCICOLES THERMOPHILES

BOLETUS SATANAS
CORTINARIUS RUFOOLIVACEUS
Boletus radicans
Cortinarius citrinus
Cortinarius sodagnitus
Cortinarius terpsichores
Hygrophorus penarius
Russula maculata

CHENAIES-CHARMAIES ARGILO-CALCAIRES

CANTHARELLUS MELANOXEROS (CB)
ENTOLOMA LIVIDUM
RUSSULA FRAGRANTISSIMA
Amanita ceciliae
Boletus depilatus
Boletus pseudoregius
Cantharellus ianthinoxanthus
Clavaria zollingeri
Hygrophorus persoonii
Lactarius acris
Lactarius flavidus
Russula amarissima
Russula pallidospora
Cortinarius vulpinus
Hygrophorus carpini
Hygrophorus leucophaeus
Hygrophorus lindtneri
Lactarius acerrimus
Lactarius evosmus
Lactarius pterosporus
Lactarius rubrocinctus
Lactarius ruginosus
Lactarius zonarius
Leccinum duriusculum
Russula carpini
Russula cuprea
Russula lilacea
Russula melitodes
Russula pseudointegra
Russula rubroalba
Russula zvarae
Tricholoma basirubens
Tricholoma bresadolanum
Tricholoma squarrulosum
Tricholoma ustaloides
Xerula longipes
Pessières Naturelles
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    L’Hygrophore de mars, sorte d’Arlésienne de notre forêt vosgienne, déjà rare, il s’offre le luxe de pousser parfois sous la neige. On le rencontre dans les vieilles forêts d’épicéas. Le Bolet de l’épicéas, présent jusque dans les forêts boréales, reste une espèce rare sur le massif vosgien, quant au Lactaire très mauvais, c’est au contraire une espèce courante, en relation symbiotique stricte avec les épicéas.

Espèce parapluie

HYGROPHORUS MARZUOLUS

Espèce déterminante

Leccinum piceinum 

Espèce caractéristique

Lactarius deterrimus

Erablaie sur éboulis
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    Les érables ne forment pas d’ectomycorhizes avec les champignons supérieurs, seules des endomycorhizes se forment avec certains champignons microscopiques. Le Pleurote de l’orme incarne bien l’espèce emblématique du milieu, bien que non inféodé à l’érable, mais aux ormes qui l'accompagne souvent dans cet habitat. Il n’est donc pas étonnant de ne voir exceptionnellement, que des champignons saprotrophes comme espèces déterminantes. Cerrana unicolor  se rencontre souvent sur les troncs cortiqués d’érables affaiblis. Xylaria longipes est une espèce déterminante, saprotrophe et très fréquente dans ce type de milieux.

Espèce parapluie

Hypsizygus ulmarius

Espèce déterminante

Xylaria longipes

Espèce caractéristique

Cerrena unicolor



Champignons rudéraux
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Agrocybe putaminum    

    La définition du mot rudéral n'est pas claire. Il s'agit en général de milieu dégradé par l'activité humaine. On considère ainsi un milieu rudéral, comme un endroit qui a été souillé par l'homme ou ses activités. mais par extension, il s'agit aussi de bord de chemin et de route, bordure ou pourtour de zones artisanales ou industrielles, dépôts d'ordures en tous genres et par extension, les parc et jardin qui ont été créé, transformé ou modifié par l'homme. En fait il s'agit d'habitats non naturels, créés, souillés ou modifiés par l'être humain et ses activités. 

    Naturel ou pas, les champignons occupent le terrain et si on trouve dans ces espaces peu honorables vis à vis de la nature, des espèces communes, on y trouve également des merveilles et des raretés que nous offre Dame Nature, dont certaines venues d'autres continents. 

    Ce sont ces quelques raretés et nouveautés fongiques, que nous vous offrons sur ce site. Nous vous proposons de télécharger un article sur quelques espèces et récoltes urbaines ou champêtres plus ou moins rudéralisées, accessible dans la colonne ci-contre à gauche. 

    La photo ci-dessus, représente une récolte d'Agrocybe putaminum à Habsheim 68, sur "paillis" composé à base d'écorce et de bois, le long d'une route, au pied d'arbustes d'ornement. Cette espèce originaire d'Amérique côtoyait des Strophaires à anneaux rugueux Stropharia rugosoannulata, une espèce nordique.

Les champignons qui ont changé l'histoire
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    Claviceps purpurea Coupe du stroma.    

    Même si l’histoire est un clou auquel chacun pend ce qu’il veut» (Alexandre Dumas), il est irréfutable qu’elle résulte parfois de causalités étonnantes. Et les relations entre l’homme et les champignons en sont un exemple. Ces êtres si discrets ont en effet modifié le cours de certains événements.
Dès l’an 41, Agrippine les utilisait pour s’assurer contre les incertitudes du destin... Les champignons, baptisés fungus, de funus (mort) & ago (je produis) par les Latins, n’ont jamais aussi bien porté leur nom : un jus d’Amanite phalloïde versé sur un plat permit à Agrippine de tuer son auguste époux, l’empereur romain Claude. Elle put ainsi déshériter le descendant royal, Britannicus, au profit de son propre fils, Néron : les chrétiens se souviennent encore des persécutions de ce dernier...

L’ergot du seigle anéantit l’armée de Pierre le Grand 

    Un autre repas fatal, mais aux conséquences tout aussi tragiques, celui du pape Clément VII. en 1534. Celui-ci avait interdit la cueillette des champignons dans les forêts proches de son palais, afin de s’en réserver l’exclusivité. Punition divine ou meurtre ? Quoi qu’il en soit, sa gourmandise lui fut fatale et il laissa son saint-siège au pape Paul III... qui conduisit la Suprême Inquisition.
Deux siècles plus tard, un ridicule champignon stoppa les ambitions du tsar de toutes les Russies. En 1722, Pierre le Grand lance son armée à la conquête des ports turcs. Mais, sur les bords de la Volga, hommes et bêtes succombent. Leur chairs pourrissent, leur mains et leur jambes se nécrosent et se détachent de leur corps. Pierre le Grand en réchappe miraculeusement, mais doit abandonner le conflit. La Russie devra attendre cinquante ans et la Grande Catherine pour conquérir le littoral de la mer Noire. Le responsable : Claviceps purpurea ou ergot de seigle, qui a empoisonné la farine de seigle dont les soldats Russes avaient fait du pain.

Les champignons qui font progresser les sciences 

    Chacun sait la contribution de certaines moisissures à la découverte et au développement des antibiotiques. «Les champignons sont caractérisés par une extrême diversité. Au cours de l’évolution, ces organismes ont fabriqué des molécules adaptées à leurs cibles, propres à neutraliser bactéries ou prédateurs. Ils synthétisent des hormones, des alcaloïdes, des antibiotiques, dont une infime partie seulement a été identifiée. Cette grande diversité biochimique sera de plus en plus exploitée par l’homme». L’industrie agro-alimentaire exploite aussi le potentiel des champignons comme bio-insecticides par exemple, voire comme antifongique.

Des champignons magiques... ... aux médicaments de pointe 

    L’Amanite tue-mouches Amanita muscaria est, comme on le sait, un champignon toxique très répandu en Europe et sur le continent américain. Il est traditionnellement utilisé par les chamans des tribus indiennes du Nord-Ouest des États-Unis pour entrer en contact avec les esprits. Mastiqué ou consommé sous forme d’extrait, il entraîne excitation, hallucinations, et augmentation de la libido. Ces effets sont dus à une substance, le muscimol, dont un analogue, le THIP est étudié pour son activité analgésique, proche de celle de la morphine.

L’ergot de Seigle qui a fait ses ravages au Moyen Age, contient des alcaloïdes dérivés de l’acide lysergique qui provoque une concentration des fibres lisses réglant le calibre des vaisseaux (vasoconstriction). Cette contraction peut être intense et provoquer une brusque diminution de l’irrigation des tissus, entraînant une gangrène. Par hydrogénation, les alcaloïdes de l’ergot perdent ces propriétés, et acquièrent des effets vasodilatateurs, qui sont aujourd’hui employés pour traiter hypertension, migraine et troubles du système nerveux à l’instar de la dihydroergotoxine.
L’acide lysergique de l’ergot de seigle a été utilisé par deux chimistes des laboratoires suisses Sandoz-Stoll & Hofmann pour donner naissance dès les années 30, à une série de 27 corps de synthèse. Le 25° vit le jour en 1938. Il s’agissait du diéthylamide de l’acide D-lysergique, plus connu sous le nom de LSD.

Certains champignons ont un effet anticancer 

   Selon le Dr. S Hendler (Université de Californie, San Diego), « les chercheurs s’intéressent aux propriétés de deux champignons : Le Shiitaké Lentinus edodes et le Ganoderme luisant Ganoderma lucidum. Le premier possède des effets anti-tumeurs, anti-viraux et immuno-stimulateurs, probablement liés à la présence d’un polysaccharide, le lentinan. Cette substance augmente les productions d’interleukine-1 et d’interféron. Le Shiitaké peut aussi diminuer le cholestérol et la tension artérielle. Quant au Ganoderme, c’est un champignon très toxique mais immangeable en raison de sa texture, répandu surtout en Asie, mais présent en Europe. Il contient un autre polysaccharide qui augmente la production de cellules T et exacerbe l’activité des macrophages. Il est utilisé avec succès dans le traitement d’hépatites virales.

Sources : J-M Pelt : Drogues et plantes magiques, Fayard 1983.
Moisissures, M-F Roquebert, Sciences & découvertes. Le Rocher - Pathologie des végétaux et géopolitique J. Semal La Maison rustique.

Penicillium notatum
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    Sept milliards d’humains grâce à une moisissure...

    Depuis la Première Guerre mondiale, les hommes sont capables de lutter efficacement contre les champignons. Et ils sont même devenus nos alliés. Ainsi ont-ils modifié la courbe démographique de la planète ! Sans une moisissure, serions-nous plus de 6 milliards d’humains ? Grâce à Pénicillium notatum, on a en effet fabriqué les premiers antibiotiques et diminué fortement la mortalité. Les décès par méningites, par exemple, ont baissé de 93%. Mais si chacun sait que la pénicilline (cette substance que le champignon secrète naturellement pour se protéger des bactéries) a été découverte par Alexander Fleming en 1929, beaucoup ignorent que l’on profita de cette propriété antibactérienne que vers 1940. La guerre, avec ses troupes d’estropiés, convainquit les laboratoires américains de fabriquer industriellement le médicament. Mais il fallait d’abord isoler des souches de Penicillium capables de se multiplier dans les fermenteurs. «Tous les moyens furent mis en œuvre : l’armée de l’air rapporta des échantillons de moisissures du monde entier, les restaurateurs transmirent des aliments moisis, les ménagères furent mises à contribution... Et c’est sur un melon acheté au marché de Peorira (Illinois) que l’on isola la meilleure souche !» relate Marie-France Roquebert, du laboratoire de cryptogamie du Muséum national d’histoire naturelle.

    La ciclosporine, médicament isolé à partir de Tolypocladium inflatum, a sauvé elle aussi des milliers de vies humaines : sans elle, les greffes d’organes sont vouées à l’échec, car le système immunitaire, reconnaissant la greffe comme corps étranger, la «rejette».
Le champignon a été découvert par hasard dans une poignée de terre ramassée, en 1969, sur un sentier norvégien. Depuis les premiers essais réalisés en 1978, les chercheurs ont découvert que la ciclosporine est un produit miracle de l’immunologie. Résultat : les pharmaciens se promènent sur les sentiers du monde entier à la recherche de champignons prometteurs. Qu’attendons-nous pour les imiter ? Loin d’être un gag, leur activité leur a permis d’isoler un champignon dans un échantillon prélevé sur le mont Tsubuka, au Japon. Et leur découverte, baptisée «FK506», s’apprêterait à détrôner la ciclosporine.
    Ce sont aussi de vulgaires moisissures qui nous permettent de fabriquer le pain, le vin, la bière... et sans fermentations, pas de fromages ! Quel rapport entre nos fromages et le cours de notre histoire ? Mais un «pays où il y a tant d’espèces de fromages est un pays ingouvernable», répétait Churchill...
La rouille grillagée
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    Au XIXe siècle, un parasite impose le thé à l’Angleterre ! 

    Si les Anglais boivent chaque année 2000 tasses de thé, c’est à cause d’un minuscule champignon baptisé Hemileia vastatrix. Auparavant, les sujets de sa très Gracieuse Majesté étaient de grands buveurs de café, à tel point d’ailleurs que le roi Charles II lui-même exigea en 1674 la fermeture des cafés «qui troublaient la paix et la tranquilité du royaume». Il était d’ailleurs soutenu par les Anglaises pour qui le café rendait leurs maris «aussi stériles que le désert». La boisson menaçait leur vie privée ! Mais les Anglais tinrent bon... jusqu’en 1870 quand l’île de Ceylan, recouverte par leur soins de caféiers, fut dévastée par un champignon parasite. Tous les plants périrent ! Le gouvernement fit alors planter des théiers. Mais si le thé était connu auparavant, il n’était réservé qu’aux classes sociales élevées. Il faillit d’ailleurs être interdit aux travailleurs par le gouvernement. De fortes taxes sur le café et de faibles sur le thé modifièrent radicalement les usages britanniques. 

    Les caféiers (Coffea spp.) sont des espèces forestières de sous-bois, originaires d’Afrique. L’espèce C. arabica représente une exception évolutive au sein du genre Coffea : elle serait en effet le résultat d’une hybridation spontanée entre deux espèces diploïdes sauvages ayant conduit à la formation d’un allotétraploïde naturel. L’association des deux génomes ancestraux a produit des caractères phénotypiques caractéristiques de l’espèce, en particulier une excellente qualité du grain, qui place C. arabica au premier rang des espèces cultivées de caféier. 

    Les principales variétés de C. arabica cultivées sont hautement productives, produisent un café de bonne qualité, mais sont sensibles à plusieurs parasites et ravageurs, particulièrement dans les conditions de culture actuelles (intensification, suppression de l’ombrage). Deux parasites sont plus particulièrement dommageables à la culture de C. arabica et peuvent provoquer des pertes de récolte importantes : le champignon H. vastatrix agent de la rouille orangée, responsable d'attaques foliaires, et les nématodes du genre Meloidogyne responsables d'attaques racinaires.

Mildiou de la pomme de terre
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    Kennedy grâce au mildiou ! 

    Le XXe siècle n’échappe pas non plus à l’influence des champignons parasites. Et sans le mildiou de la pomme de terre Phytophtora infestans, John Fitzgerald Kennedy n’aurait peut-être pas été élu président des États-Unis ! L’histoire débute en Irlande, en 1845, quand le champignon s’attaque au tubercule national, la pomme de terre. Les récoltes sont détruites alors que la patate est le seul aliment des 8 millions d’irlandais. Les aides sont ridicules, la majorité de l’opinion britannique considérant qu’il s’agit d’un châtiment divin à l’encontre du peuple Irlandais. La famine, qui sévit jusqu’en 1851, tue un million d’hommes, autant que ceux qui fuient le pays et s’embarquent pour les États-Unis : en 1860, on compte plus de 4 millions d’immigrés, les plus nombreux étant les Irlandais (38%). Parmi eux, la famille Kennedy, dont le nom marquera l’histoire du Nouveau Monde... 

    La maladie apparaît dans la parcelle en foyers isolés à partir desquels elle peut se généraliser rapidement et aboutir à une destruction totale de la végétation en quelques jours. Larges plages brunes auréolées à marges vert pâle à la face supérieure des feuilles se desséchant en leur centre et correspondant à un duvet blanc à la face inférieure. Taches brunes sur pétioles et tiges à différents niveaux qui peuvent évoluer vers la destruction des jeunes plants ou la cassure des tiges adultes. 
    Les tubercules mildiousés présentent des taches brunes au niveau de l'épiderme tandis que la chair est infiltrée de zones marbrées de couleur rouille à texture fibreuse ou granuleuse qui donne un aspect de pourriture sèche. Cependant des contaminations secondaires par des champignons ou des bactéries peuvent entraîner ultérieurement, en conditions de stockage, des pourritures .

   Un champignon démoralise les troupes allemandes

   L’histoire qui débuta en Irlande en 1845, ne s’arrête d’ailleurs pas là, puisque ce champignon traversa la Manche et gagna l’Allemagne en 1915-1917. En cette période bouleversée, il fut un véritable soutien pour les alliés, en sapant le moral des troupes allemandes et en différant une offensive ennemie... «Pendant l’hiver 1915». retrace Jean Semal, professeur de phytopathologie à l’université de Gembloux, «les stocks de pomme de terre pourrissent, attaqués par le mildiou. Les autorités allemandes hésitent : doivent-elles traiter les cultures de 1916, encore saines, avec un solution cuprique alors que l’armée a besoin du cuivre pour fabriquer les cartouches ? Le stock de ce métal est au plus bas et toutes les cloches des églises ont déjà été fondues.
   Mais l’armée passe avant tout : les stocks de pomme de terre seront donc perdus, avec pour conséquence dramatique, la famine. Malgré la censure, les soldats l’apprirent par des lettres de leurs familles et leur moral en pâtit tellement qu’une offensive dut même être différée. Le mildiou avait peut-être changé le cours de l’histoire», conclut Jean Semal.

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LIVRE D'OR
Gwénaël
15/01/2012 09:39:46
Votre document sur les champignons des dunes. J'y ai découvert tout un monde et fort apprécié l'étude de milieu ainsi que l'effort pédagogique à destination des ignorants comme moi, savant dosage de vulgarisation et d'érudition pour faire sentir la dynamique et les multiples problématiques et associations de ces milieux. Les petites notices pour les espèces sont très bien, descriptives mais avec des bonifications diverses souvent (goût, rouleau landais, glissement de la montagne à la plaine, moyens adaptatifs particuliers etc etc). Lecture réellement passionnante, Tenir compte de la fonge dans le cadre d'études d'impact et de milieux, notamment pour sa réactivité plus grande aux changements que chez les plantes. Au passage vos photos sont très belles, évidentes dès qu'il s'agit d'illustrer un élément de transect, et composent un bel équilibre avec le texte.
haimed
22/12/2011 21:50:11
Un ami,un homme,qui tient parole. Le grand,comme j'aime l'appeler,n'est autre que Mr Patrick. Sa gazelle,c'est son épouse,une femme formidable.La SMHV doit être fiére d'avoir le Grand parmi elle. Trés cordialement,Dr M.HAIMED, prof chercheur au CRMEF, Rabat,Maroc
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